Troupes occidentales en Ukraine : “Les Français doivent comprendre les conséquences”, avertit de nouveau Tolstoï
Le déploiement de troupes occidentales en Ukraine continue de susciter des inquiétudes et des avertissements. Cette fois-ci, c’est Tolstoï, un expert en géopolitique, qui met en garde les Français sur les conséquences de cette escalade militaire.
“On va tuer tous les soldats français qui vont venir sur le sol ukrainien”: le vice-président de la Douma s’exprime sur @BFMTV pic.twitter.com/pFCrpwYHyO
— BFMTV (@BFMTV) March 21, 2024
Selon Tolstoï, l’implication des troupes occidentales dans le conflit ukrainien risque de provoquer une escalade dangereuse. Il souligne que la situation est déjà tendue et que l’intervention de forces étrangères ne fera qu’aggraver les tensions. Tolstoï rappelle également que l’Ukraine est un pays souverain et que toute intervention étrangère doit être soigneusement évaluée.
Les conséquences de cette escalade pourraient être graves, tant sur le plan politique que sur le plan humanitaire. Tolstoï met en garde contre une possible guerre totale en Europe, avec des répercussions dévastatrices pour tous les pays impliqués. Il souligne également que les Français doivent prendre conscience des risques potentiels pour leur propre sécurité.
Il est important de noter que Tolstoï n’est pas le seul à exprimer ses préoccupations. De nombreux experts et politiciens mettent en garde contre les conséquences imprévisibles d’une escalade militaire en Ukraine. La situation est complexe et nécessite une approche diplomatique et mesurée.
En conclusion, Tolstoï exhorte les Français à comprendre les conséquences potentielles d’une intervention militaire en Ukraine. Il souligne que la paix et la stabilité en Europe sont des enjeux cruciaux et que toute action doit être soigneusement évaluée. La résolution de ce conflit exige une coopération internationale et une diplomatie efficace plutôt qu’une escalade militaire.
Tout le monde attend le moment où Piotr Tolstoï va balancer Jérémy dans la Moskva… https://t.co/wzE8tjjn41
— Stratpol (@stratpol_site) March 21, 2024
Le vice-président de la Douma, Piotr Tolstoï, s’en est pris avec virulence aux dirigeants français à l’occasion d’une interview diffusée ce 21 mars par BFMTV. «On s’en fout de ses limites, on s’en fout de Macron, de ce qu’il dit, et on va tuer tous les soldats français qui viendront en Ukraine, tous !», a déclaré le vice-président de la Douma, Piotr Tolstoï au correspondant de BFMTV en Russie, dans une interview diffusée ce 21 mars et présentée en plateau comme un «best-off de la propagande russe». Interrogé sur le fait qu’Emmanuel Macron «refuse» une issue du conflit défavorable pour l’Ukraine et s’interdit de «se fixer des limites» face à la Russie, le député francophone a notamment déclaré : «Il y a 147 citoyens français qui ont été tués en Ukraine, et on va tuer tout le monde, ne vous inquiétez pas.» Piotr Tolstoï a ainsi remis en avant le chiffre de 356 «mercenaires» français qui seraient passés par l’Ukraine au cours des deux premières années du conflit. «C’est pour nous une déclaration très inquiétante, car cela nous rapproche de la troisième guerre mondiale», confiait plus tôt Piotr Tolstoï, soulignant qu’Emmanuel Macron était «le premier leader européen à avoir directement évoqué l’envoi de soldats au sol en Ukraine». Le 26 février, le président français avait en effet refusé d’exclure l’envoi de