le siège de Saudi Aramco dévasté, le bureau du PDG touché

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🇬🇧 — Ministère britannique des Affaires étrangères :

Nous déconseillons les voyages en Arabie saoudite en raison de l’aggravation des risques sécuritaires liés aux opérations yéménites visant des sites à l’intérieur du royaume.

Les opérations yéménites ciblant les aéroports, les installations militaires et les infrastructures énergétiques se multiplient à travers l’Arabie saoudite.

De nouvelles opérations yéménites contre les aéroports saoudiens sont très probables, avec un risque de perturbations et d’annulations de vols.

Nous conseillons aux personnes souhaitant quitter l’Arabie saoudite de se rendre par voie terrestre dans un pays voisin, puis de prendre un vol depuis ce pays.

Le non-respect de nos avertissements concernant les voyages peut entraîner l’invalidation de l’assurance voyage.

🇮🇱🇸🇦 — Les conditions de Tel-Aviv pour fournir une aide défensive à l’Arabie saoudite

Le journal israélien Yedioth Ahronoth a révélé que Washington avait demandé à Tel-Aviv d’aider l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen, ainsi que les conditions posées par Israël.

Washington a demandé à l’armée israélienne d’apporter son aide au royaume saoudien pour faire face aux menaces provenant du Yémen.

En contrepartie de la fourniture de systèmes de défense, Tel-Aviv réclame d’importantes contreparties stratégiques, notamment la normalisation des relations et l’abandon de l’idée de créer un État palestinien.

🇺🇸 — Trump :« Si vous avez un doute sur le prénom d’une personne originaire du Moyen-Orient, dites simplement “Mohammed”. Vous avez environ 65 % de chances de tomber juste.Je fais ça depuis des années. Je ne me suis jamais trompé. »
🇺🇸 — Trump à propos du détroit d’Ormuz :« Que ressentiraient les pays arabes si nous changions le nom du détroit en “détroit de Trump” ?
Nous pourrions le faire facilement. »

La guerre au Yémen a atteint Riyad. Ansar Allah a frappé à plusieurs reprises le principal aéroport de la capitale saoudienne au cours de la semaine dernière, tuant 13 personnes lors de l’attaque la plus meurtrière sur le sol saoudien depuis plus d’une décennie, tandis que les avions de combat saoudiens pilonnent le nord du Yémen et que l’offensive terrestre soutenue par Riyad marque le pas. Ryan Grim s’entretient avec le Dr Shireen Al-Adeimi, chercheuse yéméno-américaine à l’université d’État du Michigan, et le Dr Annelle Sheline, du Quincy Institute, ancienne responsable du Département d’État qui a démissionné pour protester contre le soutien américain au génocide à Gaza. Elles discutent de la manière dont Ansar Allah a renversé le cours d’une guerre de 11 ans contre l’Arabie saoudite, d’un siècle d’ingérence saoudienne au Yémen, des raisons pour lesquelles MBS refuse de se retirer, des implications de cette guerre pour la Vision 2030, du clivage nord-sud au Yémen, du mythe selon lequel Ansar Allah serait un mandataire de l’Iran, et de la question de savoir si Trump va se joindre au conflit.

Le Yémen a été colonisé ou dominé par deux principales puissances selon les régions :

L’Empire britannique a colonisé le Yémen du Sud. Il a pris le contrôle du port stratégique d’Aden en 1839, puis a étendu son influence sur le protectorat et la colonie d’Aden jusqu’à son indépendance en 1967.

L’Empire ottoman (la Turquie) a exercé sa souveraineté et dominé le Yémen du Nord pendant de longues périodes (notamment via le Vilayet du Yémen jusqu’en 1918), avant que cette zone ne devienne indépendante.

Le pays actuel du Yémen n’a pas changé de nom global depuis l’Antiquité, mais son territoire était divisé en deux États distincts avant sa réunification en 1990.

Voici comment s’appelait le Yémen avant sa fusion le 22 mai 1990 :

Le Yémen du Nord : Son nom officiel était la République arabe du Yémen. Avant de devenir une république en 1962, cette région s’appelait le Royaume moutawakkilite du Yémen.

Le Yémen du Sud : Son nom officiel était la République démocratique populaire du Yémen. Avant son indépendance en 1967, ce territoire était sous contrôle britannique et regroupait la colonie d’Aden et le protectorat d’Aden.

