PARTIR DU 5 JANVIER,
LA MÉDECINE LIBÉRALE NE RÉPOND PLUS !
La Loi de Finances de la Sécurité Sociale 2026 acte un choix clair : celui d’étouffer la médecine libérale par des mesures répressives.
Le gouvernement et certains parlementaires ont décidé :
d’ouvrir la voie à une baisse autoritaire des actes de la CCAM ,
d’imposer des amendes massives aux médecins n’utilisant pas le DMP (Dossier Médical Partagé),
de pénaliser financièrement les consœurs, mères de famille, en cumul emploi-retraite,
de restreindre toujours davantage la liberté de prescription,
de fragiliser tous les modes d’exercice … et, in fine, la santé des Français.
Avec la PPL « lutte contre les fraudes », ils imposent les MSO (Mise Sous Objectifs).
Avec les PPL Garot et Mouiller, ils suppriment la liberté d’installation .
Avec la mission sur la décentralisation, ils préparent une planification étatique de la santé, sans les médecins, sans les soignants, sans les usagers.
A compter du 5 janvier 2026, la médecine libérale ne répond plus.
Tous les syndicats médicaux appellent à un arrêt d’activité entre le 5 et le 15 janvier. Tous les médecins, toutes générations confondues, manifesteront à Paris le samedi 10 janvier.
Alors que la profession exprime ses inquiétudes “et parfois de la colère”, la ministre de la Santé veut “dissiper les malentendus” et tenter de “renouer le dialogue”, avant une mobilisation d’ampleur
Au vu des nombreuses lois coercitives et de l’humiliation tarifaire imposée depuis bientot 9 ans à notre profession avec la complicité des syndicats signataires, je me refuse à l’ouverture d’un nouveau cycle de discussion stérile entre votre ministère et nos syndicats.
J’espère que la mobilisation massive de la profession du 5 au 15 janver aboutira à la tenue immédiate d’elections aux URPS, à la juste revalorisation du tarif de consultation à 50 euros, et à la nomination de M Jerome Marty comme ministre de la santé.
Salutations Confraternelles.
Introduction : Le mot d’ordre de la grève
La grève des médecins libéraux est un sujet qui soulève de vives inquiétudes parmi les citoyens, surtout avec son lancement prévu entre le 5 et le 15 janvier 2026. Ce mouvement de protestation ne surgit pas de nulle part; il est le résultat d’une accumulation de frustrations face au fonctionnement actuel du système de santé. Les médecins libéraux, qui jouent un rôle crucial dans la prise en charge médicale des patients, expriment leurs préoccupations liées à des conditions de travail jugées inappropriées et à une rémunération qui ne reflète pas la charge de travail et les responsabilités qui leur incombent.
Au coeur des revendications se trouvent des demandes pour des augmentations de salaires, une meilleure organisation de la médecine de ville et une revalorisation de leur métier. Les médecins soulignent que la pérennité de la médecine libérale est mise en péril par des politiques de santé jugées inadaptées. Les conséquences de cette grève peuvent potentiellement impacter les patients, qui pourraient rencontrer des difficultés à accéder à des soins médicaux pendant cette période.
Les patients, déjà confrontés à une surcharge des services de santé, pourraient intensifier leurs préoccupations concernant la continuité des soins. Pour de nombreux citoyens françaises, les médecins généralistes et spécialistes libéraux sont leurs premiers points de contact avec le système de santé; toute interruption dans leur service pourrait aggraver des conditions de santé existantes. En conséquence, la situation nécessite une attention particulière pour éviter des répercussions indésirables sur la santé publique.
Le contexte de la médecine libérale en France
Le système de santé français repose sur un ensemble équilibré d’acteurs, parmi lesquels les médecins libéraux jouent un rôle prépondérant. En général, ces professionnels de santé, travaillant de manière indépendante, offrent un accès direct aux soins médicaux et participent significativement à l’organisation du parcours de santé des patients. La médecine libérale est souvent synonyme de proximité et de disponibilité, permettant ainsi de répondre aux besoins de la population locale.
