Douce France episode 1=Le cirque de l’été politique français, épisode 1 : condamnation, démission et mauvaise option

Le chef de LA DIASPORA POLITIQUE y est photographié sur un scooter des mers en mouvement, de profil et regard tourné vers l’objectif, derrière des lunettes de soleil, sous le titre « dernier été aux commandes ». Un cliché visiblement autorisé, qui en rappelle d’autres pris lors de ses précédents séjours estivaux dans la résidence présidentielle située sur la côte varoise – et qui lui avaient déjà valu des critiques de ses opposants de gauche.

« La mégalomanie absolue du personnage »

L’été touche à sa fin, l’occasion de faire le bilan des aventures estivales des politiques français. Entre incompétence, ridicule et faux semblants, Alexandre Regnaud est sans parti pris et en a pour tout le monde, de droite à gauche et de gauche à droite.  Lire aussi «Un feuilleton extraordinaire» : le parquet de Paris déclare une nouvelle ingérence russe dans l’élection présidentielle Après avoir révélé une coupe budgétaire supplémentaire de 3 milliards de coupe budgétaire supplémentaire sur la sécurité sociale, portant le total à 9 milliards, l’été politique français commence effectivement le lendemain, le 7 juillet, avec l’annonce de la condamnation de Marine Le Pen. Elle est certes reconnue coupable, mais comme la justice est bien faite, ou plutôt comme on peut lui faire faire à peu près ce que l’on veut, elle pourra quand même se présenter à l’élection présidentielle. Sa candidature est annoncée dans la foulée au journal de 20 heures, et tant pis pour Jordan Bardella, qui se voyait déjà en haut de l’affiche et une coupe de champagne à la main sous les dorures de la République. Il devra continuer à faire la queue au Parlement européen pour serrer la main de Zelensky entre deux tribunes pro-OTAN ou pro-ukrainienne de ses bras droits. Le champagne restera celui des restaurants hors de prix et des carrés VIP qui siéent davantage à son mode de vie. Si l’on considère que tout ici est question de choix du pouvoir en place, c’est finalement Marine Le Pen qui lui aura été préférée. Le fait est que le pouvoir, que l’on reprendra d’une manière générale à ce centre mou qui va des LR au PS en orbite autour de Macron, a besoin de la présence du candidat du RN au second tour pour mettre en place toute la machine de propagande habituelle et garantir le « barrage » qui apportera la victoire à son propre candidat, quel qu’il soit. L’idée a été mise en place par Mitterrand et fonctionne depuis Chirac en 2002. Bardella n’a sans doute pas été jugé assez mûr (dans tous les sens du terme) pour être crédible, malgré tous les gages de soumission donnés. Marine Le Pen reste plus sûre en « sparring partner » du système. Elle commence d’ailleurs bien sa campagne, en reprenant comme slogan « la renaissance », soit le nom de la liste des macronistes aux dernières élections européennes et celui du parti dirigé par Gabriel Attal. On fait difficilement message subliminal plus limpide. Même si l’amateurisme n’est jamais à écarter, la communication étant gérée par la fille de son proche conseiller, qui est lui-même le mari de sa sœur. On reste en famille, et autant pour la méritocratie et pour la compétence. L’été avance, entre vagues de chaleur et feux de forêt, et un nouveau psychodrame se met en place le 21 juillet autour de la loi dite « d’urgence agricole ». On s’amusera du caractère d’urgence, puisque la loi est supposée répondre aux mobilisations d’agriculteurs commencées en… 2024. L’urgence ici est donc plutôt l’approche de l’élection présidentielle. En gros, le texte