Plus loin dans l’Histoire

Dans l’Antiquité, la région du Yémen était le cœur de la civilisation de l’Arabie heureuse (Arabia Felix en latin). Ce nom lui avait été donné par les Romains et les Grecs en raison de ses terres fertiles et de sa richesse issue du commerce de l’encens et des épices, ce qui la distinguait du reste du désert d’Arabie. Plusieurs grands royaumes s’y sont succédé, le plus célèbre étant le royaume de Saba.

Oui, les Yéménites sont des Arabes.

L’aménagement linguistique dans le monde

Langue : La langue officielle du Yémen est l’arabe (avec des dialectes locaux comme l’arabe yéménite).

Géographie et histoire : Situé à la pointe sud-ouest de la péninsule Arabique, le Yémen est considéré historiquement par de nombreuses traditions anthropologiques et généalogiques arabes comme l’un des berceaux originels des peuples arabes (notamment lié aux racines des tribus sud-arabiques ou Qahtanites).

Identité : La quasi-totalité de la population se définit et est reconnue comme faisant partie intégrante du monde arabe, tout en possédant une culture, une histoire (royaumes antiques de Saba ou de Himyar) et des traditions architecturales et sociales propres.

L’histoire du Yémen remonte à l’Antiquité, marquée par de grandes civilisations, des divisions politiques modernes et des conflits persistants.

Le berceau des civilisations : Le Yémen est l’une des régions les plus anciennes de peuplement et de civilisation au Moyen-Orient, grâce au commerce de l’encens et de la myrrhe.

Archéologie | culture.gouv.fr

Le royaume de Saba : Fondé vers le Ier millénaire avant notre ère (avec la capitale historique à Marib), il est célèbre dans les traditions bibliques et coraniques (notamment à travers la figure de la reine de Saba).

L’Empire Himyarite : Au IIIe siècle de notre ère, le royaume de Himyar unifie le sud de la péninsule Arabique et adopte le judaïsme comme religion officielle au IVe siècle.

Les clés du Moyen-Orient

2. L’islamisation et le Moyen Âge

Arrivée de l’islam : Le pays adopte l’islam dès 632 et devient un centre important de la théologie islamique (notamment chaféite).

L’imamat zaïdite : À la fin du IXe siècle (en 897), l’imam al-Hâdî fonde l’imamat zaïdite (courant chiite) dans le nord du pays, marquant la structure politique et religieuse des hauts plateaux pour des siècles.

Les clés du Moyen-Orient

Les Ottomans et les Britanniques : Au XIXe siècle, la région est tiraillée : l’Empire ottoman prend le contrôle de Sanaa au nord, tandis que l’Empire britannique s’empare du port stratégique d’Aden au sud en 1839.

3. La division moderne (Nord et Sud)

Yémen du Nord : Après le départ des Ottomans en 1918, le Nord devient un royaume, puis la République arabe du Yémen à la suite d’une révolution et d’une guerre civile (1962–1970).

Perspective Monde

Yémen du Sud : Après le retrait des Britanniques en 1967, le Sud devient la République démocratique populaire du Yémen, un État socialiste et communiste allié à l’Union soviétique.

4. Instabilité et guerres contemporaines

Tensions internes : Des soubresauts politiques, une guerre civile de courte durée en 1994 et des rébellions dans le Nord (comme le mouvement houthi à partir de 2004) fragilisent le pouvoir central.

La guerre actuelle : En 2014–2015, les rebelles houthis s’emparent de la capitale Sanaa, déclenchant l’intervention d’une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite en mars 2015. Ce conflit prolongé a engendré une grave crise humanitaire.

Des formules telles que « siège dévasté » ou « bureau du PDG touché » suscitent immédiatement l’attention, mais elles ne constituent pas, à elles seules, une confirmation des faits. Elles présentent une situation comme particulièrement grave sans indiquer précisément qui l’a observée, quand elle se serait produite, ni sur quels éléments repose cette description. À ce stade, il convient donc de traiter ces expressions comme une affirmation rapportée qui demande à être vérifiée, et non comme une information établie. Cette distinction est essentielle lorsqu’il est question d’un site stratégique et d’éventuels dommages importants.