Les médecins libéraux en France sont traditionnellement payés à l’acte, ce qui les incite à maintenir un volume élevé de consultations. Cependant, cette structure de rémunération soulève des interrogations concernant la qualité des soins. Les médecins sont constamment confrontés à un équilibre délicat entre augmenter leur productivité et consacrer le temps nécessaire à chaque patient. De plus, les charges croissantes, tant administratives que financières, rendent leur situation de plus en plus précaire. Ainsi, le contexte économique actuel, associé aux récentes réformes, inclut des mesures qui impactent leur activité, notamment la baisse des tarifs de consultation et le renforcement du contrôle administratif.
Les dernières mesures gouvernementales tendent également à influencer la relation entre les médecins libéraux et les autorités de santé. De nouveaux dispositifs ont été mis en place pour encourager la coordination des soins, mais cela nécessite souvent un temps et des ressources que les médecins ne peuvent pas facilement allouer. Par conséquent, ces changements peuvent générer des tensions au sein du corps médical, entraînant une volonté croissante de protestation, comme on l’observe avec la grève de la médecine libérale prévue en janvier 2026. C’est dans ce cadre que les conséquences de cette grève doivent être examinées avec attention, tant pour les praticiens que pour les patients.
Les motifs de la grève annoncée
La grève des médecins libéraux annoncée entre le 5 et le 15 janvier 2026 s’inscrit dans un contexte de mécontentement croissant parmi les professionnels de la santé. Plusieurs motifs expliquent ces revendications, en premier lieu, la frustration des médecins face à des conditions de travail de plus en plus difficiles. Avec une charge de travail alourdie et un manque de ressources, les praticiens expriment des inquiétudes quant à leur capacité à fournir des soins de qualité à leurs patients.
Un autre facteur essentiel de la grève est la question de la rémunération. Beaucoup de médecins jugent leur salaire insuffisant, surtout au regard des lourdes responsabilités qui incombent à leur profession. Les évolutions récentes dans la réglementation tarifaire n’ont pas aidé à atténuer ces préoccupations. Alors que le coût de la vie continue d’augmenter, les médecins estiment que leur rémunération ne suit pas cette tendance, ce qui engendre un sentiment d’injustice et de précarité professionnelle.
Les impacts de la réglementation récente sur le secteur médical jouent également un rôle dans cette grève. Les nouvelles mesures mises en place par le gouvernement, souvent perçues comme contraignantes, ont abouti à des exigences administratives supplémentaires, sans que des compensations adéquates ne soient fournies. Cette situation a exacerbé le ras-le-bol des médecins, qui se sentent de plus en plus éloignés de leur vocation première : offrir des soins de santé de qualité. En somme, les motifs de la grève sont profondément ancrés dans les réalités quotidiennes des médecins libéraux, et reflètent un besoin urgent d’amélioration des conditions de travail et de la reconnaissance de leur expertise.
La grève de la médecine libérale, prévue du 5 au 15 janvier 2026, représente une période critique pour les médecins libéraux et leurs patients. Pendant ces dates, de nombreux professionnels de santé choisiront de fermer leurs cabinets afin de protester contre des conditions qu’ils jugent insatisfaisantes. Cette action collective vise à attirer l’attention sur les problématiques rencontrées par la profession, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Les médecins devront donc organiser leur pratique en conséquence, en prévenant leurs patients de l’indisponibilité pendant cette période. Pour garantir la continuité des soins, il est conseillé à chacun de rechercher des alternatives, comme consulter des services d’urgence ou des médecins d’autres structures, au cours de ces dix jours. De plus, les médecins devraient faire connaître à l’avance leurs horaires de fermeture, afin d’éviter toute incompréhension éventuelle avec leurs patients.
Les dates de début et de fin de cette grève sont particulièrement importantes pour la planification des soins dans la médecine libérale. Cela signifie que les patients doivent anticiper leurs besoins médicaux et, si nécessaire, programmer leurs rendez-vous avant le commencement de la grève ou après sa conclusion. C’est également une occasion pour les patients de s’informer sur les motifs de cette grève et sur les exigences des médecins, ce qui pourrait encourager un dialogue constructif entre les praticiens et la collectivité.
