‘𝗨𝗘 𝗔 𝗩𝗘𝗥𝗦𝗘́ 𝟳𝟭 𝗠€ 𝗘𝗡 𝟲 𝗔𝗡𝗦
𝗔̀ 𝗟’𝗘́𝗠𝗜𝗥 𝗗’𝗔𝗕𝗢𝗨 𝗗𝗛𝗔𝗕𝗜 𝗔𝗨 𝗧𝗜𝗧𝗥𝗘 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗣𝗔𝗖 !!
𝗟’𝗨𝗘 𝗔 𝗩𝗘𝗥𝗦𝗘́ 𝟳𝟭 𝗠€ 𝗘𝗡 𝟲 𝗔𝗡𝗦 𝗔̀ 𝗟’𝗘́𝗠𝗜𝗥 𝗗’𝗔𝗕𝗢𝗨 𝗗𝗛𝗔𝗕𝗜 𝗔𝗨 𝗧𝗜𝗧𝗥𝗘 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗣𝗔𝗖 !! Mohammed ben Zayed Al Nahyane, Émir d’Abou Dhabi et Président des Émirats arabes unis
, compte parmi les hommes les plus riches du monde. Cela ne dissuade pas l’UE de lui verser, à lui et à sa famille, une douzaine de millions € par an (dont plus de 2M€/an payés par les contribuables français) au titre de la Politique agricole commune (PAC
). Comment un tel scandale est-il possible ? Parce que cet émir multimilliardaire et sa famille ont tellement d’argent dont ils ne savent pas quoi faire qu’ils ont acheté des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles, éligibles à la PAC, en Espagne, en Italie et en Roumanie afin d’en exporter les productions vers les E.A.U..
De tels achats, jadis impossibles, ont été rendus licites par l’Acte Unique
de 1986, puis le Traité de Maastricht de 1992, qui ont posé le principe de la totale liberté de circulation des capitaux «entre les États membres de l’UE ET LES ÉTATS TIERS» (art.63 du TFUE). C’est cette même disposition qui permet aussi à des multimilliardaires chinois d’acheter par dizaines des propriétés viticoles en France (Châteaux dans le Bordelais, Grands crus de Bourgogne). Il serait intéressant de mener aussi une enquête pour savoir combien l’UE leur verse de millions d’euros prélevés sur nos impôts pour qu’il en soit ainsi. ———- COMMENTAIRES ———- Lorsque le Royaume-Uni était encore dans l’UE, la Reine Elizabeth II et la Couronne britannique se classaient aussi parmi les tout premiers bénéficiaires des subventions de la PAC. C’est dire si les révélations de la presse aujourd’hui sur les subventions versées à l’Émir d’Abou Dhabi ne surprennent et n’émeuvent nullement, ni les dirigeants européens ni les experts. Tout le monde sait, dans les couloirs de la Commission
, comme dans ceux du ministère français de l’agriculture et dans ceux de la FNSEA, que les subventions de la PAC
ne sont pas versées sous condition de plafond de ressources ni de richesse. Alors qu’à travers toute l’UE, des dizaines de milliers d’agriculteurs familiaux vivent dans des conditions précaires et quittent la terre, voire sont désespérés au point de se suicider, tous les européistes s’accomodent parfaitement de savoir que nos impôts servent à verser des centaines de millions d’euros à des grandes fortunes, au titre de la Politique agricole commune
. Pas seulement à des Reines et des Émirats, mais aussi à des milliardaires de l’agro-alimentaire. Tels le Président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, qui -possède une exploitation céréalière de plus de 700 hectares en Seine-et-Marne, -préside le groupe agro-industriel Avril, géant des huiles (marques Lesieur, Puget, etc. ; 7 milliards € de chiffre d’affaires en 2021), -dirige le groupe Sanders (alimentation des animaux d’élevage), -est actif dans les agrocarburants, la chimie des huiles, les protéines végétales, etc. Or Arnaud Rousseau a été précisément chargé, à la FNSEA, des négociations… sur la répartition des subventions
de la politique agricole commune (PAC) pour les années 2023-2027 ! Cet agrobusinessman multimilliardaire [qui a par ailleurs fait semblant de s’opposer à l’accord UE-MERCOSUR alors qu’il en est l’un des principaux bénéficiaires] est donc la dernière personne au monde qui voudra plafonner les subventions de la PAC sous un plafond de revenus et de richesse !