Les mots employés peuvent aussi recouvrir des réalités très différentes. « Dévasté » peut évoquer des destructions étendues, mais la formule ne précise pas si elle désigne une partie limitée des locaux, un bâtiment entier ou l’ensemble du siège. De même, l’affirmation selon laquelle le bureau du PDG aurait été touché ne permet pas de savoir si la pièce elle-même aurait subi des dégâts, si elle se situerait dans une zone affectée ou si l’expression est utilisée de manière approximative. Sans date, lieu exact, description vérifiable et source clairement identifiée, ces formulations restent difficiles à évaluer.

Les questions centrales sont donc simples, mais indispensables : que se serait-il passé, où et quand ? Quelles parties du bâtiment seraient concernées, et quelle est l’ampleur réelle des dommages allégués ? Enfin, quelles sources indépendantes permettent de confirmer ces éléments, au-delà de publications qui reprennent éventuellement une même affirmation initiale ? Une vérification sérieuse doit distinguer les déclarations officielles, les témoignages, les images géolocalisées et les informations relayées sans preuve accessible. Tant que ces points ne sont pas éclaircis, la prudence s’impose : présenter l’allégation comme confirmée risquerait de transformer une formule spectaculaire en fait apparent, sans fondement suffisamment établi.

À ce stade, les informations disponibles dans le dossier ne permettent pas d’établir une chronologie vérifiée des dégâts allégués au siège de Saudi Aramco. Aucune date précise de l’incident, aucun témoignage attribué et aucune déclaration officielle datée ne sont fournis. Il serait donc hasardeux de présenter une heure ou une séquence comme confirmée, ou de désigner une publication particulière comme le premier signalement.

Pour reconstituer les faits, il faut distinguer trois moments souvent confondus dans les récits en ligne : l’heure à laquelle l’incident aurait eu lieu, celle à laquelle des témoins ou des médias ont commencé à en parler, puis celle à laquelle une autorité ou l’entreprise a réagi. Ces repères peuvent différer de plusieurs heures, notamment lorsque des images circulent avant qu’elles soient localisées ou authentifiées. Une publication précoce ne prouve pas, à elle seule, que les dommages se sont produits à l’heure qu’elle avance.

La confirmation exige des éléments indépendants et vérifiables : communiqué d’Aramco, déclaration des autorités saoudiennes, reportage de médias reconnus citant leurs sources, ou images dont le lieu et la date ont été authentifiés. En l’absence de tels éléments, les affirmations portant sur l’ampleur des dégâts, leur origine ou d’éventuelles victimes doivent rester présentées comme des allégations. Les photographies et vidéos partagées sur les réseaux sociaux ne suffisent pas sans vérification de leur contexte.

Il convient donc de retenir, pour l’instant, une distinction nette entre le signalement d’un incident et sa confirmation. Sans source datée attribuable ni prise de position officielle vérifiable, il n’est pas possible de fixer une chronologie fiable ni d’affirmer que le siège a effectivement subi des dégâts. Toute mise à jour devrait préciser l’heure locale, l’auteur de l’information et les éléments qui la corroborent, en signalant explicitement ce qui reste incertain.

Dans les informations faisant état de dégâts au « siège » de Saudi Aramco, le premier point à établir est le lieu précisément visé par cette expression. Le siège social du groupe est situé à Dhahran, dans la Province orientale de l’Arabie saoudite. Toutefois, dans les comptes rendus d’actualité, le mot « siège » peut désigner plus largement un bâtiment administratif, un ensemble de bureaux ou un site où travaillent des équipes de direction. Sans adresse, nom de bâtiment ni confirmation officielle, ces termes ne permettent pas toujours d’identifier le périmètre concerné.

Cette distinction est importante, car les activités de Saudi Aramco ne se limitent pas à ses locaux de direction. Le groupe exploite des champs pétroliers et gaziers, des installations de traitement, des raffineries et des infrastructures de transport et d’exportation, répartis sur différents sites. Un bureau administratif peut héberger des fonctions de gestion, de finance, de communication ou de coordination, sans être lui-même une installation de production. Il ne faut donc pas déduire d’une information concernant des bureaux que des puits, des unités de raffinage ou des équipements d’exportation ont également été touchés.

De même, la présence de responsables ou d’équipes opérationnelles dans un complexe de bureaux ne signifie pas que celui-ci abrite les installations industrielles dont ils assurent le suivi. Pour évaluer les conséquences d’un incident, il faut savoir si les dégâts ont été confirmés, quels bâtiments sont concernés et si des équipements liés aux opérations ont été affectés. La localisation seule ne suffit pas à établir une interruption de production ni une baisse des capacités du groupe.

