Russie : Dmitri Medvedev, l’ex-président réformateur devenu provocateur
L’ancien président russe Dmitri Medvedev, à Saint-Pétersbourg, le 20 mai 2025. Ses propos ont déclenché la colère de Donald Trump, qui a en réaction ordonné le déploiement de deux sous-marins nucléaires.
L’ancien président russe Dmitri Medvedev, à Saint-Pétersbourg, le 20 mai 2025. Ses propos ont déclenché la colère de Donald Trump, qui a en réaction ordonné le déploiement de deux sous-marins nucléaires
Le président américain a ordonné le déploiement de deux sous-marins nucléaires en réaction à des commentaires « incendiaires » de Dmitri Medvedev. Alors qu’il passait il y a encore quelques années pour un réformateur, l’ancien président russe, désormais marginalisé, se montre très virulent sur les réseaux sociaux.
Cette fois, il a déclenché la colère de Donald Trump. Coutumier des sorties provocatrices, alors qu’il passait il y a encore quelques années pour un réformateur libéral au Kremlin, l’ex-président russe Dmitri Medvedev a fini par ses derniers messages menaçants par irriter le président des États-Unis, qui a ordonné le déploiement de deux sous-marins nucléaires.
Ces déclarations sont-elles pour lui une manière de rester dans la lumière, l’expression d’une ligne dure au sein de l’élite russe ou encore un moyen pour Moscou de défier les Occidentaux en préservant les canaux diplomatiques classiques de propos ouvertement outranciers ? En tout cas, l’ancien chef d’État (2008-2012) et premier ministre (2012-2020) a pris un tournant très offensif sur ses comptes Telegram et X depuis le lancement de l’offensive russe sur l’Ukraine, début 2022.
Loin de son image de dirigeant modernisateur et féru de nouvelles technologies d’autrefois, il utilise des qualificatifs orduriers plutôt que de nommer le président ukrainien Volodymyr Zelensky, se délecte d’un supposé déclin des Européens et, régulièrement, brandit régulièrement le spectre d’une guerre nucléaire destructrice avec les Occidentaux.
Ses messages reçoivent en général un écho limité, à la mesure d’une influence désormais restreinte en Russie, dont Dmitri Medvedev reste vice-président du Conseil de Sécurité. Mais ils ont fini par irriter le président des États-Unis, qui, contrairement au ton mesuré employé envers Vladimir Poutine, l’a vivement pris à partie.
L’escalade a pris une tournure spectaculaire, vendredi 1er août, lorsque Donald Trump a écrit avoir « ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les zones appropriées, au cas où ces déclarations idiotes et incendiaires soient plus sérieuses que cela ».
Il a expliqué aux journalistes avoir réagi ainsi parce que l’ancien dirigeant russe, qui fêtera en septembre ses 60 ans, avait lui-même brandi la menace nucléaire.
Après de premiers échanges par réseaux interposés, Dmitri Medvedev avait en effet fustigé Donald Trump en citant « la fameuse + main morte + », une allusion à un système automatisé ultra-secret mis en place par l’Union soviétique pendant la Guerre froide pour prendre le contrôle de son arsenal nucléaire en cas de destruction de sa chaîne de commandement.
« Mentir comme Goebbels »
Il s’était pourtant montré ces derniers mois plutôt cléments envers le républicain, saluant sa volonté de bousculer l’ordre économique mondial en brutalisant ses alliés traditionnels ou encore la manière dont il avait admonesté Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche.
À l’inverse, Dmitri Medvedev se montre très virulent envers les Européens en accusant Friedrich Merz, alors futur chancelier allemand, de « mentir comme Goebbels », ministre de la Propagande de l’Allemagne nazie, ou de se réjouir des difficultés de la « méchante » présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Une proximité avec Barack Obama
Né à Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) comme Vladimir Poutine, il a fait toute sa carrière dans l’ombre de son mentor. Mais ce juriste de formation, considéré comme l’un des meneurs de l’aile « libérale » du poutinisme, a été marginalisé par la montée en puissance du clan rival des « siloviki » (militaires et services de sécurité).
Il entre dans les années 1990 au Comité des relations extérieures de la municipalité, alors dirigé par Vladimir Poutine, qui le fait transférer à Moscou en 1999. Élu chef de l’État en 2000, ce dernier le nomme bientôt chef de l’administration présidentielle, puis en 2005 vice-premier ministre.