Un tel plafonnement serait d’ailleurs exactement contraire à l’objectif de l’UE dans le domaine agricole, qui est de constituer des géants de l’agrobusiness dégageant le maximum de profits et d’en finir avec le monde rural et la paysannerie indocile. Seuls le Frexit et la mise en œuvre d’une Politique agricole nationale, comme je le propose depuis 19 ans, permettront de mettre un terme à cette politique monstrueuse, cachée aux Français avec la complicité des partis médiatisés.
Alors que les États membres de l’Union européenne tentent actuellement de déterminer les orientations de la prochaine politique agricole commune (PAC), une enquête révèle que la famille de Mohammed ben Zayed, l’homme qui est à la tête des Émirats arabes unis, a largement bénéficié des subventions attribuées ces dernières années au titre des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles qu’elle contrôle en Espagne, en Italie et en Roumanie.
Conduite en partenariat avec le site d’information espagnol Eldiario.es, le quotidien britannique The Guardian et le site roumain G4Media, l’enquête du collectif international de journalistes DeSmog a passé au peigne fin les données concernant les milliers de bénéficiaires de la PAC entre 2019 et 2024.
Les journalistes ont notamment comptabilisé 110 versements à une myriade de sociétés et de filiales détenues par la famille Al Nahyane – l’une des plus riches du monde – pour un montant supérieur à 71 millions d’euros.
“En un peu plus de quinze ans, la dynastie émiratie s’est imposée comme un acteur majeur de l’agriculture mondiale”, explique DeSmog. Elle a acquis de vastes surfaces de terres agricoles ainsi que des entreprises agroalimentaires en Afrique, en Amérique du Sud et en Europe.
Le tout par le biais d’une myriade de sociétés en réalité détenues plus ou moins directement par des membres de la famille de Mohammed ben Zayed. Car aux Émirats, “il n’existe pas de frontière nette entre les finances de l’État et celles des familles au pouvoir”, explique Marc Valeri, qui enseigne l’économie politique du Moyen-Orient à l’université d’Exeter.
57 000 hectares en Roumanie
Les Émiratis contrôleraient aujourd’hui environ 960 000 hectares de terres agricoles à travers le monde. En Europe, une politique d’acquisition agressive a permis à trois sociétés, principalement, de mettre la main sur quelque 65 000 hectares.
En Roumanie, la société Agricost, à la tête de 57 000 hectares (soit cinq fois la superficie de Paris, précise G4Media), a été rachetée en 2018 par le groupe agroalimentaire émirati Al-Dahra, fondé par un frère de Mohammed ben Zayed. Elle est aujourd’hui détenue à 50 % par le fonds souverain d’Abou Dhabi ADQ.
Rien qu’en 2024, Agricost aurait reçu 10,5 millions d’euros de subventions au titre de la PAC. Soit plus de 1 600 fois le montant perçu par une exploitation agricole moyenne dans l’UE, indique le Guardian.
Les montants annuels perçus sont nettement moindres en Espagne, où Al-Dahra est propriétaire de quelque 8 000 hectares de terres, et en Italie, où ADQ a racheté en 2022 le producteur de fruits Unifrutti pour un montant estimé à plus de 700 millions d’euros.
Selon Eldiario.es, Al-Dahra et ses filiales auraient perçu plus de 2 millions d’euros de fonds européens au cours de la période analysée, un montant auquel il faut ajouter 1 million d’euros apporté par le gouvernement catalan. Quant aux sociétés qui appartiennent à Unifrutti en Italie, elles auraient bénéficié d’au moins 186 000 euros entre 2023 et 2025.
Les agriculteurs locaux lourdement touchés
En Espagne comme en Roumanie, les exploitations en question cultivent de la luzerne et d’autres céréales destinées à l’alimentation animale, et la majeure partie de la production est exportée vers les pays du Golfe. “Al-Dahra a un contrat à long terme avec le gouvernement émirati pour la fourniture d’aliments pour animaux. Aux Émirats, ces cultures sont soumises à des restrictions en raison de leur forte consommation d’eau”, explique ElDiario.es.
La situation affecte fortement les conditions de travail et les revenus des agriculteurs locaux. “Ici, au village, ils ont beaucoup de pouvoir. Nous finissons tous par avoir affaire à Al-Dahra. Ce sont eux qui fixent le prix, et c’est à prendre ou à laisser. J’étais bien mieux loti avant leur arrivée”, témoigne Josep Ripoll, un agriculteur de Fondarella, en Catalogne.
