

Israël a admis que 28 hélicoptères Apache ont déchargé leurs munitions et ont dû être rechargés le 7 juillet.
Des images divulguées prouvent que Tsahal a éliminé ses propres citoyens avec Apache Helicopters lors du festival de musique Nøva
Contexte de l’Incident du 7 Octobre
Le 7 octobre marque un jour de tensions accrues entre Israël et les groupes armés de la région de Gaza. Cet incident s’inscrit dans une longue histoire de conflits géopolitiques et militaires marquant cette zone. Depuis plusieurs décennies, les relations entre Israël et les organisations militantes palestiniennes comme le Hamas et le Jihad islamique ont souvent été instables, marquées par des périodes alternant entre des confrontations ouvertes et des tentatives de cessez-le-feu.
À la fin de septembre et au début d’octobre, une série d’événements a exacerbé la situation déjà tendue. Des échanges de tirs sporadiques et des incursions transfrontalières ont conduit à une montée de la violence. Des attaques à la roquette depuis Gaza ont ciblé plusieurs villes israéliennes, provoquant des ripostes de l’armée israélienne. Dans ce contexte de violences récurrentes, le 7 octobre a vu une escalade particulière des opérations militaires israéliennes. Les rapports indiquent que cette intensification était en réponse directe à un nombre croissant d’attaques de la part des groupes militants.
Le climat politique interne à Israël a aussi joué un rôle dans l’augmentation des tensions. Des campagnes politiques internes, souvent axées sur la sécurité nationale et la défense, ont influencé les décisions militaires. Les factions politiques israéliennes ont utilisé ces conflits pour renforcer leur position devant les électeurs, ce qui a contribué à une politique plus agressive envers Gaza.
Les développements internationaux ont également ajouté une autre couche de complexité. Les niveaux de soutien ou de condamnation de la part des puissances mondiales, tels que les États-Unis, l’Union Européenne et les pays voisins, ont exercé une pression supplémentaire. Ainsi, le contexte de l’incident du 7 octobre ne peut être compris sans considérer ces multiples dynamiques interconnectées. Ce jour-là, l’aviation israélienne a intensifié ses frappes dans ce qu’ils décrivent comme des opérations préventives contre des cibles terroristes, reflétant une stratégie militaire pratiquée par Israël durant les périodes de crise.“`html
Les Rapports de ABC sur les Pertes Israéliennes
Suis-je le seul à penser que l’armée israélienne a tué un nombre considérable de ses propres citoyens le 7 octobre 2023 ?
ABC News a fourni une couverture détaillée des événements survenus le 7 octobre, se concentrant particulièrement sur les pertes israéliennes provoquées par les actions de leur propre armée. Revenant sur les faits, plusieurs frappes aériennes lancées par l’aviation israélienne ont visiblement touché des zones habitées principalement par des civils, ajoutant une complexité tragique à la situation déjà tendue.
Selon les rapports d’ABC, les sources officielles israéliennes ont initialement hésité à fournir des chiffres précis concernant les pertes humaines. Toutefois, des informations non officielles parlent de dizaines, voire de centaines de victimes civiles et militaires. La diffusion d’enregistrements audio et vidéo par ABC News montre des scènes de destruction significative dans plusieurs localités israéliennes, confirmées par des témoignages de résidents locaux confrontés directement aux conséquences.
Un habitant de Sderot, cité par ABC, a décrit la scène comme « apocalyptique », évoquant des bâtiments détruits et des véhicules en flammes. D’autres témoins rapportent des histoires similaires de souffrance et de chaos, soulignant la gravité des frappes aériennes et leur impact profundément destructeur. Un soldat israélien, sous couvert d’anonymat, a également partagé son expérience amère d’avoir été témoin des « dommages collatéraux » causés par les frappes de leur propre aviation.