Dmitri Medvedev est élu président en 2008, Vladimir Poutine ne pouvant enchaîner plus de deux mandats consécutifs. Président, Dmitri Medvedev affiche une proximité avec son homologue américain Barack Obama en 2010, et sa volonté de relancer la relation avec les États-Unis. En politique internationale, ce rapprochement se traduit par la simple abstention de la Russie, plutôt qu’un veto, lors du vote d’une résolution sur la Libye au Conseil de sécurité de l’ONU en 2011.
Devenu premier ministre après le retour au Kremlin de Vladimir Poutine en 2012, il s’efface progressivement, réduit aux questions techniques et captant le mécontentement des Russes face aux difficultés économiques. Il est finalement remercié début 2020, existant depuis surtout dans l’espace public par ses messages provocateurs.
La Russie envisage de déployer des missiles Orechnik près des États-Unis
🔸En réponse aux déploiements par Trump de deux sous-marins nucléaires proches de la Russie, la Russie va déployer des missiles Orechnik au Venezuela.
🔸 Cette affirmation est actuellement à la mode dans les cercles du pouvoir russes. Si cela se confirmait, cela pourrait marquer une grave escalade des tensions entre les États-Unis et la Russie en Amérique latine.
Conclusion:
Poutine avait si bien dit à Joe Baden ex président américain : si vous déployez les armes nucléaires en occident, nous le ferons aussi vers le moyen orient !Si vous déployez vos sous marins nucléaires proche de la Russie. Nous le ferons aussi à travers le Cuba où le Venezuela !
La Russie n’est pas l’Iran où la Syrie




![Elon Musk explique comment Starlink va réellement faire évoluer le PIB des pays Le milliardaire et ex-bras droit de Donald Trump, Elon Musk, a annoncé samedi son intention de créer le « parti de l’Amérique » (America Party), une nouvelle formation politique qui promet de « rendre la liberté aux Américains ». Depuis qu'il a quitté ses fonctions à Washington, fin mai, l'ancien patron du DOGE multiplie les attaques contre la grande et magnifique loi du président Trump, qu'il accuse d'aggraver le déficit public. Il avait menacé de créer son propre parti politique si ce texte de loi venait à être adopté. Chose promise, chose due. Samedi, le fondateur de Tesla a pris le pouls des électeurs américains sur son réseau social X, où 1,2 million d'utilisateurs se sont prononcés en faveur de la création d'un nouveau parti politique. Pour le moment, son parti n'a toujours pas été enregistré à la Commission électorale fédérale, qui régule notamment la création et le financement des formations politiques aux États-Unis. Faut-il prendre M. Musk au sérieux? Et de quoi pourrait avoir l'air une telle percée politique? Éclairage. Quelles sont les intentions d'Elon Musk? Cet homme d'affaires rêve d'une nouvelle formation politique, car il se dit déçu par les partis républicain et démocrate. Ni l'un ni l'autre n'ont assuré une meilleure gestion des finances publiques, sa principale priorité, selon Julien Tourreille, chercheur en résidence à l'Observatoire sur les États-Unis. Puisque sa fortune et son influence ne parviennent pas à pénétrer les murs du Congrès comme il l'aurait souhaité, faire élire des représentants capables de défendre son programme politique devient alors la seule solution, selon M. Tourreille. Compte tenu de la répartition actuelle des sièges au Congrès, M. Musk a affirmé qu'il ciblerait deux ou trois sièges au Sénat et de huit à dix [sièges] à la Chambre des représentants pour soutenir des candidats favorables à ses positions politiques. M. Tourreille estime que son objectif consiste à fragiliser les républicains, en particulier ceux qui avaient l'intention de voter contre la grande et magnifique loi mais qui se sont finalement ralliés du côté de leur parti. C'est le cas de Lisa Murkowski, une sénatrice républicaine de l'Alaska qui avait fait part de ses réserves à l'endroit de ce projet de loi mais qui a finalement voté en sa faveur.](https://mfvnnews.com/wp-content/uploads/2025/07/elon-musk-30-mai-2025-218x150.webp)