En Roumanie, les conséquences du transfert massif de ressources agricoles à des investisseurs étrangers sont particulièrement lourdes. “Alors que sur place l’inflation est un problème et que la pauvreté sévit, la majeure partie de la production part immédiatement à l’étranger”, explique Christian Henderson, spécialiste du Moyen-Orient à l’université de Leyde, au Pays-Bas.
Pour Morgan Ody, coordinatrice générale du syndicat des petits exploitants agricoles La Via Campesina, “cette façon scandaleuse de dépenser les fonds européens démontre l’échec du système actuel de la PAC”, dont les subventions sont calculées en fonction de la superficie des exploitations. Selon elle, “il faut recentrer la PAC sur les travailleurs agricoles, sur ceux qui cultivent la terre et produisent des denrées alimentaires”.
“La PAC n’aide pas les agriculteurs européens, elle continue d’enrichir les propriétaires fonciers les plus fortunés, réagit Faustine Bas-Defossez, du Bureau européen de l’environnement, à Bruxelles. Pis encore, elle bénéficie à des régimes autocratiques.”
Introduction : Un Scandale Inacceptable
Les subventions de l’Union européenne (UE) à l’Émir d’Abou Dhabi suscitent un profond malaise au sein des opinions publiques. Il est incontournable de se questionner sur la pertinence de telles allocations financières, en particulier lorsqu’elles sont dirigées vers des individus déjà dotés d’énormes richesses. En effet, les montants octroyés par l’UE dans ce cadre sont considérables, souvent évalués en millions d’euros. Cela soulève des interrogations sur l’utilisation des ressources publiques, qui devraient idéalement être consacrées à des causes plus justes et essentielles.
Les fonds destinés à l’Émir d’Abou Dhabi, qui jouit d’une richesse considérable et d’un pouvoir économique influent, semblent inappropriés. Il convient de s’interroger sur les motivations derrière ces décisions, ainsi que sur les critères qui régissent l’octroi de subventions au sein de l’UE. Alors que de nombreux citoyens européens font face à des difficultés économiques croissantes, la distribution de fonds à une figure aussi influente que l’Émir soulève des préoccupations éthiques et politiques. De plus, ces choix de financement peuvent être perçus comme une négligence des besoins fondamentaux des ménages vulnérables au sein des États membres.
Dans un climat où les inégalités croissent, le choix d’allouer des subventions à des individus riches peut également miner la légitimité des institutions européennes. La question de l’impact réel de telles subventions sur le terrain et de leur transparence est cruciale pour l’avenir de la bonne gouvernance. Par conséquent, il est impératif d’examiner cette problématique en profondeur, d’évaluer les implications socio-économiques et d’ouvrir un débat sur la réallocation des ressources vers des initiatives plus bénéfiques pour la société.
Qui est Mohammed Ben Zayed Al Nahyane ?
Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, souvent désigné par ses initiales MBZ, est l’Émir d’Abou Dhabi et le vice-président des Émirats Arabes Unis. Né le 11 mars 1961, il a été éduqué aux États-Unis, notamment à l’École militaire de Sandhurst au Royaume-Uni. Depuis son accession au trône en 2004, il a exercé une influence considérable, non seulement au sein de son pays, mais également au niveau régional et international. En tant qu’Émir, il supervise l’une des économies les plus riches du monde, grâce à la quantité substantielle de pétrole et de gaz naturel que possède les Émirats Arabes Unis.
Au fil des années, Mohammed Ben Zayed a joué un rôle clé dans diverses initiatives visant à moderniser l’économie émirienne, diversifiant ainsi les secteurs d’activité pour réduire leur dépendance aux hydrocarbures. Sous son leadership, des investissements notables ont été réalisés dans l’éducation, la technologie et les énergies renouvelables. En parallèles, il ne manque pas d’étendre ses liens diplomatiques avec de nombreuses nations, renforçant la position des Émirats Arabes Unis sur la scène mondiale.
Sa richesse personnelle, ainsi que celle de sa famille, est souvent un sujet d’évaluation. Le patrimoine des Al Nahyane est colossal, ce qui soulève parfois des interrogations sur les répartitions de la richesse dans le pays. L’Émir est également connu pour son approche dynamique vis-à-vis de la politique étrangère, cherchant souvent à établir des alliances stratégiques avec des puissances comme les États-Unis, la France et d’autres pays européens.