ABC News a également interviewé plusieurs experts en sécurité, qui ont mis en avant l’importance d’une enquête exhaustive pour comprendre les défaillances des systèmes de ciblage et les raisons derrière ces incidents tragiques. Les rapports ABC mettent en lumière la nécessité d’un examen approfondi concernant les protocoles de l’aviation israélienne afin d’éviter la répétition de tels événements dévastateurs.
Enfin, les rapports ABC appellent à la transparence du gouvernement israélien sur ces incidents et à un soutien accru aux blessés et aux familles des victimes, rappelant la gravité des pertes humaines et matérielles dans une situation déjà marquée par les tensions continues.“““html
La Directive Hannibal : Origine et Application
La Directive Hannibal est une procédure militaire instaurée par l’armée israélienne, dont l’objectif principal est de prévenir la capture des soldats par des forces ennemies. Cette directive, controversée tant dans son concept que dans son implémentation, permet de recourir à des mesures extrêmes, y compris les frappes de façon menaçant la vie des soldats capturés, afin d’éviter qu’ils ne soient utilisés par l’ennemi pour des fins de négociations ou pour symboliser une victoire.
Le 7 octobre, la Directive Hannibal a été mise en œuvre dans un contexte extrêmement tendu, selon les rapports de Haaretz. L’application de cette directive a été dictée par les craintes que les soldats capturés ne soient utilisés comme levier par les groupes ennemis dans des négociations futures. Les commandants sur le terrain ont interprété la directive comme une autorisation de mobiliser tous les moyens nécessaires pour l’empêcher cette capture, y compris des frappes massives et ciblées pouvant mettre en danger les soldats eux-mêmes.
Les controverses autour de la Directive Hannibal sont nombreuses, notamment en ce qui concerne son aspect moral et éthique. Les critiques argumentent que cette politique met en péril inutilement la vie des soldats, en contradiction avec le devoir de l’armée de protéger ses propres membres. Cependant, les partisans de cette directive la défendent comme une mesure nécessaire dans les situations où les risques de capture peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la sécurité nationale.
Haaretz rapporte que l’application de la Directive Hannibal le 7 octobre a suscité une vague de critiques, tant au niveau national qu’international. Les discussions autour de cette directive continuent de diviser l’opinion publique israélienne et internationale, posant des questions cruciales sur les limites de la politique militaire et les sacrifices consentis au nom de la sécurité. Alors que les délibérations se poursuivent, l’analyse de l’incident du 7 octobre sert de cas d’école pour comprendre les dilemmes complexes que posent de telles directives en temps de conflit.“`
Le Témoignage du Colonel Nof Erez
Dans le contexte des événements du 7 Octobre, les déclarations du colonel Nof Erez offrent un éclairage précieux sur les opérations de l’aviation israélienne. Ancien officier de la Force Aérienne Israélienne, Erez a partagé ses insights lors d’une interview podcast avec Haaretz. Il a indiqué que, bien que la Directive Hannibal n’ait pas été explicitement ordonnée, les actions des forces aériennes semblaient correspondre à cette directive, un protocole controversé qualifié d’ordre de frapper les cibles avec l’intention de prévenir les captures ennemies, même s’il implique des risques élevés pour les propres soldats.
Le colonel Erez a également souligné les circonstances exceptionnellement difficiles dans lesquelles opéraient les équipages ce jour-là. L’absence de leur structure de commandement normale a conduit à une situation où les pilotes et autres membres de l’aviation ont dû prendre des décisions en totale autonomie, souvent dans l’urgence. Les communications étaient fragmentaires, et le chaos sur le terrain ajoutait à la confusion générale. Cette décentralisation temporaire des décisions a potentiellement favorisé une application implicite de la Directive Hannibal, les équipages étant forcés de réagir à une menace immédiate.
En outre, Erez a mis en lumière le stress intense et les risques calculés auxquels les équipages étaient confrontés. En l’absence d’ordres clairs, l’interprétation rapide de la situation par chaque escadron a varié, entraînant des actions qui poursuivaient le même objectif : sécuriser le territoire et les troupes israéliennes tout en minimisant les captures potentielles. Cette description du terrain et des circonstances opérationnelles souligne la complexité des décisions prises par les forces aériennes.