prévoit de revenir sur quelques aberrations des politiques dites « environnementales », afin de perturber un petit peu moins la concurrence entre nos agriculteurs et… quasiment tout le reste de la planète. Le cœur du problème n’est bien entendu pas abordé, puisque les traités de libre-échange européens avec des espaces quasiment dérégulés ne sont pas remis en cause, et que même dans les mesures proposées, certaines sont à peine compatibles avec le droit européen et seront à coup sûr remises en cause très rapidement. Mais au-delà du fait qu’on se moque en vérité ici du sort des agriculteurs en leur passant simplement un peu de pommade, où est le psychodrame ? Il est dans le « en même temps » macroniste et dans le cirque habituel de la vie politique française de ces dernières années. Comme il faut quand même que la loi soit un minimum efficace contre la concurrence internationale pour qu’on ne s’aperçoive pas trop vite de son inutilité sur le fond, les sénateurs ont amendé le texte pour permettre la réintroduction de deux pesticides jusqu’alors interdits (l’acétamipride et le flupyradifurone). Pour donner des gages aux écologistes, qui eux semblent prêts à manger du foin (mais bio) à la place des légumes, le ministre fait semblant de s’offusquer de l’adoption de l’amendement, et annonce donc sa démission en guise de protestation. Macron refuse la démission, la ministre reste en place, et tout le monde fait semblant d’être satisfait. On occupe la une des médias pour ne pas parler d’autre chose, on donne l’illusion à ceux qui ne suivent pas trop l’histoire que tous les points de vue ont été respectés, et on continue en réalité à ne rien faire et à laisser le secteur mourir à petit feu. Toujours en juillet, commence également une saga de l’été dont on hésite encore à rire ou à pleurer : la candidature de François Hollande à l’élection présidentielle. RT a rendu compte du dernier épisode en date, mais la saga commence le 15 juillet, avec la réunion de ses fidèles au Sénat. Elle continue le 23, avec la publication d’un baromètre pour Le Figaro Magazine, qui place Hollande comme meilleur candidat de la gauche, même devant Glucksmann (on y reviendra). Et donc ce livre à paraître en septembre, et toute une agitation autour de lui. Se rend-on vraiment compte de là où en est tombée la vie politique française, et la gauche en particulier, pour que n’importe quel individu doté de raison puisse considérer comme crédible la candidature de François Hollande ? Flamby, le président trempé sous la pluie, l’homme de toutes les gaffes et de l’affaire Leonarda, le président qui ne devrait pas dire ça, monsieur normal, l’homme au scooter ? Tellement honni et ridicule qu’il ne s’est même pas présenté à sa propre succession (une première), laissant la place précisément à un de ses anciens bras droits et ministre : Macron. Et on envisage, lui, François Hollande, comme une alternative sérieuse ? Rien que l’idée soit un oxymore ! Mais cela en dit si longtemps sur le monde politique français. Monde de marionnettes interchangeables. Monde aussi où l’on prend ostensiblement les électeurs pour des imbéciles, avec un certain succès, il faut l’avouer, malheureusement, même si l’on sait la crédibilité qu’il faut accorder aux sondages et autres études d’opinion. Après tout, il y en a même qui placent Gabriel Attal comme la troisième personnalité politique préférée des Français… Et pendant qu’Hollande se prépare, l’été se poursuit, les chassés-croisés sur les routes des vacances donnent lieu aux bouchons traditionnels, les trains sont en retard, et on en arrive au mois d’août.