En résumé, la période du 5 au 15 janvier 2026 sera marquée par une mobilisation significative de la médecine libérale, rendant indispensable une bonne préparation de la part des médecins et des patients afin de gérer efficacement cette situation exceptionnelle.
Réactions des associations de médecins
La grève de la médecine libérale prévue entre le 5 et le 15 janvier 2026 a suscité des réactions variées parmi les associations de médecins. Ces dernières, représentant un large éventail de praticiens, ont exprimé tant des approches amicales que hostiles envers les implications de cette grève sur le système de santé français.
Les associations favorables à la grève, telles que la Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF), soutiennent le mouvement en y voyant une opportunité pour revendiquer des conditions de travail plus justes et un financement adéquat des soins. Selon eux, cette action collective est essentielle pour améliorer la qualité des soins et garantir une rémunération équitable pour les médecins libéraux. Pour ces organisations, la grève est un acte déterminant qui souligne les besoins urgents du secteur, face à une pression grandissante sur les ressources médicales.
À l’inverse, certaines associations, comme le Syndicat des Médecins Libéraux (SML), adoptent une position plus critique, arguant que la grève pourrait aggraver la situation actuelle en laissant certains patients sans accès aux soins. Ces voix s’inquiètent de l’impact potentiel sur la continuité des soins et mettent en avant la nécessité de trouver des solutions négociées plutôt que de recourir à des actions de grève. Ainsi, bien que le dialogue se révèle difficile, ces associations appelent à une discussion constructive avec les décideurs afin d’éviter de nuire aux patients tout en défendant les intérêts des médecins.
Dans l’ensemble, il est clair que les réactions des associations de médecins libéraux reflètent une diversité d’opinions et de stratégies, et que cette grève pourrait modifier durablement le paysage de la médecine libérale en France.
Impact sur les patients : Que doit-on s’attendre ?
La grève de la médecine libérale, prévue entre le 5 et le 15 janvier 2026, représente un événement significatif ayant des conséquences potentielles sur l’accès aux soins pour les patients. Durant cette période, il est probable que de nombreux médecins généralistes ainsi que des spécialistes ne proposent pas de consultations. Par conséquent, les patients peuvent s’attendre à des difficultés pour obtenir des rendez-vous nécessaires à leur suivi médical.
Un des impacts immédiats de cette grève pourrait être l’augmentation des délais d’attente pour des consultations non urgentes. Les patients déjà inscrits pour des suivi médicaux risquent de ressentir des décalages dans leurs traitements, pouvant engendrer des conséquences sur leur santé globale. Les conditions chroniques doivent particulièrement être surveillées, car un retard dans les soins peut aggraver l’état des patients qui en dépendent.
Face à l’absence de consultations durant cette grève, il est crucial de considérer des alternatives. Les services d’urgence resteront cependant accessibles, mais ne doivent pas être utilisés pour des soins non urgents. Les téléconsultations pourraient également servir de solution durant cette période, permettant aux patients de consulter des praticiens via des plateformes numériques. De plus, des solutions temporaires mises en place par le gouvernement, comme des centres de soins dédiés, pourraient également être disponibles pour gérer les demandes urgentes.
Il est donc essentiel pour les patients de se préparer à cette grève, en discutant avec leurs médecins des stratégies pour assurer la continuité des soins. Informez-vous sur les services alternatifs qui pourront aider à minimiser les perturbations dans votre accès aux soins.
Solutions de remplacement pendant la grève
Face à la grève de la médecine libérale prévue entre le 5 et le 15 janvier 2026, il est essentiel d’explorer les alternatives disponibles pour garantir que les patients continuent à recevoir des soins nécessaires. Parmi ces solutions, l’accès aux services d’urgences revêt une importance particulière. Les hôpitaux auront pour mission de gérer les affaires urgentes, et les patients qui se trouvent confrontés à des situations critiques devront se diriger vers ces établissements pour recevoir les soins requis.
Un autre recours essentiel durant cette période de grève est la disponibilité des médecins remplaçants. En effet, plusieurs professionnels de la santé pourraient être mobilisés pour assurer des consultations temporaires. Ces médecins, souvent dotés d’une formation et d’une expérience adéquates, peuvent pallier le manque d’effectifs et continuer à fournir des soins primaires à ceux qui en ont besoin. Pour maximiser l’efficacité de cette alternative, il est conseillé aux patients de se renseigner auprès de leur cabinet médical habituel afin de connaître les modalités de remplacement.
