Coupe du monde 2026 =La Roja a obtenu sa qualification au bout du suspense grâce à un but de Mikel Merino inscrit à la 91e minute.

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José Mourinho :

« L’équipe du Portugal regorge de joueurs égoïstes et surestimés. Comment peut-on prétendre avoir trois des meilleurs milieux de terrain du monde et ne créer aucune occasion de but en 90 minutes ? Ronaldo a effectué plusieurs percées dans la surface, mais n’a reçu aucune passe. Il était tout seul dans la surface de réparation, et pourtant aucun centre ni aucune passe ne lui est parvenu. Je pense que ce sont les coéquipiers de Ronaldo qui sont responsables de leur élimination avant les quarts de finale. »

L’Espagne a frappé un grand coup dans cette Coupe du Monde 2026. Opposée au Portugal en huitième de finale dans un choc très attendu, la Roja a obtenu sa qualification au bout du suspense grâce à un but de Mikel Merino inscrit à la 91e minute. Dans une rencontre longtemps fermée, intense et marquée par un immense duel tactique, les Espagnols ont fini par faire la différence face à une Seleção qui quitte la compétition avec de nombreux regrets. Le succès espagnol confirme les ambitions d’une équipe qui rêve désormais d’aller jusqu’au bout du tournoi. Cette élimination est également synonyme de possible fin d’une époque pour Cristiano Ronaldo.

À 41 ans, le capitaine portugais a disputé ce qui pourrait être son dernier match en Coupe du monde et n’a pas pu retenir ses larmes au coup de sifflet final. Malgré plusieurs occasions portugaises, notamment une frappe dangereuse de João Félix repoussée par Unai Simón, la sélection de Roberto Martinez n’a jamais réussi à trouver la faille. Le sélectionneur portugais, très critiqué depuis sa nomination, a pourtant estimé que son équipe avait livré « son meilleur match » de la compétition avant d’annoncer son départ. De son côté, l’Espagne poursuit son parcours avec une confiance grandissante et s’avance désormais vers les quarts de finale avec le statut de prétendant sérieux au titre et la tâche s’annonce déjà rude pour les Diables rouges belges de Rudi Garcia, tombeurs des Américains la nuit dernière.

Le rêve de deuxième étoile est permis

En Espagne, la qualification a provoqué une véritable vague d’enthousiasme dans les médias. Mundo Deportivo salue une équipe qui « a confirmé son statut de meilleure équipe du monde » après sa victoire face au Portugal de Cristiano Ronaldo. Le quotidien catalan insiste sur les choix gagnants de Luis de la Fuente, notamment les entrées décisives de Ferran Torres et Mikel Merino. « L’entrée en jeu de Ferran Torres a dynamisé l’équipe, et Mikel Merino a conclu une passe décisive magistrale du joueur du FC Barcelone pour mettre un terme à un match tendu, intense et hautement tactique », écrit le journal. Mundo Deportivo souligne également la domination espagnole dans le jeu avec six tirs cadrés contre seulement deux pour le Portugal, tout en mettant en avant les performances de Rodri, auteur d’un « match fantastique », de Lamine Yamal, considéré comme «le joueur offensif le plus dangereux», et de Dani Olmo, décrit comme «exceptionnel». La presse espagnole insiste aussi sur le symbole du but de Merino, héros inattendu d’une soirée qui pourrait marquer le début d’une grande aventure.

Le ton est encore plus spectaculaire dans les colonnes de Marca et AS. Le premier affirme que « l’Espagne est une bête féroce » qui avance dans ce Mondial avec une capacité rare à survivre aux moments de tension. Pour Marca, la victoire face au Portugal rappelle les grandes heures de la sélection espagnole. « Une passe magique de Ferran à Merino à la 91e minute a résolu un nouveau labyrinthe face au Portugal. L’équipe a maîtrisé le match et a trouvé la solution », écrit le quotidien madrilène. Marca décrit une rencontre digne d’une finale, où chaque détail pouvait décider du vainqueur, et encense les choix de De la Fuente qui a vu deux de ses remplaçants devenir les héros du match. AS, de son côté, parle d’un retour de l’Espagne « là où elle mérite d’être » et compare ce succès au but d’Andrés Iniesta en 2010, rappelant le passé glorieux de la Roja. « Ferran nous laisse toujours quelque chose en réserve. Cette fois, une passe angélique. 1-0, comme lors de la Coupe du Monde 2010 », écrit le journal. La presse espagnole n’hésite désormais plus à rêver d’un sacre mondial, portée par une équipe qui semble avoir retrouvé la confiance et l’ambition des grandes années. L’Equipe de France est prévenue.