Le témoignage du colonel Nof Erez aide à comprendre comment et pourquoi certaines actions ont été entreprises, dans un cadre où les directives et protocoles établis n’étaient pas nécessairement suivis à la lettre, mais où la mission primait, coûte que coûte.
Confusion et Chaos sur le Terrain
Le 7 octobre, l’aviation israélienne a mené une série de frappes aériennes en réponse à l’escalade des tensions dans la région. Cependant, l’absence de coordination optimale avec les forces terrestres a engendré une confusion considérable, exacerbant la situation déjà tendue. Des rapports d’ABC et d’Haaretz révèlent plusieurs incidents critiques où des erreurs de ciblage ont eu des conséquences dévastatrices, soulignant les défis opérationnels d’une intervention militaire dans un environnement si complexe.
Parmi les cas recensés, certains montrent comment des frappes aériennes ont touché des véhicules transportant des otages, causant de nombreuses pertes humaines parmi les civils que les forces israéliennes cherchaient justement à protéger. Par exemple, un convoi identifié à tort comme une menace par les pilotes de chasse a été pris pour cible, accentuant la panique parmi les forces terrestres qui tentaient de sécuriser la zone.
Cet incident spécifique illustre la chaîne d’événements chaotiques : des unités terrestres, sous la pression du temps et d’une situation volatile, ont relayé des informations incomplètes ou erronées aux centres de commandement aériens. Les frappes ont été réalisées avant que ces informations ne puissent être pleinement vérifiées, menant à des résultats tragiques. L’impact de ces erreurs sur le moral des troupes et la perception publique de l’intervention militaire ne doit pas être sous-estimé, montrant une fois de plus l’importance de la communication inter-forces en temps de crise.
L’analyse des rapports d’ABC et d’Haaretz met en lumière la nécessité d’améliorer les protocoles de coordination entre les forces aériennes et terrestres pour éviter de tels carnages à l’avenir. Des améliorations dans la formation, l’équipement de reconnaissance et les systèmes de communication pourraient jouer un rôle crucial pour atténuer les risques de confusion sur le terrain et pour protéger plus efficacement les vies civiles.“`html
Récits des Pilotes : Tir de Grandes Quantités de Munitions
Les témoignages des pilotes de l’armée de l’air israélienne, publiés dans le journal Yedioth Ahronot, offrent une perspective directe sur les événements du 7 octobre. Ce jour-là, les rapports décrivent un usage massif de munitions, une décision pilotée par des contextes opérationnels de haute pression. Les pilotes ont appris à équilibrer la nécessité immédiate de neutraliser les menaces et les dilemmes éthiques liés aux frappes aériennes.
L’un des pilotes explique qu’au début des engagements, la quantité de munitions utilisée était nécessaire pour assurer une couverture rapide et efficace contre des cibles hostiles. Cependant, en s’adaptant aux dynamiques en temps réel, ils ont progressivement réévalué leurs stratégies de tir pour minimiser les dégâts collatéraux et les pertes civiles. Les ajustements étaient souvent faits sous des contraintes temporelles sévères, avec peu de marge d’erreur.
Les pilotes rapportent que ces décisions n’étaient pas prises à la légère. Ils faisaient face à des dilemmes moraux constants, nécessitant une réflexion approfondie sur chaque mission de tir. Les témoignages soulignent que la précision et la discrimination dans le ciblage évoluaient au fur et à mesure de l’opération, façonnées par les expériences de terrain et les feedbacks continus.
Les récits montrent aussi une dimension humaine rarement abordée dans les annonces officielles. Les pilotes de l’armée de l’air israélienne expriment une conscience aiguë des risques et des conséquences de chaque mission. Ils décrivent un sentiment de responsabilité partagée, non seulement envers leurs collègues et le pays, mais aussi envers les populations civiles potentiellement affectées par leurs actions.