Dans ce contexte, l’importance des subventions de la Politique Agricole Commune (PAC) de l’Union Européenne versées à l’Émirat d’Abou Dhabi pose question. Elles négligent parfois les véritables besoins des populations locales et dessinent un tableau complexe des relations diplomatiques et économiques entre l’UE et cette région influente.
La Politique Agricole Commune : Fondements et Objectifs
La Politique Agricole Commune (PAC) de l’Union Européenne est une initiative majeure qui vise à soutenir le secteur agricole dans un cadre cohérent au sein de l’UE. Mise en place en 1962, la PAC a été créée pour garantir la sécurité alimentaire, améliorer les revenus des agriculteurs et promouvoir un développement rural durable. Cette politique se veut à la fois un outil économique et social, transformant la manière dont les produits agricoles sont cultivés, traités et commercialisés.
Un des principaux objectifs de la PAC est de garantir un approvisionnement régulier et abordable pour les consommateurs européens. Pour atteindre cet objectif, elle implémente différents mécanismes de soutien aux agriculteurs, tels que les aides directes et les subventions. Ces aides sont cruciales pour maintenir la compétitivité des fermes européennes sur le marché mondial, en ajustant les subventions en fonction des besoins spécifiques des agriculteurs et des tendances du marché. Grâce à ces mesures, la PAC vise à assurer des prix équitables tant pour les producteurs que pour les consommateurs.
En outre, la PAC promeut la durabilité environnementale au sein de l’agriculture. Cet aspect est d’autant plus pertinent dans le contexte actuel d’urgence climatique et de pression sur les ressources naturelles. La PAC encourage les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement à travers des programmes de développement rural qui favorisent la conservation des paysages, la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles.
Les bénéficiaires de la PAC englobent non seulement les agriculteurs producteurs, mais également les régions rurales qui profitent des investissements dans les infrastructures agricoles. En soutenant le secteur agricole, la politique contribue également à des enjeux socio-économiques plus larges, tels que la revitalisation des zones rurales et la création d’emplois. La PAC joue donc un rôle fondamental dans le fonctionnement de l’UE, en veillant à ce que l’agriculture européenne soit compétitive, durable et capable de répondre aux défis futurs.
L’Utilisation Abusive des Subventions Agricoles
Les subventions agricoles de la Politique Agricole Commune (PAC) représentent un des mécanismes de soutien les plus significatifs pour les agriculteurs en Europe. Cependant, ces subventions sont parfois octroyées à des individus ou des entités qui ne sont pas les véritables agriculteurs en détresse. Cette dérive pousse à s’interroger sur l’efficacité et l’éthique de ces aides financières. En effet, des milliardaires ou des entreprises agraires bien établies profitent de ce système, n’ayant pas réellement besoin de ces fonds publics pour soutenir leurs activités.
Un exemple illustratif est celui de certains magnats de l’immobilier qui, tout en développant des projets qui n’ont rien à voir avec l’agriculture traditionnelle, sont parvenus à recevoir des subventions agricoles. Cela soulève une question importante : comment une politique censée protéger les petits agriculteurs peut-elle se retrouver entre les mains d’entrepreneurs parfois éloignés des réalités agricoles ? Ce phénomène met en avant les failles dans le système de régulation qui devrait garantir une distribution équitable des subventions.
De plus, des études récentes montrent que la concentration des aides dans les mains d’un petit nombre d’acteurs, en particulier ceux qui possèdent déjà des ressources significatives, exacerbe les inégalités. Les petits agriculteurs peinent à obtenir une part équitable des subventions, tout en voyant les grandes entreprises bénéficier de montants colossaux qui leur permettent d’accroître encore leur pouvoir dans le marché. Ainsi, il devient impératif de réévaluer les critères d’attribution des subventions afin de les coter vers ceux qui en ont vraiment besoin. Une telle réforme pourrait permettre de restaurer l’équité et de garantir que les subventions agricoles remplissent leur rôle initial de soutien aux agriculteurs dans le besoin.
L’achat de terres agricoles par l’Émir
L’Émir d’Abou Dhabi et sa famille ont investi massivement dans l’acquisition de terres agricoles situées dans divers pays européens. Ces investissements, qui s’inscrivent dans une stratégie plus large de diversification économique et de sécurité alimentaire, leur permettent non seulement de renforcer leur pouvoir d’achat sur le marché européen, mais également d’accéder à des subventions financières substantielles, notamment celles fournies par la Politique Agricole Commune (PAC) de l’Union Européenne.