troupes occidentales en Ukraine. Une ligne qu’il a depuis réaffirmée. «Peut-être qu’à un moment donné – je ne le souhaite pas, n’en prendrai pas l’initiative – il faudra avoir des opérations sur le terrain, quelles qu’elles soient, pour contrer les forces russes», avait déclaré Emmanuel Macron dans un entretien au Parisien publié le 16 mars. «Macron voulait seulement dire qu’il y a l’hypothèse d’une formation des soldats ukrainiens directement en Ukraine, et non à l’extérieur comme c’est le cas actuellement», a assuré de son côté le ministre des Affaires étrangères ukrainien Dmytro Kouleba, le 20 mars. «Vous mentez sur la Russie chaque jour sur BFM», accuse le député Les tensions sont parvenues à un niveau jusque-là non atteint entre Paris et Moscou. L’interview de Piotr Tolstoï a également donné lieu à quelques règlements de comptes. «Vous avez entériné 19 000 sanctions contre mon pays, vous menez une guerre économique, vous mentez sur la Russie chaque jour sur BFM» a-t-il lancé au journaliste français lui demandant : «Pourquoi vous ne nous aimez plus ?» «Je regrette beaucoup […] je ne pourrai pas emmener mes enfants voir le Louvre, montrer Paris», finit par confier le député russe, interdit de territoire européen dans le cadre des sanctions antirusses de Bruxelles. «Oui, parce que là vous voulez plutôt envoyer une bombe nucléaire à Paris en ce moment, c’est plutôt cela le discours», a enchaîné le journaliste. «À la télévision russe, on calcule la durée qu’il faudrait pour un missile nucléaire pour arriver à Paris», a-t-il ajouté. «Bien sûr, on calcule», lui a répondu Piotr Tolstoï, renvoyant au principe de la dissuasion nucléaire ainsi qu’à la menace que Moscou perçoit dans le déploiement d’armements de l’OTAN à ses frontières. Les Français sont «en train de provoquer la troisième guerre mondiale», estime Tolstoï «C’est vous qui parlez de cette troisième guerre mondiale, pas nous les Français», a tenu à souligner Piotr Tolstoï, dénonçant l’obsession de menaces nucléaires russes dans le discours politico-médiatique hexagonal. «Vous les Français, qui voulez venir avec des soldats à Odessa, vous êtes en train de provoquer la troisième guerre mondiale», a enchaîné le député russe, estimant qu’en cas de pertes en Ukraine Emmanuel Macron se retrouverait dans un «piège» le poussant «soit à accélérer l’Histoire […], soit à retirer ses troupes». «L’idée d’envoyer des soldats français en Ukraine cela va se terminer par des cercueils à Orly», a mis en garde, dans une première partie de l’interview, Piotr Tolstoï. «Les Français doivent comprendre les conséquences», a-t-il ajouté. Des propos qu’il avait déjà tenus le 18 mars, également auprès de BFMTV. «Quand ils reviendront en cercueil, couvert du drapeau tricolore, je ne crois pas que les Français seront contents», avait déclaré en plateau le député russe, estimant que les déclarations d’Emmanuel Macron entourant l’envoi de soldats en Ukraine étaient une «rhétorique qui a un prix». «La France est gouvernée, en partie, par les pervers», affirme Tolstoï Au cours de son interview, le vice-président de la Douma s’est également montré critique à l’endroit du gouvernement français. «Aujourd’hui la France est gouvernée, en partie, par les pervers», a-t-il estimé, face à un journaliste insistant sur le fait que Gabriel Attal était «ouvertement homosexuel» et la perception russe d’un Occident «décadent». «C’est la dégradation des leaders européens.