En l’absence d’éléments vérifiables sur le site exact et la nature des dommages, il convient de conserver une formulation prudente. Les informations relatives à un siège ou à des bureaux administratifs doivent être distinguées des confirmations portant sur des installations pétrolières ou gazières. Cette séparation évite de confondre atteinte à des locaux et perturbation de la production, deux faits qui nécessitent des preuves distinctes.

L’affirmation selon laquelle le bureau du PDG de Saudi Aramco aurait été touché doit être examinée séparément des informations générales faisant état de dégâts au siège. La fonction de directeur général est occupée par Amin H. Nasser, mais cette identification ne permet pas, à elle seule, de confirmer que son bureau a subi des dommages ni même que ce local se trouvait dans la partie affectée du bâtiment. Les deux affirmations ne sont pas équivalentes.

Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir de manière indépendante que le bureau personnel du dirigeant a été atteint. En l’absence d’une déclaration précise de l’entreprise, d’images vérifiables ou de comptes rendus attribués à des sources identifiables, il convient de qualifier ce détail de non confirmé. Cela ne signifie pas que l’allégation a été démentie : une absence de confirmation publique ne constitue pas, en soi, une réfutation. Il faut donc éviter de transformer une mention circulant dans des publications ou des reprises médiatiques en constat établi.

La localisation d’Amin H. Nasser au moment des faits demeure également inconnue, à moins qu’une source fiable ne fournisse une confirmation explicite. La référence à son bureau ne prouve pas qu’il s’y trouvait, ni qu’il était présent dans l’immeuble. Il serait donc injustifié d’en déduire qu’il a été exposé à l’incident. De même, aucun élément vérifiable cité ici ne permet de confirmer une blessure, ou d’affirmer qu’il n’y en a pas eu. Ces points doivent rester ouverts tant qu’ils ne sont pas étayés.

Pour rendre compte de cette information avec rigueur, il faut distinguer quatre questions : l’identité du PDG, généralement établie par les informations de l’entreprise ; sa présence éventuelle sur place, non établie ici ; l’état de son bureau, non confirmé ; et l’existence de blessures, elle aussi non confirmée. Une mise à jour devrait préciser la source et la date de toute déclaration officielle, sans confondre silence, démenti et confirmation. À ce stade, la formulation prudente est que l’allégation concernant le bureau du PDG n’est pas vérifiée, et qu’aucune conclusion fiable ne peut être tirée sur sa présence ou son état de santé.

Face à des images présentées comme montrant des dégâts au siège de Saudi Aramco, la première étape consiste à retrouver leur origine. Recherchez la publication la plus ancienne accessible, puis identifiez le compte, le média ou le témoin qui l’a diffusée. Une date affichée sur une plateforme ne prouve pas nécessairement que le contenu a été enregistré ce jour-là : une vidéo peut avoir été remise en ligne, recadrée ou accompagnée d’une légende nouvelle. Les outils de recherche inversée d’images et les recherches par mots-clés peuvent aider à repérer des versions antérieures, mais leurs résultats doivent eux-mêmes être évalués avec prudence.

Lorsque les fichiers originaux sont disponibles, examinez leurs métadonnées, notamment la date de création, l’appareil utilisé et, parfois, les coordonnées géographiques. Ces données peuvent être absentes ou modifiées lors d’un transfert sur les réseaux sociaux ; elles constituent donc des indices, non une preuve décisive. Il est également utile de comparer les façades, les routes, les panneaux, la végétation et les installations visibles avec des photographies antérieures du site ou des vues cartographiques. Des détails architecturaux précis peuvent révéler qu’une scène a été filmée ailleurs.

Observez aussi la cohérence de la lumière et de l’environnement. La direction et la longueur des ombres doivent correspondre à l’heure et à la position supposées du soleil. La météo, la visibilité, l’état des sols et les conditions de circulation peuvent être confrontés aux relevés ou aux images disponibles pour la date annoncée. Des incohérences ne suffisent pas toujours à invalider un contenu, car l’angle de prise de vue ou le montage peuvent tromper, mais elles justifient une vérification supplémentaire.

