Le vrai visage du système du groupe de Edouard philippe
Édouard Philippe annonce une loi pour réguler les contenus sur les réseaux sociaux avant l'été(1) (1) pic.twitter.com/N5YsOeguSr
— mfvnnews (@mfvnnews) February 27, 2026

Ces pieds nickelés dis-je ont déja réussi à enterrer l’affaire de l’UIMM !
C’était déja des espèces qui laissent pas de traces !
L’UIMM c’était déjà des sommes astronomiques ! « Cela était » 20 millions d’euros entre 2000 et 2007 !!
Y sont comme ça à LR ; trés gourmands voir avides (car c’est bien dans leurs poches que sont arrivés les 20 millions). Et vous ?

L’association Anticor a déposé plainte contre Éric Ciotti, président de l’UDR et député niçois, pour «recel de détournement de fonds publics» au sein de l’exécutif départemental des Alpes-Maritimes, a confirmé mercredi à l’AFP Damien Martinelli, procureur de la République de Nice.
Cette plainte en date du 14 janvier révélée par Le Monde fait suite à un premier signalement d’Anticor en 2019, sur les mêmes faits, qui avait alors entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Nice. Damien Martinelli a précisé que cette nouvelle plainte donnait lieu actuellement à des «investigations» confiées au service de police judiciaire local.
Anticor suspecte Éric Ciotti, après sa démission de la tête de l’exécutif départemental en 2017, pour cause de cumul des mandats, d’avoir conservé, en tant que président de la commission des finances du département, les mêmes avantages qu’il détenait en tant que président de la collectivité. L’association pointe notamment la mise à disposition d’un véhicule du département et l’usage de collaborateurs parlementaires rémunérés, selon elle, par le conseil départemental.
Le président du conseil départemental aussi visé
La plainte d’Anticor vise Éric Ciotti ainsi que Charles-Ange Ginésy, que l’association suspecte d’avoir commis les faits de détournement de fonds publics en sa qualité de président du département. Le président de l’UDR a réagi auprès de l’AFP en dénonçant «une nouvelle tentative d’agitation médiatique et politique» de la part d’une association proche, selon lui, «de la macronie et de la majorité municipale à Nice», dirigée par le maire Horizons Christian Estrosi.
«Toutes mes fonctions ont toujours été exercées dans un cadre parfaitement légal, en toute transparence et dans le respect des règles», a-t-il ajouté en remarquant que «la Chambre régionale des comptes, qui a réalisé un contrôle approfondi, n’a d’ailleurs pas jugé utile de saisir la justice».
Avec cette plainte, «on espère que l’enquête va enfin avancer, six ans après, et alors même qu’en 2023 un rapport de la Chambre régionale des comptes a confirmé notre premier signalement», a expliqué de son côté Inès Bernard, déléguée générale d’Anticor, selon qui «ces faits perdurent». «Si l’enquête n’avance pas on n’hésitera pas à se constituer partie civile pour qu’un juge d’instruction soit saisi», avertit-elle.

Politique Une enquête est déjà ouverte pour détournement de fonds publics, après un signalement. L’association Anticor a, cette fois, déposé plainte contre le député UDR, mais aussi contre le Président du Département des Alpes-Maritimes.
Les magistrats de la Cour des comptes notent ainsi que « dans le cadre de la reconduction de marchés conclus par les communes de Béziers et de Marseille ainsi que par la région Occitanie, les offres des prestataires en place, présents depuis plusieurs années, ont été retenues, au motif, notamment, que la qualité de leur travail avait donné pleine satisfaction à ces collectivités ». Cette pratique ne permet pas à la concurrence de s’exercer pleinement et constitue une opportunité de favoritisme.
Contrairement à ce que l’on peut voir dans d’autres pays européens, les atteintes à la probité font rarement figure d’enjeu majeur lors des élections en France. Le pays connaît pourtant bien un problème de corruption et de mauvaise gestion des deniers publics, notamment à l’échelon local.
La corruption municipale en France constitue un enjeu essentiel pour la démocratie. Selon le Baromètre 2025 de la confiance politique du Cevipof, 46 % des Français expriment une défiance envers les élus locaux et, plus grave, 79 % ont un sentiment négatif à l’égard de la politique en général. De même, selon une étude européenne, 69 % des Français pensent que les institutions publiques locales et régionales sont corrompues.

