UN ROYAUME FONDÉ SUR UNE IMPOSTURE.

Un article de The Atlantic précise que le prince héritier saoudien aurait fait savoir à Antony Blinken qu’il ne se souciait pas de la cause palestinienne mais qu’il devait en tenir compte. En effet, la société civile saoudienne est profondément opposée à toute forme de normalisation avec l’État hébreu. Lire aussi Accord entre Washington et Bagdad pour le départ des troupes américaines Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, aurait déclaré au secrétaire d’État américain Antony Blinken qu’il ne se souciait pas personnellement de ce qu’il a appelé la «question palestinienne», selon un rapport de The Atlantic, publié le 25 septembre. Le document dresse un tableau des 11 mois de négociations menées par Washington dans la région depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, citant «deux douzaines de participants aux plus hauts niveaux du gouvernement en Amérique et à travers le Moyen-Orient».  Le rapport a déclaré que lors d’une visite en Arabie saoudite en janvier, Blinken et le prince héritier s’étaient rencontrés dans la ville saoudienne d’al-Ula pour discuter de la perspective d’une normalisation des relations du royaume du Golfe avec Israël dans le contexte de la guerre israélienne en cours contre Gaza.  MBS ne veut pas se faire assassiner  Peu de temps avant le conflit à Gaza, le prince héritier saoudien n’avait pas caché son intention de normaliser ses relations avec l’État hébreu. «Nous nous en approchons chaque jour», avait-il dit lors d’une rare interview accordée le 21 septembre 2023 à la chaîne américaine Fox News. Selon The Atlantic, Antony Blinken avait demandé si les Saoudiens pouvaient tolérer qu’Israël rentre périodiquement sur le territoire pour frapper la bande de Gaza assiégée. «Ils peuvent revenir dans six mois, un an, mais pas après avoir signé quelque chose comme ça», aurait répondu Mohammed ben Salmane.  Selon le rapport, le prince héritier saoudien aurait également précisé que «la plupart d’entre eux n’avaient jamais vraiment eu connaissance de la question palestinienne. C’est la première fois qu’ils y sont confrontés à travers ce conflit. C’est un énorme problème. Est-ce que je me soucie personnellement de la question palestinienne ? Moi non, mais mon peuple oui, donc je dois m’assurer que cela a du sens». En public, Mohammed ben Salmane a déclaré que l’Arabie saoudite ne normaliserait pas ses relations avec Israël sans la création d’un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. «Le Royaume ne cessera pas ses efforts diligents pour établir un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale», a-t-il déclaré lors d’un récent discours annuel devant le Conseil de la Choura à Riyad, nous apprend un article de Middle East Eye. Selon The Atlantic, en échange d’un accord de normalisation avec Israël, l’Arabie saoudite chercherait à conclure un traité de défense mutuelle avec Washington.  Mohammed ben Salmane a déclaré à Blinken que la recherche d’un accord de normalisation avec Israël lui coûterait très cher sur le plan personnel. Il a cité l’exemple du président égyptien Anouar el-Sadate, assassiné en 1981, quelques années après avoir signé un accord de paix avec Israël. «La moitié de mes conseillers estiment que l’accord ne vaut pas le risque», a déclaré le dirigeant saoudien de facto. «Je pourrais finir par me faire tuer à cause de cet accord».  De plus, un sondage du Washington Institute paru en décembre 2023 montrait que près de 96% de la société civile saoudienne était opposée à toute forme de normalisation avec l’État hébreu.
 

Introduction à la déclaration de Mohammed Bin Salman

Récemment, Mohammed Bin Salman, prince héritier d’Arabie Saoudite, a suscité des réactions controversées par ses propos concernant le traitement des Palestiniens par Israël. Lors d’une intervention publique, il a clairement indiqué qu’il ne se sentait pas personnellement concerné par le sort des Palestiniens, ce qui a provoqué une onde de choc dans les milieux politiques et sociaux. Cette déclaration, considérée par certains comme un signe de dérive de la solidarité arabe envers la cause palestinienne, souligne une évolution dans la dynamique des relations entre les pays arabes et Israël.