Enfin, distinguez l’authenticité d’une image de l’exactitude de son interprétation. Une séquence réelle peut être ancienne, provenir d’un autre lieu ou montrer un incident sans rapport avec les affirmations qui l’accompagnent. Croisez les témoignages et les contenus viraux avec plusieurs médias reconnus, des reportages indépendants et des déclarations attribuées à des responsables ou à des organismes identifiables. Vérifiez la date, le lieu et le contexte rapportés par chaque source, et attendez des confirmations concordantes avant de partager une conclusion. En l’absence de corroboration, présentez l’information comme non vérifiée plutôt que comme un fait établi.

Pour établir si le siège de Saudi Aramco a été endommagé, il faut distinguer les déclarations directes des reprises d’informations. Une confirmation de l’entreprise devrait provenir d’un communiqué, d’un porte-parole identifié ou d’un canal officiel vérifiable. De même, une déclaration des autorités saoudiennes ou des services de secours ne peut être attribuée à ces organismes que si son origine et ses termes sont accessibles. En l’absence de tels éléments, la circulation d’une affirmation ne constitue pas, à elle seule, une confirmation.

Les messages publiés sur les réseaux sociaux et les dépêches peuvent fournir des pistes, mais leur portée dépend de leurs sources. Une dépêche qui cite un responsable nommé, un communiqué ou un témoin identifiable n’a pas le même statut qu’un texte renvoyant à des sources anonymes ou reprenant une publication sans vérification indépendante. Il importe aussi de séparer les informations sur un incident dans la région de celles qui concernent précisément le siège de l’entreprise : la proximité géographique ne prouve ni un impact sur le bâtiment ni l’étendue de dégâts.

Les journalistes indépendants peuvent contribuer à vérifier les faits en recoupant des témoignages, des images géolocalisées, des documents et des déclarations officielles. Toutefois, une image non datée ou provenant d’un compte dont l’identité n’est pas établie ne permet pas, à elle seule, de confirmer le lieu ou le moment d’un dommage. Lorsque les médias rapportent des versions divergentes, celles-ci doivent être présentées avec leur attribution, sans transformer une affirmation rapportée en constat établi.

À ce stade, toute conclusion dépend donc de la disponibilité de preuves publiques et de déclarations attribuables. En l’absence de confirmation directe de Saudi Aramco ou des autorités, et sans vérification indépendante publiée, il convient de qualifier les informations faisant état de dégâts comme non confirmées. Cette formulation prudente ne démontre pas qu’aucun dommage n’a eu lieu ; elle décrit simplement les limites des éléments vérifiables.

Les conséquences pour Saudi Aramco dépendraient d’abord de la nature et de l’étendue des dégâts signalés, ainsi que de leur localisation précise. Tant que ces éléments ne sont pas confirmés par des informations fiables, il est impossible d’évaluer l’impact opérationnel ou financier de l’incident. Les scénarios doivent donc rester conditionnels.

Si les dommages concernaient uniquement des espaces de bureaux, la priorité serait la sécurité des salariés, des visiteurs et des équipes de secours. L’entreprise pourrait restreindre temporairement l’accès au bâtiment, procéder à des vérifications structurelles et organiser l’évacuation ou le relogement des personnels. La durée de ces mesures dépendrait notamment de l’état des lieux et des résultats des inspections.

Une perturbation des locaux administratifs pourrait également ralentir certaines fonctions, comme la coordination interne, les réunions ou le traitement de documents. Son ampleur dépendrait de la possibilité de travailler depuis d’autres sites ou à distance, ainsi que de la disponibilité des systèmes informatiques et des moyens de communication. Des procédures de continuité d’activité pourraient limiter les retards, sans pour autant garantir qu’aucune fonction ne soit affectée.

Il convient toutefois de distinguer les bureaux des installations liées directement à la production, au traitement ou à l’acheminement du pétrole. Des dégâts dans un immeuble de siège ne suffisent pas, à eux seuls, à conclure à une interruption de la production pétrolière. Une telle conclusion nécessiterait des éléments confirmés sur les sites opérationnels concernés et sur leur état de fonctionnement. En l’absence de ces données, aucun volume perdu ni aucune conséquence sur l’approvisionnement ne peut être avancé.

Enfin, les marchés et les partenaires commerciaux pourraient attendre des précisions sur la sécurité, les activités touchées et les mesures prises. La communication de l’entreprise, fondée sur des faits vérifiés, aiderait à distinguer les perturbations administratives d’éventuels effets sur les opérations. Toute estimation de coûts, de délais ou d’impact financier devrait attendre des informations confirmées et suffisamment détaillées.