Ceux-ci témoignages contribuent à comprendre les complexités et les défis inhérents à la conduite de missions sous un stress intense et des règles d’engagement strictes, tout en s’efforçant de maintenir un équilibre entre les impératifs militaires et les considérations éthiques.“““html
Les Conséquences Humaines et Militaires
S’appuyant sur les rapports de ABC et Haaretz, les frappes aériennes israéliennes du 7 octobre ont laissé des traces indélébiles sur tant le plan humain que militaire. Les pertes humaines sont tragiques et profondément ressenties par les familles touchées, plongeant la communauté dans un chagrin collectif. Chaque victime devient un symbole des hostilités, et leur souffrance se répercute dans les cœurs des proches et au-delà, séduisant l’opinion publique à travers des récits poignants et des témoignages de première main.
Sur le plan militaire, les frappes sont souvent décrites comme significatives, ciblant des infrastructures stratégiques qui impactent directement la capacité opérationnelle des forces adverses. Les rapports de Haaretz montrent que des installations militaires et des arsenaux ont subi des dommages considérables, diminuant la menace immédiate posée par ces entités. ABC, de son côté, souligne les conséquences à plus long terme de ces frappes, notant que la dégradation des capacités logistiques pourrait entraîner une certaine forme de désorganisation chez l’adversaire.
Au-delà des conséquences immédiates sur les victimes et les militaires, l’impact sur l’opinion publique israélienne et internationale est tangible. L’adhésion ou la contestation des actions militaires reflète une polarisation marquée au sein de l’opinion publique israélienne. Tandis que certains les voient comme une nécessité pour la sécurité nationale, d’autres y voient une escalade inutile de la violence. L’opinion internationale, analysée en profondeur par ABC, est tout aussi divisée, avec des critiques virulentes appelant à la retenue et des soutiens indéfectibles justifiant ces actions comme des mesures préventives.“““html
Réactions Politiques et Militaires
Les événements du 7 octobre ont déclenché une série de réactions immédiates et variées tant au sein du gouvernement israélien que sur la scène internationale. En Israël, les dirigeants politiques ont rapidement pris position pour défendre ou critiquer les actions de l’armée. Le Premier ministre israélien, lors d’une déclaration officielle, a souligné le droit et le devoir de défendre le territoire national, justifiant ainsi les actions de l’aviation israélienne comme une réponse proportionnée et nécessaire face aux menaces présentes ce jour-là.
Du côté de l’opposition, des voix critiques se sont élevées pour demander une enquête approfondie sur le déroulement des opérations et sur la précision des renseignements ayant conduit à cette intervention. Plusieurs députés ont réclamé la formation d’une commission parlementaire pour examiner les détails de l’incident, arguant qu’il était essentiel de maintenir la transparence et la responsabilité dans les actions militaires.
Internationalement, les réactions ont été tout aussi diverses. Certains alliés traditionnels d’Israël ont exprimé leur soutien en affirmant que chaque nation a le droit de se défendre contre les menaces extérieures. Cependant, plusieurs organisations non gouvernementales et certains pays ont demandé des clarifications supplémentaires sur les circonstances exactes de l’incident, s’inquiétant des possibles violations des droits humains et des normes internationales.
En réponse à ces demandes, le ministère de la Défense d’Israël a annoncé qu’une enquête interne serait menée pour examiner les rapports entourant le 7 octobre. Cette démarche vise à dissiper les doutes et à grimper la transparence auprès de la communauté internationale. En outre, des experts militaires seront consultés pour examiner les stratégies et les tactiques employées, afin d’assurer qu’elles respectent bien les normes éthiques en vigueur.