“On calcule”: Piotr Tolstoï, vice-président de la Douma, évoque la possibilité d’envoyer une bombe nucléaire sur Paris pic.twitter.com/0OVR7f0JhY
— BFMTV (@BFMTV) March 21, 2024
Regardez aujourd’hui avec qui on a affaire, avec Scholz, avec Macron, avec Borrell», a ajouté Piotr Tolstoï. Des responsables politiques qui, estime-t-il, «ne peuvent pas tenir leur parole». Un point – la valeur de parole de l’Occident – sur lequel réinsistera plus tard dans l’interview le député russe. «La France pourrait jouer un rôle dans la paix, tout n’est pas perdu», selon Poutine Depuis l’éclatement du conflit entre Moscou et Kiev, Paris a pris faits et causes pour l’Ukraine, en envoyant notamment du matériel militaire et en formant des soldats ukrainiens. Du matériel, tel que les canons d’artillerie Caesar ou des chars AMX-10, envoyé à l’Ukraine pour objectivement tuer des soldats russes. La Russie, quant à elle, dénonce l’implication croissante de Paris en Ukraine depuis le 16 janvier et l’annonce par Emmanuel Macron de la livraison de 40 missiles supplémentaires à Kiev. Le refus du président français d’écarter un envoi de troupes occidentales en Ukraine a ensuite dégradé les relations entre les deux pays. Selon le quotidien Le Monde, le chef de l’État français étudierait cette possibilité depuis juin 2023. Le 19 mars, le directeur du service de renseignement extérieur russe (SVR), Sergueï Narychkine, a déclaré que, selon les informations du SVR, un contingent de 2 000 hommes serait «déjà en préparation pour être envoyé en Ukraine». Une information que le ministère français des Armées a démentie. Lors d’une interview le 13 mars, Vladimir Poutine avait averti que la Russie n’aurait pas de «lignes rouges» contre ceux qui n’en ont pas envers elle. Le dirigeant russe a toutefois aussi tendu une main à Paris. «La France pourrait jouer un rôle dans la paix, tout n’est pas perdu», a-t-il déclaré le soir de sa réélection le 17 mars, alors qu’il était questionné sur les déclarations de son homologue français sur un éventuel déploiement de troupes occidentales en Ukraine



![Elon Musk a annoncé la création du Parti de l’Amérique pour les élections de mi-mandat de 2026. Le milliardaire et ex-bras droit de Donald Trump, Elon Musk, a annoncé samedi son intention de créer le « parti de l’Amérique » (America Party), une nouvelle formation politique qui promet de « rendre la liberté aux Américains ». Depuis qu'il a quitté ses fonctions à Washington, fin mai, l'ancien patron du DOGE multiplie les attaques contre la grande et magnifique loi du président Trump, qu'il accuse d'aggraver le déficit public. Il avait menacé de créer son propre parti politique si ce texte de loi venait à être adopté. Chose promise, chose due. Samedi, le fondateur de Tesla a pris le pouls des électeurs américains sur son réseau social X, où 1,2 million d'utilisateurs se sont prononcés en faveur de la création d'un nouveau parti politique. Pour le moment, son parti n'a toujours pas été enregistré à la Commission électorale fédérale, qui régule notamment la création et le financement des formations politiques aux États-Unis. Faut-il prendre M. Musk au sérieux? Et de quoi pourrait avoir l'air une telle percée politique? Éclairage. Quelles sont les intentions d'Elon Musk? Cet homme d'affaires rêve d'une nouvelle formation politique, car il se dit déçu par les partis républicain et démocrate. Ni l'un ni l'autre n'ont assuré une meilleure gestion des finances publiques, sa principale priorité, selon Julien Tourreille, chercheur en résidence à l'Observatoire sur les États-Unis. Puisque sa fortune et son influence ne parviennent pas à pénétrer les murs du Congrès comme il l'aurait souhaité, faire élire des représentants capables de défendre son programme politique devient alors la seule solution, selon M. Tourreille. Compte tenu de la répartition actuelle des sièges au Congrès, M. Musk a affirmé qu'il ciblerait deux ou trois sièges au Sénat et de huit à dix [sièges] à la Chambre des représentants pour soutenir des candidats favorables à ses positions politiques. M. Tourreille estime que son objectif consiste à fragiliser les républicains, en particulier ceux qui avaient l'intention de voter contre la grande et magnifique loi mais qui se sont finalement ralliés du côté de leur parti. C'est le cas de Lisa Murkowski, une sénatrice républicaine de l'Alaska qui avait fait part de ses réserves à l'endroit de ce projet de loi mais qui a finalement voté en sa faveur.](https://mfvnnews.com/wp-content/uploads/2025/07/elon-musk-30-mai-2025-218x150.webp)