Saudi Aramco occupe une place centrale dans l’économie saoudienne et sur les marchés énergétiques mondiaux. L’entreprise exploite des installations liées à l’extraction, au traitement, au transport et à l’exportation du pétrole et du gaz. Son siège constitue un centre administratif et opérationnel important, mais les informations disponibles sur d’éventuels dégâts doivent être distinguées des faits confirmés concernant les infrastructures de production. À ce stade, toute évaluation de l’impact dépend de vérifications indépendantes et de communications officielles précises.

La sensibilité de ces installations tient à leur rôle économique, à leur taille et à leur intégration dans des chaînes d’approvisionnement qui dépassent les frontières du royaume. Une perturbation matérielle ou opérationnelle peut donc susciter une attention particulière des autorités, des marchés et des acteurs du secteur énergétique. Cette attention ne permet toutefois pas, à elle seule, de conclure qu’une activité pétrolière a été interrompue, que les exportations sont affectées ou que les dégâts rapportés concernent des équipements stratégiques. Il importe de séparer la localisation d’un incident, son ampleur et ses conséquences, qui sont des questions distinctes.

Le contexte régional peut éclairer la prudence avec laquelle les informations sont examinées. Les tensions et les épisodes de sécurité dans la région conduisent régulièrement les gouvernements et les entreprises à renforcer la surveillance de sites sensibles et à contrôler les communications avant de confirmer un événement. Elles ne constituent cependant pas une preuve de l’origine d’un incident particulier. En l’absence d’éléments vérifiables, il serait prématuré d’attribuer une responsabilité, de désigner un auteur ou de relier les faits à une intention militaire. Les réactions publiques peuvent refléter des mesures de précaution plutôt qu’une confirmation de dommages étendus. Pour apprécier la situation, les éléments les plus utiles restent les déclarations identifiables de l’entreprise et des autorités compétentes, ainsi que les confirmations provenant de sources indépendantes. Jusqu’à leur publication, la portée des informations faisant état de dégâts demeure à établir.

À ce stade, il convient de distinguer les informations établies des affirmations qui restent à confirmer. Le fait que des informations circulent au sujet de dégâts au siège de Saudi Aramco ne suffit pas, à lui seul, à établir leur ampleur ni même les circonstances précises. Sans documentation vérifiable, la nature des dommages, leur étendue et l’emplacement exact concerné doivent être considérés comme des éléments en attente de confirmation officielle ou indépendante.

Plusieurs questions importantes demeurent également ouvertes : des personnes ont-elles été blessées ou tuées ? Quelle est l’origine des dégâts et qui en serait responsable ? Le fonctionnement du siège, les activités de l’entreprise ou ses opérations plus larges ont-ils été affectés ? En l’absence d’informations recoupées, il serait prématuré d’avancer des réponses catégoriques. Les déclarations attribuées à des témoins, les images partagées sur les réseaux sociaux ou les premières dépêches peuvent contribuer à documenter l’événement, mais leur date, leur lieu et leur authenticité doivent être vérifiés avant d’en tirer des conclusions.

Le bilan pourra être actualisé si Saudi Aramco ou les autorités compétentes publient un communiqué détaillé précisant les faits, les éventuelles victimes et les conséquences opérationnelles. Des images authentifiées, des éléments géolocalisés et datés, ainsi qu’une enquête indépendante pourraient aussi aider à établir où les dégâts se sont produits et dans quelles circonstances. Pour suivre l’affaire avec prudence, comparez les informations provenant de sources reconnues et recherchez les confirmations directes plutôt que de vous fier à une publication isolée. Avant de partager une nouvelle mise à jour, vérifiez systématiquement sa date, son origine et les preuves qu’elle présente : ces précautions limitent la diffusion d’images anciennes, de rumeurs ou d’interprétations non confirmées.

🇺🇸 — Axios, citant un responsable américain :

La Maison-Blanche a suspendu les frappes contre les missiles et les drones iraniens dans le détroit d’Ormuz afin d’éviter une escalade avant les élections.

La suspension des frappes a rendu l’Iran plus audacieux dans ses attaques visant à faire grimper les prix du pétrole et à exercer une pression sur Trump.

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