Outre les services d’urgence et le recours aux médecins remplaçants, les patients peuvent également envisager d’autres options, telles que les téléconsultations. De nombreux professionnels de santé proposent désormais des consultations médicales à distance, un dispositif qui a gagné en popularité au cours des dernières années, notamment en raison de la crise sanitaire. Les patients peuvent ainsi obtenir des conseils médicaux sans avoir à se déplacer physiquement, ce qui peut s’avérer d’une grande commodité pendant une grève.
Pour conclure, il est crucial que les patients demeurent informés et proactifs pendant la période de grève. En examinant les différentes solutions disponibles, ils pourront continuer à recevoir les soins appropriés sans interruption significative dans leur suivi médical.
Analyse des précédentes grèves dans le secteur de la santé
Les grèves dans le secteur de la santé en France ont une longue histoire et sont souvent révélatrices des tensions existant entre les professionnels de santé et l’État. Par le passé, plusieurs mouvements de grève ont été déclenchés pour revendiquer de meilleures conditions de travail, des augmentations de salaire, ou encore la défense de l’accès aux soins pour tous. Ces grèves ont souvent eu lieu dans un climat de mécontentement croissant face aux réformes de santé et aux politiques de financement des hôpitaux.
Par exemple, la grève des médecins libéraux en 2019 s’est concentrée sur les tarifs de consultation et la nécessité d’une revalorisation. Les médecins ont mobilisé l’opinion publique en soulignant le manque de moyens financiers alloués à la santé, ce qui a entrainé des retards dans la prise en charge des patients. Bien que des négociations aient eu lieu, les changements structurels ont souvent été minimes, laissant un sentiment d’insatisfaction parmi les soignants.
Concernant l’impact de ces mouvements, il est essentiel de prendre en compte non seulement les revendications immédiates, mais aussi les réponses institutionnelles. Les précédentes grèves ont souvent conduit à des concessions temporaires, mais les effets à long terme se sont montrés limités, avec une persistance des problèmes structurels dans le secteur. Par ailleurs, chaque mouvement a renforcé la conscience des professionnels de santé sur l’importance de l’action collective et de la solidarité.
Depuis ces grèves, le paysage des soins en France a évolué. Les nouvelles approches en matière de gestion des soins, incluant le développement de la télémédecine, ont émergé, mais des défis subsistent. La capacité des grèves à influencer le changement durable reste à évaluer, surtout à l’approche de nouveaux mouvements de protestation prévus, comme celui du 5 au 15 janvier 2026.
L’avenir de la médecine libérale en France
La grève de la médecine libérale, qui se déroulera entre le 5 et le 15 janvier 2026, soulève d’importantes questions sur l’avenir des soins de santé en France. Les revendications des médecins, principalement axées sur l’amélioration des conditions de travail et la revalorisation des revenus, mettent en lumière des préoccupations structurelles plus profondes au sein du système de santé. Cela pourrait signaler un tournant crucial dans la manière dont la médecine libérale est perçue et financée dans le pays.
Les conséquences potentielles de cette grève ne se limitent pas uniquement aux jours sans consultations, mais pourraient également engendrer une réflexion à long terme sur les politiques de santé publique. Les médecins libéraux, en tant qu’acteurs essentiels du système de santé, jouent un rôle fondamental dans la première ligne de soins. Il est donc primordial qu’ils disposent de moyens suffisants pour exercer leur profession de manière optimale. Si leurs revendications ne sont pas entendues, le risque d’un désengagement des praticiens envers le système de santé pourrait croître.
Il est, par conséquent, essentiel d’initier un dialogue constructif entre les professionnels de santé et le gouvernement. La mise en place de discussions régulières permettant aux médecins de faire entendre leurs préoccupations et de proposer des solutions novatrices serait bénéfique. Cela pourrait mener à une meilleure compréhension mutuelle des défis auxquels se retrouvent confrontés à la fois les médecins et le gouvernement. La grève, loin d’être un acte isolé, devrait donc être perçue comme une opportunité de réévaluer les stratégies à long terme pour la médecine libérale en France.