Le débat se poursuit, tant au sein du gouvernement israélien que sur le plan international, concernant les implications politiques, éthiques et militaires des actions menées ce jour-là. Les discussions entre les différents acteurs témoignent de la complexité de la situation et de la nécessité de traiter ces événements avec une attention rigoureuse et impartiale.“`
Les forces israéliennes accusées d’avoir tué leurs propres citoyens en vertu de la « directive Hannibal » lors du chaos du 7 octobre
« Ils ont éliminé tout le monde [dans la maison], y compris les otages. »
« Hannibal à Erez, envoyez un Zik [drone d’attaque] », a été donné l’ordre le 7 octobre.
Ces propos, rapportés par le journal israélien Haaretz en juillet, confirment ce que craignent de nombreux Israéliens depuis les attaques du Hamas du 7 octobre dans le sud d’Israël.
Les forces israéliennes ont tué leurs propres citoyens.
Les autorités israéliennes affirment que plus de 800 civils et environ 300 soldats ont été tués le 7 octobre.
Un certain nombre d’otages israéliens sont depuis morts à Gaza.
Les Israéliens sont encore sous le choc de l’horreur et de la douleur de l’attaque terroriste menée par le Hamas, qui a été la journée la plus sanglante de l’histoire d’Israël.
Mais l’armée israélienne subit une pression croissante pour révéler combien de ses propres citoyens ont été tués par des soldats, des pilotes et des policiers israéliens dans la confusion provoquée par l’attaque du Hamas contre les communautés du sud d’Israël.
Les survivants et les proches se demandent non seulement « ce qui s’est passé », mais aussi si l’armée a invoqué la controversée « directive Hannibal » – et prétendument annulée.
Qu’est-ce que la directive Hannibal ?
Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont déclaré que la directive avait été nommée au hasard par un programme informatique, mais Hannibal était le célèbre général carthaginois qui avait préféré prendre du poison plutôt que d’être capturé par les Romains.
Cette doctrine, rédigée en 1986 en réponse à l’enlèvement de soldats israéliens au Liban, autorisait les forces israéliennes à tirer sur les ennemis retenant leurs camarades en otage – même au péril de ces otages.
Ses auteurs affirmaient que la directive ne permettait pas de tuer des prisonniers, mais les critiques affirment qu’au fil du temps, une interprétation s’est répandue dans l’armée selon laquelle il valait mieux tuer des camarades que de permettre leur capture.
« Ils ont interprété cela comme s’ils étaient censés tuer intentionnellement et délibérément le soldat afin de déjouer la tentative d’enlèvement, et c’était mal », a déclaré à l’ABC le philosophe israélien Asa Kasher, qui a rédigé le code d’éthique de Tsahal.
« C’est légalement, moralement et éthiquement faux, c’est faux à tous points de vue. »
En 2011, le Hamas a utilisé avec succès un otage israélien pour obtenir un échange majeur de prisonniers, en échangeant un soldat israélien, le tireur de char Gilad Shalit, contre plus de 1 000 prisonniers , dont l’actuel chef du Hamas, Yahya Sinwar .
Après le 7 octobre, certains témoignages de civils et de militaires israéliens ont affirmé que les forces israéliennes ayant répondu à l’attaque du Hamas avaient tué leurs propres citoyens.
Néanmoins, de nombreux Israéliens et partisans d’Israël ont condamné quiconque suggérait que cela s’était produit, avant que davantage de témoignages et de reportages des médias israéliens ne confirment que c’était vrai.
L’armée israélienne n’a ni confirmé ni nié qu’une version de la directive Hannibal ait été appliquée le 7 octobre, affirmant seulement qu’il s’agissait d’un des nombreux éléments de ce jour faisant l’objet d’une enquête.
En réponse aux questions de l’ABC, l’armée israélienne a fourni une déclaration affirmant : « L’armée israélienne se concentre actuellement sur l’élimination de la menace posée par l’organisation terroriste Hamas. »
« Les questions de ce genre seront examinées à un stade ultérieur. »
« C’était un Hannibal de masse »
En juillet, le journal israélien Haaretz a révélé que les commandants de l’armée israélienne avaient donné l’ordre de tirer sur les troupes capturées par le Hamas à trois endroits différents, faisant explicitement référence à la directive Hannibal.
