
Leur point commun : des mandats qui courent bien au-delà de 2027 et le départ d’Emmanuel Macron.
1.Conseil constitutionnel · Richard Ferrand (2025-2034). Il a rejoint Macron dès 2016 comme secrétaire général d’En Marche. Sa nomination a été validée à une voix près, grâce à l’abstention des députés RN. Le gardien de la Constitution jugera les lois du prochain président jusqu’en 2034.
2.Cour des comptes · Amélie de Montchalin (2026, jusqu’à la limite d’âge). Ministre en exercice au moment de sa nomination, elle devra entériner la certification des comptes de l’État qu’elle a elle-même élaborés. Nommée à 40 ans, elle est inamovible jusqu’à la retraite, fixée à 68 ans. Le Parlement n’a pas eu son mot à dire.
3.Banque de France · Emmanuel Moulin (2026-2032). Ex-secrétaire général de l’Élysée, il a été nommé grâce au départ anticipé de Villeroy de Galhau : c’est Macron, et non son successeur, qui a choisi. L’Assemblée a dit non, le vote du Sénat a empêché le veto.
4.BCE · succession de Christine Lagarde (départ le 7 février 2027). Elle part près de neuf mois avant la fin de son mandat, ce qui permet à Macron de peser sur le choix de son successeur avant la présidentielle.
5.Conseil d’État · Marc Guillaume (2026-2033 environ). Secrétaire général du gouvernement à partir de 2015, puis préfet d’Île-de-France en 2020. L’ancien patron de la machine gouvernementale dirige désormais la juridiction qui la contrôle.
6.Conseil d’État, contentieux · Christine Maugüé (2026-2031). Sa section juge les conflits entre citoyens et administration. Les présidents de section sont nommés sur proposition du garde des Sceaux et du vice-président , lui-même tout juste nommé par Macron. C’est une chaîne de nominations.
7.Arcom · Martin Ajdari (2025-2031). Le régulateur des médias, qui veille au pluralisme et aux temps de parole, sera présidé pendant la campagne de 2027 par un homme nommé par le président sortant.
8.Caisse des dépôts · Olivier Sichel (2025-2030). C’est le bras financier de l’État : la Caisse a financé deux logements sur cinq en 2024. Profil maison, mais choisi par l’Élysée pour tout le prochain quinquennat.
9.Défenseur des droits · François-Noël Buffet (2026-2032). Sénateur LR, il a été ministre auprès du ministre de l’Intérieur en décembre 2024. Validé par 43 voix contre 39, il est très contesté dans les milieux associatifs et à gauche. L’institution qui défend les citoyens face à l’État est confiée à un ancien ministre de l’Intérieur.
Ce n’est plus une suite de nominations, c’est une architecture, celle d’un président qui, ne pouvant briguer un troisième mandat, installe son camp au cœur des contre-pouvoirs avant de rendre les clés et possiblement devoir rendre des comptes..
Quel que soit le vainqueur de 2027, il gouvernera sous l’œil d’institutions choisies par son prédécesseur.
C’est bien sûr un héritage que les électeurs n’auront jamais validé et encore moins souhaité..
C’est méthodique.
- En dix-huit mois, Emmanuel Macron a installé des proches à la tête des institutions censées contrôler le pouvoir : celle qui juge les lois, celle qui juge les comptes, celle qui gère la monnaie, celle qui juge l’administration.
Leur point commun : des mandats qui courent bien au-delà de 2027 et le départ d’Emmanuel Macron.
1.Conseil constitutionnel · Richard Ferrand (2025-2034). Il a rejoint Macron dès 2016 comme secrétaire général d’En Marche. Sa nomination a été validée à une voix près, grâce à l’abstention des députés RN. Le gardien de la Constitution jugera les lois du prochain président jusqu’en 2034.
2.Cour des comptes · Amélie de Montchalin (2026, jusqu’à la limite d’âge). Ministre en exercice au moment de sa nomination, elle devra entériner la certification des comptes de l’État qu’elle a elle-même élaborés. Nommée à 40 ans, elle est inamovible jusqu’à la retraite, fixée à 68 ans. Le Parlement n’a pas eu son mot à dire.