Mélenchon demande une vraie enquête sur l'affaire epstein et soudainement le RN veut dégager LFI, je me demande bien pourquoi 🙃https://t.co/D58Vt7rbpq
— Destitution (@AnnCoPeace) February 26, 2026
Cette défiance s’explique en partie par la récurrence des affaires de fraudes révélées ces dernières années, comme l’illustrent les condamnations de Patrick Balkany, longtemps maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ou de Jean-Noël Guérini, ancien président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, poursuivi pour avoir truqué l’attribution de marchés publics. Ces pratiques criminelles peuvent fragiliser les finances des communes, comme le montre le cas de corruption au sein du village d’Eringhem, dans le Nord.
Ces affaires sont survenues dans un contexte d’augmentation régulière de la corruption constatée : la France a ainsi connu une croissance de 50 % des atteintes à la probité entre 2016 et 2024. Le pays s’est doté en 2016 d’une autorité administrative indépendante pour lutter contre ce phénomène : l’Agence française anticorruption (AFA). Parmi les 235 signalements reçus en 2024, 61 % concernaient des affaires de corruption des collectivités territoriales.
Même si les élus locaux font le plus souvent leur travail avec rigueur et probité, ce constat interroge sur l’efficacité des dispositifs de prévention et sur la capacité des institutions à garantir l’intégrité des élus. Comment expliquer la surreprésentation des responsables locaux dans les affaires de corruption ?
Des occasions multiples de corruption

Jeffrey Epstein explique dans un email avoir rencontré Marine Le Pen en 2018.
Deux BOMBES sur le RN :
▶️ « leur argent vient de la Russie »
▶️ « Ces gens avaient l’air idiots »
Cnews n’en parlera JAMAIS 👀



Les eurodéputés
Il s’agit de neuf personnalités qui étaient élues au Parlement européen au moment des faits jugés (entre 2004 et 2016). Elles ont été reconnues coupables d’avoir embauché et payé des assistants parlementaires qui n’ont en réalité pas travaillé pour eux mais pour le parti. Toutes ont été condamnées pour détournement de fonds publics.
Les eurodéputés
1)Marine Le Pen.
2)Louis Alliot
3)Marie-Christine Arnautu
4)Nicolas Bay
5)Bruno Gollnisch.
6)Dominique Bilde.
7)Mylène Troszczynski.
8)Marie-Christine Boutonnet.
Fernand Le Rachinel.
Les assistants parlementaires
Yann Le Pen. La sœur de Marine Le Pen et mère de Marion Maréchal,
soupçonnée d’avoir été injustement rémunérée comme collaboratrice de Bruno Gollnisch, est condamnée à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité avec sursis.
https://www.lemonde.fr/…/condamnation-de-marine-le-pen…
Pour commencer, de nombreuses occasions de corruption se rencontrent dans la vie locale, notamment dans les achats publics, l’attribution de subventions, la gestion des ressources humaines locales ou l’octroi d’autorisations en tous genres, notamment liées à l’urbanisme. Un rapport publié par l’Association des maires de France (AMF) rappelle ainsi que les communes gèrent annuellement plus de 100 milliards d’euros de dépenses publiques.
Ces flux financiers considérables peuvent être plus ou moins bien gérés. En prenant l’exemple des achats de prestations de conseil, un rapport de la Cour des comptes de 2025 mentionne différents manquements : une définition insuffisante des besoins, une mise en concurrence des prestataires loin d’être systématique (contrairement à ce que prévoient les règles en vigueur), des règles de sélection pas toujours claires ou encore l’absence d’évaluation formelle des prestations réalisées.
La permanence des élus et l’enracinement des réseaux d’influence
Au contraire, l’alternance politique apparaît comme un puissant antidote à l’enracinement de la corruption. Une étude menée sur les gouvernements locaux au Brésil a ainsi démontré que le simple fait de changer l’exécutif en place par une alternance du parti au pouvoir suffisait à perturber les liens établis entre politiciens, fonctionnaires et hommes d’affaires locaux, assainissant ainsi la gestion municipale.
Il existe de plus un effet de contagion. Quand une municipalité est touchée par la corruption, les communes avoisinantes présentent un risque accru d’être également concernées. La limitation des mandats et le renouvellement des équipes dirigeantes sont donc des impératifs démocratiques, pour prévenir l’enkystement des pratiques illicites.