Un ancien officier israélien, le colonel de l’armée de l’air Nof Erez, a déclaré lors d’un podcast de Haaretz que la directive n’avait pas été spécifiquement ordonnée mais qu’elle avait été « apparemment appliquée » par les équipages aéronautiques intervenus.
Pris de panique, opérant sans leur structure de commandement habituelle et incapables de se coordonner avec les forces terrestres, ils ont tiré sur des véhicules qui retournaient à Gaza, sachant qu’ils transportaient probablement des otages.
« C’était un Hannibal de masse. Il y avait des tonnes et des tonnes d’ouvertures dans la clôture, et des milliers de personnes dans tous les types de véhicules, certains avec des otages et d’autres sans », a déclaré le colonel Erez.
Des pilotes de l’armée de l’air ont décrit au journal Yedioth Ahronot les tirs de quantités « énormes » de munitions le 7 octobre sur des personnes tentant de traverser la frontière entre Gaza et Israël.
“Vingt-huit hélicoptères de combat ont tiré dans la journée toutes les munitions qu’ils avaient dans leurs soutes, dans de nouvelles opérations de réarmement. On parle de centaines de canons de 30 millimètres et de missiles Hellfire”, a déclaré le journaliste Yoav Zeitoun.
« La fréquence des tirs sur les milliers de terroristes était énorme au début, et ce n’est qu’à un certain moment que les pilotes ont commencé à ralentir leurs attaques et à choisir soigneusement les cibles. »
Les officiers des chars ont également confirmé qu’ils avaient appliqué leur propre interprétation de la directive lorsqu’ils ont tiré sur des véhicules rentrant à Gaza, potentiellement avec des Israéliens à bord.
« Mon intuition me disait qu’ils [les soldats d’un autre char] pourraient être sur eux », a déclaré le capitaine de char Bar Zonshein à la chaîne israélienne Channel 13.
On demande au capitaine Zonshein : « Vous pourriez donc les tuer avec cette action ? Ce sont vos soldats. »
« C’est vrai », a-t-il répondu, « mais j’ai décidé que c’était la bonne décision, qu’il valait mieux arrêter l’enlèvement, qu’ils ne soient pas emmenés. »
Le journaliste d’investigation Ronen Bergman a écrit pour le journal Yedioth Ahronot que l’armée avait promulgué la directive Hannibal à minuit le 7 octobre.
« L’armée israélienne a donné pour instruction à toutes ses unités combattantes de suivre dans la pratique la ‘Directive Hannibal’, sans toutefois mentionner clairement ce nom explicite », a-t-il déclaré.
« L’instruction est de stopper « à tout prix » toute tentative des terroristes du Hamas de retourner à Gaza, en utilisant un langage très similaire à celui de la « Directive Hannibal » originale, malgré les assurances répétées des services de sécurité selon lesquelles la procédure a été annulée. »
L’enquête de Bergman a révélé que 70 véhicules ont été détruits par des avions et des chars israéliens pour les empêcher d’entrer dans Gaza, tuant toutes les personnes à l’intérieur.
« On ne sait pas encore exactement combien de personnes enlevées ont été tuées suite à l’activation de cet ordre [Hannibal] le 7 octobre », a-t-il écrit.
La directive Hannibal originale, bien que confidentielle, recommanderait d’utiliser des armes légères et des tirs de sniper contre les ennemis retenant des otages, et de ne pas utiliser de bombes, de missiles ou d’obus de char.
En 2015, le procureur général d’Israël a déclaré qu’il était spécifiquement interdit de tuer un otage.
Mais les soldats n’étaient pas les seuls à être pris pour cible le 7 octobre.