Suite des huitièmes de finale ce soir avec le choc entre frères ibères. Sortie dès les huitièmes de finale en 2022, l’Espagne veut tourner la page et imposer son statut de champion d’Europe en titre face au Portugal de Cristiano Ronaldo. Pour tenter de mettre un terme à la carrière internationale de CR7, Luis de la Fuente n’a pas changé l’équipe qui s’est facilement débarrassée de l’Autriche en seizièmes de finale, à savoir un 4-2-3-1 avec Simon, Porro, Cubarsi, Laporta, Cucurella, Rodri, Pedri, Yamal, Olmo, Baena, Oyarzabal. Côté portugais, Roberto Martinez a aligné un onze légèrement modifié par rapport à celui qui a battu la Croatie, un 4-2-3-1 avec Costa, Cancelo, Veiga, Dias, Mendes, Vitinha, Neves, Neto, Fernandes, Félix et Ronaldo.

Immédiatement, la Roja a pris le contrôle des opérations en acculant la Seleção das Quinas devant sa surface. Les joueurs de Luis de la Fuente trouvaient très vite des espaces grâce à un Olmo disponible entre les lignes et capable de sortir une passe laser pour déstabiliser la défense adverse. Oyarzabal a d’ailleurs eu deux grosses occasions de faire le break. La première fois, Costa s’est interposé (3e). La deuxième, il n’a pas cadré alors qu’il était seul face au portier lusitanien. Le portier du FC Porto a d’ailleurs été le sauveur de la nation durant cette première période en multipliant les arrêts de grande classe, dont une double parade face à Lamine Yamal et Alex Baena (16e) ou cet arrêt face à Cubarsi sur un centre bien senti de Pedri (31e). Chahuté et incapable de mettre du mouvement devant, le Portugal était parti pour vivre un calvaire face à la Roja et prier pour que Diogo Costa continue à faire des miracles.

Diogo Costa n’a pas suffi

Avec seulement deux tentatives de Cancelo (7e) et de Ronaldo (12e) au compteur, le Portugal ne pesait pas lourd. Cependant, les partenaires de Vitinha ont rappelé en fin de première période qu’ils étaient l’une des dernières équipes à avoir battu l’Espagne, notamment en finale de la Ligue des Nations. Infranchissable depuis le début de la compétition, Unai Simon a dû s’employer pour repousser une double tentative de Félix et de Ronaldo (37e), avant d’être sauvé par sa barre transversale sur une frappe enroulée de Mendes déviée par Porro (41e). À la mi-temps de ce match emballant, mais sans but, le Portugal a mieux fini face à une Roja attendant toujours un exploit du très discret Lamine Yamal. Au retour des vestiaires, le crack du Barça s’est une nouvelle fois heurté au latéral du PSG, mais sur une nouvelle accélération de l’Espagnol, la cuisse de Mendes a fini par céder, obligeant le latéral portugais à céder sa place à Semedo (55e). Une aubaine pour Yamal et ses coéquipiers, le joueur de Fenerbahçe n’étant pas vraiment le même défenseur que Mendes. Cette entrée en jeu a d’ailleurs marqué le début d’une nouvelle domination sans partage de la Roja.

Impliqué sur le coup franc provoqué par Yamal et repoussé par Costa (72e), Semedo était également dépassé sur l’enchaînement contrôle orienté-frappe d’Olmo stoppé par Dias (79e). L’Espagne menait les débats face à des Lusitaniens totalement inefficaces malgré les entrées de Rafael Leão, Bernardo Silva ou encore Francisco Conceição, mais ne parvenait pas à marquer. Il a fallu attendre la 91e minute pour voir un coup franc rapidement joué et une très belle inspiration de Ferran Torres, passeur décisif pour Merino (0-1, 91e). Un but suffisant pour envoyer la Roja en quarts de finale le 10 juillet prochain à Los Angeles face au vainqueur du très attendu État-Unis-Belgique. De son côté, le Portugal va rentrer la tête basse, sans avoir réellement existé aujourd’hui, et va attendre de savoir si ce huitième de finale était le dernier match de Cristiano Ronaldo avec l’équipe nationale.

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