L’audit interne : un contrôle sous influence ?
Les mécanismes de contrôle interne (audits, inspections) sont censés garantir la probité des élus. Cependant, des limites existent à leur efficacité. Ainsi, les directeurs financiers (DAF) et les services d’audit des mairies dépendent hiérarchiquement de l’exécutif municipal. Une étude suédoise a montré que les auditeurs internes minimisent régulièrement les irrégularités graves pour éviter les conflits avec leur employeur. En pratique, l’efficacité des dispositifs dépend donc de leur indépendance réelle. Un système de contrôle interne, s’il est conçu par ceux-là mêmes qu’il est censé surveiller, devient une chambre d’enregistrement.
Les contrôles externes, quant à eux, peuvent être marqués par une certaine faiblesse. Par exemple, les chambres régionales des comptes sont seulement en mesure de contrôler une infime partie des collectivités, notamment en raison de moyens humains et financiers limités. Les rapports officiels mettant en lumière des manquements à la probité ne sont par ailleurs pas toujours suivis d’effets. Par exemple, la Cour des comptes a fait part de ses doutes sur la gestion de la ville de Marseille dès 2013, mais les condamnations ne sont intervenues qu’une dizaine d’années plus tard.
Les audits peuvent pourtant être efficaces. Il existe une corrélation négative observable entre la qualité des audits et le niveau de corruption – plus les contrôles sont rigoureux et indépendants, moins la corruption est importante.
D’autres outils de contrôle peu efficaces
Face à la défiance citoyenne, les collectivités locales ont multiplié les dispositifs de contrôle et de transparence. Par exemple, depuis 2013, les maires doivent faire une déclaration de patrimoine auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Cependant la HATVP considère que seulement 52,8% des déclarations initiales seraient entièrement conformes aux exigences d’exhaustivité, d’exactitude et de sincérité. Près de la moitié d’entre elles nécessiteraient ainsi des déclarations modificatives ultérieures.
Les mairies se sont également pourvues de comités d’éthique. Mais un risque significatif existe que ces comités soient composés de proches de l’exécutif et se limitent à des avis consultatifs. Par exemple, après de retentissantes affaires de corruption, la mairie de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a créé une commission éthique en 2020, qui n’a qu’un rôle consultatif.
Une autre mesure du même type est le recours à un déontologue ou la mise en place d’une charte déontologique. Même adoptée par une mairie, une charte n’a pas de valeur contraignante, et semble davantage s’inscrire dans le registre de la communication que de l’action.
En effet, la lutte contre la corruption peut désormais s’intégrer pour les maires dans le cadre de stratégies visant à accroître leur légitimité auprès de parties prenantes : l’électorat, les médias ou, directement, les représentants de la République, notamment ceux garants des contrôles. Dans ce cadre, comme dans toutes les organisations, les dirigeants d’une municipalité peuvent adopter le vocabulaire et les symboles de la bonne gouvernance, sans pour autant modifier en profondeur leurs pratiques.
Ces stratégies d’évitement constituent des exemples de ce que l’on qualifie de « découplage organisationnel », c’est-à-dire des situations où les institutions adoptent des normes formelles pour légitimer leur action, sans modifier leurs pratiques réelles.
Loyauté et impunité, des valeurs municipales qui s’opposent à l’éthique
Une autre explication de la corruption au niveau local peut résider dans une certaine culture de la loyauté, susceptible de primer sur les impératifs éthiques. Dans le microcosme de l’hôtel de ville, la première des vertus n’est en effet pas la probité, mais la fidélité au chef.
L’affaire Guérini illustre un tel système clientéliste. Celui-ci s’était établi à Marseille, avec des procédures d’attribution des marchés publics méthodiquement détournées au profit de proches de Jean-Noël Guérini comme de son frère, Alexandre. Ce cas de corruption illustre comment une culture politique fondée sur l’allégeance personnelle peut anéantir tous les garde-fous éthiques et légaux.
Enfin, la corruption locale s’explique par la faiblesse des sanctions. La Cour des comptes, dans une analyse récente de la politique de lutte contre la corruption en France, dresse un constat alarmant :
« Les atteintes à la probité donnent lieu à peu de sanctions en France. […] S’agissant des mesures administratives, les poursuites disciplinaires dans la fonction publique sont mal répertoriées, peu fréquentes et inégalement appliquées. »
Selon elle, 53 % des dossiers transmis aux parquets ne font pas l’objet de poursuites. Quand les fraudeurs ne sont pas punis, la corruption devient progressivement un « phénomène normal ».
Corruption locale en France : un défi démocratique à relever
Des élections municipales sont toujours un test pour la démocratie locale. Associer mairie et corruption dans l’esprit des citoyens risque d’augmenter encore l’abstention lors du prochain scrutin, alors que celui de 2020 avait déjà été marqué par une forte baisse de la participation.
Cette année-là, l’ONG Transparency International avait demandé aux élus de se prendre position sur l’enjeu de la corruption, avec un certain succès puisque 190 listes candidates avaient souscrit aux engagements proposés.
Si les candidats ne se saisissent pas sérieusement du sujet, nous pourrions assister à une augmentation du désengagement citoyen et, par ricochet, à l’émergence de candidats opportunistes, promettant une « rupture » avec des élites traditionnelles jugées corrompues.
À l’inverse, un véritable intérêt pour le sujet, une transparence accrue et le renouvellement des équipes municipales pourraient restaurer la confiance – à condition que les promesses ne restent pas, cette fois encore, lettre morte.