Un char reçoit l’ordre de tirer sur une maison
Lors de deux incidents, des civils israéliens ont survécu aux tirs des forces israéliennes qui ont tué d’autres otages.
Une survivante du kibboutz Nir Oz, une communauté frontalière de Gaza, a raconté avoir été la cible de tirs de l’armée israélienne alors que des membres du Hamas tentaient de l’emmener avec d’autres otages de l’autre côté de la frontière dans un wagon électrique.
“Un hélicoptère de Tsahal est apparu au-dessus de nous. A un moment donné, l’hélicoptère a tiré sur les terroristes, le chauffeur et les autres. Il y avait des cris dans le wagon”, a déclaré Neomit Dekel-Chen au site d’information israélien Ynet .
Mme Dekel-Chen a déclaré qu’une femme, son amie Efrat Katz, a été tuée par balle.
Six mois plus tard, une enquête de l’armée de l’air israélienne a reconnu que c’était probablement un hélicoptère d’attaque, qui avait ciblé le wagon, qui avait tué Efrat Katz.
L’enquête a révélé que les otages ne pouvaient pas être distingués des terroristes.
Néanmoins, le chef de l’armée de l’air, le général de division Tomer Bar, a déclaré qu’il “n’avait trouvé aucune faute dans l’opération de l’équipage de l’hélicoptère, qui a opéré en conformité avec les ordres dans une réalité complexe de guerre”.
L’armée a également confirmé que ses troupes avaient reçu l’ordre de tirer sur une maison, alors qu’elle savait que des civils étaient retenus en otage à l’intérieur.
Au kibboutz Be’eri, où 101 civils israéliens ont été tués, un char a reçu l’ordre de tirer sur au moins une maison, après un échange de tirs prolongé avec environ 40 hommes armés du Hamas qui retenaient 15 otages à l’intérieur et à l’extérieur.
L’incident de la « maison de Pessi » est devenu célèbre en Israël, du nom de sa résidente, Pessi Cohen, qui a été tuée avec d’autres otages détenus dans cette maison.
Ce sont les deux survivants qui ont révélé que l’armée israélienne avait tiré sur la maison.
« Nous savons qu’au moins un otage a été tué par l’un des obus », a déclaré à l’ABC Omri Shifroni, un proche et survivant du 7 octobre.
Trois membres de la famille de M. Shifroni ont été tués dans la maison de Pessi alors qu’il se cachait de l’autre côté du kibboutz avec sa femme et ses enfants.
« Il y en a quelques autres que nous ne connaissons pas encore et nous ne saurons peut-être jamais ce qui les a tués exactement », a-t-il déclaré.
La tante de M. Shifroni, Ayala, sa petite-nièce Liel et son petit-neveu Yanai ont tous été tués chez Pessi — il pense que ce sont des terroristes.
Mais il reste contrarié par la décision de l’armée israélienne d’utiliser des munitions lourdes sur des maisons à Be’eri.
L’armée israélienne reconnaît les failles de sécurité le 7 octobre
La photo montre un char de guerre sur un champ avec deux soldats au sommetUn char de guerre sur un terrain avec deux soldats au sommet
L’armée israélienne admet qu’elle n’a pas réagi de manière appropriée après que le groupe terroriste palestinien Hamas a attaqué la communauté de Be’eri, dans le sud d’Israël, tuant 1 200 personnes et prenant des dizaines d’otages.
« Je pense que la véritable question, la question morale, est de savoir si c’est la bonne chose à faire – de tirer des obus de char sur une maison avec des otages – même s’il s’agit de tirs sélectifs », a-t-il déclaré.
« Je pense que ce n’était pas la bonne décision, pas une bonne décision et pas morale.
« Mais je peux aussi comprendre qu’il y avait un grand chaos à Be’eri et qu’il y avait beaucoup de pression pour mettre fin à l’événement là-bas.