En effet, la PAC offre des aides directes et des subventions aux agriculteurs et propriétaires de terres agricoles, encouragent l’agriculture durable et la production locale. En acquérant des terres, l’Émir et sa famille peuvent se qualifier pour ces subventions, malgré le fait qu’ils ne soient pas originaires de la région. Cette situation a suscité des préoccupations concernant l’influence des capitaux étrangers sur les pratiques agricoles et la gestion des ressources au sein de l’UE.
Les investissements dans le secteur agricole par des entités non-européennes posent aussi la question de la souveraineté alimentaire. La capacité de l’Émir d’utiliser des terres agricoles pour bénéficier des subventions de la PAC peut entraîner une distorsion du marché local, où des agriculteurs européens pourraient être mis en difficulté face à des entrants aux ressources apparemment illimitées. Ce phénomène soulève un débat crucial sur la nécessité de réguler les investissements étrangers dans le secteur agricole européen, afin de protéger la production locale et garantir une concurrence équitable.
De plus, ces acquisitions soulignent les défis auxquels l’UE est confrontée pour concilier l’ouverture des marchés avec des politiques agricoles qui soutiennent les agriculteurs européens. La croissance des investissements étrangers dans ce secteur invite à une réflexion sur les mécanismes de contrôle et de régulation nécessaires pour prévenir les abus tout en favorisant un climat d’affaires attractif et juste.
Les Modifications Réglementaires des Années 1980 et 1990
Les années 1980 et 1990 ont été marquées par des changements réglementaires significatifs au sein de l’Union Européenne, notamment avec l’Acte Unique de 1986 et le traité de Maastricht de 1992. Ces modifications ont eu pour objectif de renforcer l’intégration économique entre les États membres et de faciliter les échanges. L’Acte Unique, souvent perçu comme une étape clé, a introduit une dimension économique dans le projet européen en s’attaquant aux obstacles à la libre circulation des marchandises, des services, des personnes et des capitaux.
La libre circulation des capitaux a été un des aspects centraux de ces réformes. En supprimant les restrictions sur les mouvements de capitaux entre les États membres, l’Acte Unique a permis aux citoyens et aux entreprises de se déplacer plus librement à travers l’Europe. Cela a favorisé un climat d’investissement plus dynamique et compétitif, entraînant une augmentation des flux financiers au sein de l’UE. Cette dynamique a créé des opportunités pour les investissements étrangers, favorisant ainsi la croissance économique dans plusieurs États membres.
Le traité de Maastricht a poursuivi cette approche en établissant l’Union économique et monétaire (UEM), qui a approfondi encore les mécanismes de la libre circulation des capitaux. En instaurant une monnaie unique, l’euro, il a également contribué à renforcer la stabilité financière au sein de la zone euro. Ce cadre réglementaire a donc joué un rôle déterminant dans la création d’un marché intérieur intégré, favorisant les investissements et offrant de nouvelles perspectives pour les entreprises européennes et internationales.
Ces changements réglementaires ont sans nul doute eu un impact durable sur le paysage économique européen. Ils ont préparé le terrain pour une intégration économique plus poussée, facilitant l’interaction entre les marchés et permettant la libre circulation des capitaux au-delà des frontières nationales. L’héritage de l’Acte Unique et du traité de Maastricht continue d’influencer la politique économique de l’Union Européenne aujourd’hui.
Les Effets Dévastateurs Sur l’Agriculture Européenne
Les subventions controversées de l’Union Européenne (UE) visant à soutenir l’Émir d’Abou Dhabi soulèvent des préoccupations majeures quant aux répercussions sur l’agriculture européenne. En effet, cette aide financière peut provoquer des déséquilibres considérables, notamment une concurrence déloyale pour les agriculteurs européens qui peinent déjà à maintenir leur position sur le marché. Dans un contexte où la rentabilité et la durabilité des exploitations agricoles sont constamment mises à l’épreuve, ces subventions peuvent accabler encore davantage un secteur déjà fragilisé.
L’un des effets les plus notables de ces subventions est la pression qu’elles exercent sur les prix des produits agricoles en Europe. Les agriculteurs européens, souvent soumis à des normes de qualité et de durabilité plus strictes, se retrouvent en difficulté face à des produits financés par des subventions élevées. Cela peut conduire à une diminution des prix sur le marché intérieur, mettant ainsi en péril la viabilité économique de nombreuses exploitations familiales, tout en affectant leur capacité à investir dans des pratiques agricoles durables.