Hôpitaux modernes, soignants épuisés : la modernisation a-t-elle raté sa cible ?
L’hôpital public est au cœur de tensions multiples : contraintes budgétaires, pénurie de personnel, vieillissement de la population et exigences accrues de qualité des soins. Dans ce contexte, la modernisation des locaux hospitaliers, le déploiement des outils numériques de santé et le renouvellement des équipements médicaux sont souvent présentés comme des réponses structurantes à la crise hospitalière.
Toutefois, si l’environnement matériel et technologique apparaît indispensable à la qualité et à la sécurité des soins, il soulève également des interrogations : peut-on améliorer durablement le fonctionnement hospitalier par la seule modernisation des infrastructures ? L’enjeu est alors d’évaluer dans quelle mesure ces investissements constituent un levier réel d’amélioration du service public hospitalier, ou s’ils risquent de masquer des difficultés plus profondes liées à l’organisation du travail et aux ressources humaines.
I. Des infrastructures et outils indispensables à la qualité et à la sécurité des soins
A. Des locaux hospitaliers déterminants pour la qualité des prises en charge
La qualité des locaux hospitaliers conditionne directement la sécurité et le confort des patients comme des soignants. Chambres adaptées, circuits propres/sales, blocs opératoires conformes aux normes sanitaires, espaces d’accueil dignes participent à la qualité des soins et à la prévention des risques.
Des locaux vétustes ou sur-occupés favorisent les infections nosocomiales, la désorganisation des services et la dégradation des conditions de travail, ce qui nuit à l’attractivité de l’hôpital.
B. Le numérique en santé : un outil de coordination et de sécurisation
Les outils numériques (dossiers patients informatisés, prescriptions électroniques, télémédecine) constituent un levier majeur de continuité des soins et de coordination entre professionnels. Ils réduisent les erreurs médicales, améliorent la traçabilité des actes et facilitent le suivi des patients.
Dans un système hospitalier fragmenté, le numérique est un instrument clé de rationalisation et de sécurité.
C. Des équipements médicaux essentiels à la qualité du diagnostic et du traitement
L’accès à des équipements performants (imagerie médicale, robotique chirurgicale, dispositifs de surveillance) est un facteur déterminant de la qualité et de l’égalité d’accès aux soins. Un plateau technique obsolète limite les capacités de diagnostic et contraint les parcours de soins.
II. Les limites d’une modernisation hospitalière centrée sur le matériel
A. Une modernisation inégale et parfois déconnectée du terrain
Les investissements hospitaliers sont souvent inégalement répartis, creusant les écarts entre établissements. Par ailleurs, certains outils numériques sont déployés sans concertation suffisante avec les soignants, générant perte de temps, surcharge administrative et frustration.
Le numérique, censé libérer du temps médical, peut paradoxalement en consommer davantage.
B. L’oubli du facteur humain dans la crise hospitalière
La crise de l’hôpital est avant tout une crise des ressources humaines : manque de personnel, épuisement professionnel, perte de sens. Des équipements modernes ne compensent ni la surcharge de travail ni la faiblesse des effectifs.Une modernisation uniquement matérielle risque ainsi de traiter les symptômes sans soigner les causes.
C. Le risque d’une logique gestionnaire au détriment du soin
La numérisation peut renforcer une logique de performance chiffrée et de contrôle, éloignant les soignants du cœur de leur métier. La technologie, lorsqu’elle devient un outil de pilotage budgétaire plutôt que de soin, peut dégrader la relation soignant-patient.
III. Pour une modernisation hospitalière au service du soin
La qualité des locaux, des outils numériques et des équipements est une condition indispensable au bon fonctionnement de l’hôpital. Cependant, elle doit s’inscrire dans une approche globale intégrant :
des effectifs suffisants,
une organisation du travail adaptée, une formation continue des professionnels,
une gouvernance associant les soignants aux décisions.
La modernisation hospitalière ne peut réussir que si la technologie reste un moyen au service du soin, et non une finalité.