« Je pense qu’ils n’avaient pas l’intention de tirer et de tuer des otages, mais quand on tire un obus de char sur une maison, il faut tenir compte du fait que cela est susceptible de se produire. »
Le philosophe israélien Asa Kasher a déclaré à l’ABC que la directive ne s’appliquait pas aux otages civils.
« C’est une situation nouvelle et toutes les considérations sont différentes », a déclaré le professeur Kasher.
« Tuer un civil pour déjouer une tentative d’enlèvement est vraiment [mal]… tout le monde comprend que cela va bien au-delà de ce qui est autorisé dans une démocratie. »
Le professeur Kasher a déclaré qu’il était consterné par les informations selon lesquelles des soldats auraient appliqué la directive Hannibal le 7 octobre.
« Ils ont agi selon des normes professionnelles très basses », a-t-il déclaré.
« C’est insensé, ce n’est pas la nature d’une démocratie, ce n’est pas la nature de Tsahal, ce n’est pas la nature du commandement. »
L’armée se disculpe de tout acte répréhensible
En réponse aux demandes répétées des survivants de Beeri et des proches des personnes tuées, l’armée israélienne a ouvert une enquête sur ses actions dans le kibboutz.
En juillet, elle a publié son rapport opérationnel , mais de nombreux habitants de Be’eri n’étaient pas satisfaits.
L’armée a blanchi les forces israéliennes de toute responsabilité, constatant qu’un char n’avait tiré « à proximité » de la maison que lorsque les négociations pour libérer les otages avaient échoué.
« L’équipe a déterminé que, sur la base des informations examinées et au mieux de sa compréhension, aucun civil à l’intérieur du bâtiment n’a été blessé par des tirs d’obus de char, à l’exception d’un incident isolé à l’extérieur du bâtiment où deux civils ont été blessés par des éclats d’obus », indique le rapport.
« L’équipe a déterminé que la plupart des otages ont probablement été assassinés par les terroristes, et des enquêtes plus approfondies et des examens des conclusions supplémentaires sont nécessaires. »
Le Hamas et Israël n’ont pas exactement rejeté ou accepté un accord de cessez-le-feu
La photo montre des gens tenant une pancarte indiquant « concrétisez cet accord »Des gens tenant une pancarte sur laquelle est écrit « Faites de cet accord une réalité »
Si l’on en croit les Etats-Unis, Israël et le Hamas sont sur le point de conclure un accord de cessez-le-feu pour mettre fin aux combats à Gaza. Mais ce n’est pas ce que disent les deux parties.
Sharon Cohen, la belle-fille de Pessi Cohen, a déclaré à la radio israélienne qu’elle n’acceptait pas les conclusions de l’enquête.
« Ce n’est pas tout à fait vrai [que les otages n’aient pas été blessés par les obus des chars] », a-t-elle déclaré à la radio israélienne Radio Bet le 14 juillet.
« Pour des raisons de confidentialité, je ne peux pas vraiment entrer dans les détails. Ce sont des détails qui, nous avons été informés, feraient l’objet d’une nouvelle enquête.
« De plus, je dirai que, parce que les incidents dans le kibboutz étaient si exceptionnels, étranges et difficiles, toute la question de l’enlèvement des corps, des autopsies et de toutes ces choses n’a essentiellement pas été faite. »
L’enquête de Tsahal contredit également le témoignage d’une des deux survivantes de la maison de Pessi, Yasmin Porat, qui a déclaré à la radio israélienne Kan le 15 octobre que les hommes armés du Hamas n’avaient pas menacé les otages et avaient l’intention de négocier avec la police pour leur retour en toute sécurité à Gaza.
Elle a déclaré qu’une unité spéciale de la police israélienne avait déclenché la fusillade en tirant sur la maison, prenant « cinq ou six » résidents du kibboutz à l’extérieur dans « des tirs croisés très, très nourris ».
Dans l’interview, on lui a demandé : « Nos forces les ont peut-être abattus ? »
« Sans aucun doute », répondit-elle.