3.Banque de France · Emmanuel Moulin (2026-2032). Ex-secrétaire général de l’Élysée, il a été nommé grâce au départ anticipé de Villeroy de Galhau : c’est Macron, et non son successeur, qui a choisi. L’Assemblée a dit non, le vote du Sénat a empêché le veto.
4.BCE · succession de Christine Lagarde (départ le 7 février 2027). Elle part près de neuf mois avant la fin de son mandat, ce qui permet à Macron de peser sur le choix de son successeur avant la présidentielle.
5.Conseil d’État · Marc Guillaume (2026-2033 environ). Secrétaire général du gouvernement à partir de 2015, puis préfet d’Île-de-France en 2020. L’ancien patron de la machine gouvernementale dirige désormais la juridiction qui la contrôle.
6.Conseil d’État, contentieux · Christine Maugüé (2026-2031). Sa section juge les conflits entre citoyens et administration. Les présidents de section sont nommés sur proposition du garde des Sceaux et du vice-président , lui-même tout juste nommé par Macron. C’est une chaîne de nominations.
7.Arcom · Martin Ajdari (2025-2031). Le régulateur des médias, qui veille au pluralisme et aux temps de parole, sera présidé pendant la campagne de 2027 par un homme nommé par le président sortant.
8.Caisse des dépôts · Olivier Sichel (2025-2030). C’est le bras financier de l’État : la Caisse a financé deux logements sur cinq en 2024. Profil maison, mais choisi par l’Élysée pour tout le prochain quinquennat.
9.Défenseur des droits · François-Noël Buffet (2026-2032). Sénateur LR, il a été ministre auprès du ministre de l’Intérieur en décembre 2024. Validé par 43 voix contre 39, il est très contesté dans les milieux associatifs et à gauche. L’institution qui défend les citoyens face à l’État est confiée à un ancien ministre de l’Intérieur.
Ce n’est plus une suite de nominations, c’est une architecture, celle d’un président qui, ne pouvant briguer un troisième mandat, installe son camp au cœur des contre-pouvoirs avant de rendre les clés et possiblement devoir rendre des comptes..
Quel que soit le vainqueur de 2027, il gouvernera sous l’œil d’institutions choisies par son prédécesseur.
C’est bien sûr un héritage que les électeurs n’auront jamais validé et encore moins souhaité..
C’est méthodique.

Brigitte Macron « née homme » : Candace Owens obtient une première victoire judiciaire, mais le procès continue !
Rebondissement dans le bras de fer judiciaire entre Emmanuel et Brigitte Macron et l’influenceuse américaine Candace Owens, poursuivie pour avoir diffusé la fausse rumeur selon laquelle la Première dame serait née homme.
Un juge du Delaware a décidé d’écarter la responsabilité personnelle de Candace Owens dans cette procédure. En revanche, les poursuites contre ses deux sociétés restent valides.
Concrètement, cette décision pourrait protéger les biens personnels de l’influenceuse en cas de condamnation de ses entreprises.
Autre point crucial : la prescription. Le magistrat envisage l’application du droit français, qui prévoit généralement un délai de trois mois pour agir en diffamation, avec des exceptions pouvant porter ce délai à un an.
Si le juge retient finalement le délai de trois mois, la plainte des époux Macron pourrait être rejetée.
Candace Owens s’est dite « extrêmement reconnaissante » après cette décision.
Pour rappel, le couple Macron accuse l’influenceuse d’avoir sciemment propagé des accusations mensongères afin de gagner en notoriété et de générer des revenus.