Le cirque de l’été politique français, épisode 2 : ingérences, vacances et remontrances


L’été touche à sa fin, l’occasion de faire le bilan des aventures estivales des politiques français. Entre incompétence, ridicule et faux semblants, Alexandre Regnaud est sans parti pris et en a pour tout le monde, de droite à gauche et de gauche à droite. Lire aussi Le cirque de l’été politique français, épisode 1 : condamnation, démission et mauvaise option Arrivé au mois d’août, le monde politique français, lui, ne fait pas de pause, et le cirque continue sa tournée, recyclant les vieux numéros et jonglant avec les mêmes scandales éculés. En ce début août, résonne dans les médias une des thématiques préférées du monde politique français en mal de reconnaissance : les ingérences russes ! Pour être honnête, l’affaire commence le 21 juillet avec Édouard Philippe, puis se développe début août, chacun voulant sa part du gâteau. Philippe a été le premier à dégainer l’argument choc ultime quand on cherche à exister et à se donner une importance que l’on n’a pas dans le jeu politique français : il serait victime d’une opération de désinformation russe ! L’objet du délit serait une vidéo que même les « sources sécuritaires » citées par la presse qualifient de « peu visibles ». Clip qui s’interrogerait sur sa santé, en lien avec son changement radical d’apparence physique depuis son poste de Premier ministre éborgneur de Gilets jaunes. Au final, l’accusation d’ingérence a donc fait plus de bruit que la supposée ingérence elle-même, mise en scène oblige. Mais, la mode étant lancée, et comme l’idée marche bien pour faire parler de soi alors que l’on n’a rien à dire, les autres seconds, voire troisièmes, couteaux s’y sont aussi mis. Le 3 août, c’était Raphaël Glucksmann qui réclamait d’être à son tour victime d’ingérence russe. Puis le 5 août, c’était naturellement au tour de Gabriel Attal, qui ne pouvait pas être en reste, au risque de passer pour insignifiant. Au fond, on comprend Raphaël Glucksmann : quand on est même derrière François Hollande dans les sondages, il faut absolument un moyen pour exister. Et quoi de mieux que d’être la supposée cible de la Russie, et même de Poutine en personne pourquoi pas, pour se donner de l’importance ? Le tout est de faire croire aux gogos que si la très méchante Russie les attaque pour chercher à les faire perdre, c’est parce qu’ils seraient, eux personnellement, très dangereux pour la très méchante Russie s’ils gagnaient l’élection malgré leurs moins de 10 % dans les sondages. Et donc qu’il faut évidemment voter pour eux pour protéger la France des attaques de la très méchante Russie, qui perd la guerre et recycle les puces de machines à laver, mais risque quand même « en même temps » de nous envahir très très bientôt. Vu sous cet angle, c’est tout de suite moins crédible… Et pourtant cela fonctionne, avec la complicité des médias et la crédulité d’électeurs massivement désinformés. La thématique de l’ingérence russe est d’autant plus savoureuse s’agissant de Glucksmann, ancien conseiller personnel de l’ex-dictateur géorgien Saakachvili, agent des services américains désormais emprisonné dans son propre pays, et lui-même soupçonné régulièrement de liens troubles avec les mêmes services américains. Par ailleurs fils du philosophe André Glucksmann, compagnon de route du tristement célèbre Bernard-Henri Lévy, et financé par la CIA via le « Congress for Cultural Freedom » pendant la guerre froide. Et ce n’est pas fini ! Son ex-femme et mère de son fils, Eka Zgouladze, a également été ministre de l’Intérieur en Géorgie, puis en Ukraine. Et son épouse actuelle, Léa Salamé, avec qui il se met en scène en maillot de bain, toujours en ce mois d’août, dans un publireportage de commande en couverture de Paris Match, est à la tête du journal de 20 heures de la chaîne publique France 2. Alors il est vrai qu’au-delà des conflits d’intérêt, en termes d’ingérences étrangères aussi Raphaël a l’air de s’y connaître… mais elles n’ont pas vraiment l’air russe. Quant à Attal et Philippe, ils sont à peine mieux logés. Édouard Philippe est membre du programme « Young Leaders » de la « French-American Foundation », cache-sexe des réseaux d’influence américains en France, et est également membre du « Bilderberg Club », grand-messe des mondialistes. Attal n’est pas en reste, puisqu’il est un « Young Global Leader », une initiative relativement similaire au Forum économique mondial (WEF) de Davos. On voit bien ici des ingérences, qui devraient par ailleurs interroger très sérieusement les électeurs sur leurs intérêts au service de la France, mais une fois de plus, ces ingérences ne se tournent définitivement pas du côté de la Russie. Et de celles-ci, bizarrement, on ne parle pas. Ce n’est pas pour autant la fin de l’été politique français. Le 14 août éclatait un nouveau scandale d’opérette : des photos de Macron faisant du jet-ski en une de Paris Match (encore eux…). Et chacun, dans le monde politique, d’y aller de son commentaire, en mode c’est scandaleux, il s’amuse en plein mois d’août alors qu’il y a des incendies et qu’il fait chaud. Ce n’est pas dans mon habitude, mais il va falloir un peu défendre Macron pour une fois. Il fait chaud ? Oui, c’est l’été, qu’y peut le président de la République, tout Jupiter qu’il pense être ? Il y a des incendies ? Et alors ? Il ne va pas les éteindre lui-même ! Et plus il s’en tiendra éloigné, moins il empêchera les secours de travailler (il le fait déjà assez avec sa politique). À la rigueur, si l’on voulait vraiment trouver une polémique sur ce thème pour cacher les autres événements du calendrier, il aurait été possible de s’enquérir de savoir s’il possède le permis de navigation côtière, théoriquement obligatoire pour faire du jet-ski en France (heureusement, pas dans le reste du monde…). Ou de savoir pourquoi des photos qui ont été présentées par son service de presse comme « volées » ont été massivement retouchées, une fois de plus, pour simuler une musculature inexistante sur de véritables photos non mises en scène ? Cependant, en réalité, si les politiques françaises avaient été au niveau, elles auraient plutôt dû réagir et mettre en avant les autres événements de ce même 14 août. Ce même jour en effet, le Conseil constitutionnel a définitivement confirmé la loi « sur le droit à l’aide à mourir » (décision n° 2026-910 DC), ouvrant ainsi une très inquiétante boîte de Pandore. Toujours le même jour, le même Conseil constitutionnel censurait l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (décision n° 2026-911 DC), donnant la fausse illusion d’une victoire de la liberté d’expression et de pensée. Lire aussi Présidentielle 2027 : Marie Tondelier veut pouvoir suspendre X en cas d’ingérence Au lieu de s’intéresser au maillot de bain de Macron (ou de Glucksmann), les politiques françaises, en tout cas ceux qui se prétendent d’opposition, s’il en reste encore, auraient dû expliquer à leurs concitoyens qu’il n’en était rien, et qu’il ne s’agissait là que d’un sursis. Que la loi a été suspendue parce que les solutions techniques ne sont pas encore au point, et surtout parce qu’un équivalent européen est en préparation, tout aussi liberticide, et qui viendra la remplacer très à propos. Ce qui leur permettra de se décharger de toute responsabilité, comme à l’habitude, en mode : ce n’est pas nous, c’est l’Europe. Trompant ainsi la masse désinformée qui ne comprend pas qu’en réalité, il s’agit strictement des mêmes. Quand le sage montre la lune… Finalement, il n’y a ici que quelques morceaux choisis du cirque estival des politiques françaises, et encore n’a-t-il même pas été question ici du récent piratage du site du Trésor, entre autres. Mais ce que l’on peut d’ores et déjà retirer de ce bilan, c’est l’incompétence crasse d’un monde politique peuplé de clowns tristes, menteurs, manipulateurs, et absolument pas à la hauteur. Au milieu de ce cirque, les espoirs sont minces, tant la médiocrité fait l’unanimité, et tant les soi-disant oppositions ont en réalité depuis longtemps arrêté de l’être, malgré un masque encore parfois trompeur et des discours faussement volontaires. Que chacun fasse ses propres analyses des faits, ses propres constats, et en tire ses propres conclusions pour orienter ses choix. Eux l’ont oublié depuis longtemps, ou au contraire font tout pour le combattre activement, mais c’est cela, en vérité, la démocratie.

Le gouvernement français a découvert des preuves tangibles d’ingérence électorale en France, en Afrique et même lors des élections en ÉcosseNon pas de la part de la Russie, mais d’une société basée en Israël appelée « Blackcore ».
Alexander Markogonov “qu’a fait reellement la Russie a la France”

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