De plus, l’absence de soutien concret de la part des politiques agricoles européennes pour faire face à cette concurrence accrue accentue le sentiment d’abandon parmi les agriculteurs. Les politiques actuellement en vigueur semblent négliger les besoins spécifiques des producteurs européens, ce qui est particulièrement inquiétant dans un contexte de crise climatique croissante. L’incapacité à aligner les subventions de l’UE sur les intérêts des agriculteurs européens pourrait compromettre non seulement la production alimentaire, mais aussi le tissu social des zones rurales.
Les Réactions Politiques et Médiatiques
Les récentes subventions accordées par l’Union Européenne (UE) à l’Émir d’Abou Dhabi ont suscité une onde de choc au sein des sphères politiques et médiatiques. Les responsables politiques de divers partis et affiliations ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils qualifient de manque de transparence et de responsabilité dans la gestion des fonds européens. Alors que la crise de l’intégrité des institutions européennes est souvent mise en avant, cette situation particulière a généré des appels à une enquête approfondie. Les critiques pointent également du doigt le rôle de l’UE dans la promotion de valeurs telles que la démocratie et les droits de l’homme, des valeurs qui semblent contredites par de telles décisions.
Les médias, quant à eux, ont joué un rôle crucial dans la diffusion de l’information concernant ce scandale. Plusieurs enquêtes journalistiques ont révélé des détails concernant le processus d’attribution des subventions. Toutefois, un aspect préoccupant demeure : le silence des institutions européennes face à cet événement. Les journalistes ont noté que, bien que des articles aient été publiés et que des débats aient été soulevés, les responsables de l’UE semblent hésiter à offrir des commentaires ou à répondre aux préoccupations exprimées par les citoyens et les décideurs. Ce contraste entre les attentes des citoyens et l’absence de réaction institutionnelle a exacerbé le sentiment de méfiance envers les structures de gouvernance européennes.
En outre, la société civile a également pris la parole, mobilisant des pétitions et des débats publics afin de dénoncer ces subventions. Les citoyens, par l’intermédiaire d’organisations non gouvernementales, mettent en lumière les implications éthiques de telles décisions. Certains militants suggèrent que cette situation pourrait être synonyme d’une perte de crédibilité pour l’UE, ce qui pourrait avoir des répercussions sur son image à l’international. Les appels à une réforme du système de subventions et à un mécanisme de contrôle plus rigoureux se multiplient, soulignant la nécessité d’une plus grande transparence et responsabilisation des institutions.
Conclusion : Un Appel à l’Action
Les subventions controversées de l’Union Européenne à l’Émirat d’Abou Dhabi soulèvent d’importantes interrogations sur la politique agricole commune (PAC) et l’utilisation appropriée des ressources financières. Celles-ci semblent souvent déconnectées des besoins réels des agriculteurs européens, qui se battent quotidiennement pour maintenir leur activité face à des défis croissants tels que le changement climatique, la compétitivité et les fluctuations des marchés. L’attention suscitée par ces subventions devrait servir de catalyseur pour réformer la PAC en son essence, afin de rétablir une priorité sur le soutien aux agriculteurs de l’UE.
Il est essentiel que les décideurs politiques reconsiderent le modèle actuel de distribution des fonds, en le réorientant vers un soutien direct aux exploitants agricoles qui œuvrent pour la durabilité et la sécurité alimentaire en Europe et qui contribuent à la préservation du tissu rural. Un engagement véritable de l’UE doit être pris pour assurer que les subventions servent à promouvoir une agriculture durable et compétitive sur le long terme, plutôt que de soutenir des besoins politiques ou économiques en dehors de son territoire.
En conséquence, il est crucial d’initier un débat public sur ces subventions afin d’impliquer les citoyens, les agriculteurs et les parties prenantes dans une discussion éclairée concernant l’utilisation des fonds publics. Cela permettra non seulement de mieux comprendre les enjeux actuels, mais aussi de favoriser un environnement où la transparence et l’équité des décisions prennent le pas sur les intérêts particuliers. Un dialogue ouvert contribuera à forger une PAC qui soit véritablement au service des agriculteurs européens et répondant aux défis contemporains, garantissant ainsi un avenir durable pour l’agriculture en Europe.