Il ne s’agit toutefois pas d’une victoire définitive : la justice américaine n’a pas encore tranché le fond de l’affaire. (BFMTV)
📂🇫🇷 ANALYSE – Comment les médias vont lancer une grande campagne de propagande pour installer un « gouvernement technique » à la tête de l’État Première étape : d’ici l’élection présidentielle de 2027, un événement économique fournira tous les éléments pour imposer l’idée qu’il faut un candidat « technique », capable de vendre l’austérité comme la solution miracle. Deuxième étape : l’annonce de Christine Lagarde, qui se présentera et incarnera à merveille ce gouvernement technique tant voulu par les médias. Elle quittera la présidence de la BCE le 7 février 2027, près de neuf mois avant la fin de son mandat. Elle assure ne pas être candidate, mais elle a prévenu qu’« une voix européenne doit s’exprimer dans le débat présidentiel français ». À partir de ce moment, les candidats du bloc central et de la droite (Retailleau, Philippe, Attal) se retireront un à un, en « prenant acte de la gravité de la situation économique du pays », au profit de Christine Lagarde. Troisième étape : les signaux économiques continueront de clignoter, pour que chaque citoyen se persuade que, s’il ne vote pas pour le candidat de la rigueur, il sera responsable de la faillite. On culpabilisera les candidats et militants qui soutiennent LFI ou le RN, toujours selon le même principe : « nous ou le chaos ». Et le pire, c’est que ça fonctionnera. Ce scénario a déjà été joué. En 2011, en pleine crise de la dette, la Grèce confie le pouvoir à Lucas Papadémos, ancien vice-président de la BCE, et l’Italie à Mario Monti, ancien commissaire européen. En 2021, Rome appelle Mario Draghi, ancien président de la BCE. À chaque fois, le même enchaînement : la dette impose l’urgence, l’urgence impose l’expert, l’expert impose la rigueur. Car une présidentielle ouverte, avec la perspective d’un second tour LFI-RN entre deux programmes rejetés par les marchés, ferait surgir la seule question que le système ne peut pas se permettre : qui décide de nos budgets, et faut-il rester dans l’UE ? Pour eux, le gouvernement technique n’est pas une option, c’est une obligation pour que leur monde continue.
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) November 2, 2026
ANALYSE – Comment les médias vont lancer une grande campagne de propagande pour installer un « gouvernement technique » à la tête de l’État
Première étape : d’ici l’élection présidentielle de 2027, un événement économique fournira tous les éléments pour imposer l’idée qu’il faut un candidat « technique », capable de vendre l’austérité comme la solution miracle.
Deuxième étape : l’annonce de Christine Lagarde, qui se présentera et incarnera à merveille ce gouvernement technique tant voulu par les médias. Elle quittera la présidence de la BCE le 7 février 2027, près de neuf mois avant la fin de son mandat. Elle assure ne pas être candidate, mais elle a prévenu qu’« une voix européenne doit s’exprimer dans le débat présidentiel français ».
À partir de ce moment, les candidats du bloc central et de la droite (Retailleau, Philippe, Attal) se retireront un à un, en « prenant acte de la gravité de la situation économique du pays », au profit de Christine Lagarde.
Troisième étape : les signaux économiques continueront de clignoter, pour que chaque citoyen se persuade que, s’il ne vote pas pour le candidat de la rigueur, il sera responsable de la faillite. On culpabilisera les candidats et militants qui soutiennent LFI ou le RN, toujours selon le même principe : « nous ou le chaos ». Et le pire, c’est que ça fonctionnera.
Ce scénario a déjà été joué. En 2011, en pleine crise de la dette, la Grèce confie le pouvoir à Lucas Papadémos, ancien vice-président de la BCE, et l’Italie à Mario Monti, ancien commissaire européen. En 2021, Rome appelle Mario Draghi, ancien président de la BCE.
À chaque fois, le même enchaînement : la dette impose l’urgence, l’urgence impose l’expert, l’expert impose la rigueur.
Car une présidentielle ouverte, avec la perspective d’un second tour LFI-RN entre deux programmes rejetés par les marchés, ferait surgir la seule question que le système ne peut pas se permettre : qui décide de nos budgets, et faut-il rester dans l’UE ?
Pour eux, le gouvernement technique n’est pas une option, c’est une obligation pour que leur monde continue.