Le contexte dans lequel Mohammed Bin Salman a prononcé ces mots est particulièrement pertinent. Alors que la diplomatie arabe traditionnelle a historiquement considéré la question palestinienne comme centrale dans les relations avec Israël, de récentes initiatives de rapprochement entre certains États arabes et Israël, telles que les accords d’Abraham, semblent militent en faveur d’une redéfinition des priorités. Le prince héritier saoudien, en prenant position ainsi, renvoie un message qui pourrait être interprété comme une volonté de privilégier les intérêts stratégiques de l’Arabie Saoudite sur des préoccupations historiques.

La déclaration de Mohammed Bin Salman pourrait avoir des répercussions notables sur les relations internationales, notamment en ce qui concerne le dialogue avec les alliés occidentaux et les autres pays arabes. Les opinions publiques, tant en Arabie Saoudite qu’au-delà des frontières, pourraient varier, certains voyant cela comme un signe de pragmatisme et d’autres comme une trahison des principes de solidarité arabe. En fonction de l’évolution de la situation géopolitique, cette déclaration pourrait aussi influencer les débats à l’intérieur des territoires palestiniens et les mouvements en faveur de leurs droits.

Contexte historique des relations israélo-palestiniennes

Les relations entre Israël et la Palestine sont marquées par des décennies de conflit et de tensions, avec des racines historiques profondément ancrées. Le conflit a officiellement commencé avec la création de l’État d’Israël en 1948, un événement qui a conduit à la Nakba, ou “catastrophe” en arabe, durant laquelle des centaines de milliers de Palestiniens ont été déplacés. Cette période a été caractérisée par des violences et des tensions croissantes, alimentées par des combats entre les forces israéliennes et les groupes arabes voisins.

Les guerres arabes-israéliennes, en particulier celle de 1967, ont été des tournants majeurs dans les relations israélo-palestiniennes. À la suite de cette guerre, Israël a occupé des territoires palestiniens, y compris la Cisjordanie et la bande de Gaza. Cette occupation a engendré des mouvements de résistance palestiniens et a internationalisé le conflit, amenant des pays et organisations du monde entier à prendre position sur la question.

Au fil des décennies, plusieurs tentatives de paix ont été faites, y compris les accords d’Oslo dans les années 90, qui ont jeté les bases d’une solution à deux États. Cependant, ces accords n’ont pas abouti à une paix durable. Les tensions persistent, alimentées par des désaccords sur les frontières, le statut de Jérusalem, et le droit au retour des réfugiés palestiniens. D’autres conflits, bornes géopolitiques, et des facteurs internes aux deux camps continuent de compliquer ce paysage déjà fragile.

Comprendre le contexte historique des relations entre Israël et la Palestine est essentiel pour analyser les déclarations contemporaines, notamment celles de figures politiques comme Mohammed Bin Salman. Ces déclarations peuvent d’ailleurs s’inscrire dans un cadre plus large des efforts régionaux en faveur de la stabilité et de la paix, même si elles suscitent des réactions diverses parmi les Palestiniens et leurs alliés.

L’importance de Mohammed Bin Salman sur la scène internationale

Depuis son ascension au pouvoir en tant que prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed Bin Salman a joué un rôle central dans la redéfinition de la politique internationale, notamment au Moyen-Orient. Son approche proactive se manifeste à travers diverses initiatives économiques et réformes internes qui visent à moderniser le royaume tout en renforçant sa position sur le plan mondial. L’un des éléments clés de sa stratégie est le programme “Vision 2030”, qui aspire à diversifier l’économie saoudienne en réduisant la dépendance au pétrole. Ce plan ambitieux attire des investisseurs internationaux et promeut des secteurs tels que le tourisme, la technologie et les énergies renouvelables.

Bin Salman a également cherché à établir des relations plus étroites avec des pays occidentaux, notamment les États-Unis. Ces relations se sont intensifiées lors de la visite de Donald Trump en Arabie Saoudite en 2017, illustrant la volonté de l’Arabie Saoudite de jouer un rôle de leader dans la lutte contre l’extrémisme au sein de la région. En outre, le prince héritier a organisé des sommets internationaux pour discuter des questions cruciales touchant la sécurité et l’économie mondiale, apportant ainsi une attention accrue aux défis géopolitiques auxquels la région est confrontée.

Ce rôle dynamique de Mohammed Bin Salman s’accompagne néanmoins de controverses, surtout en ce qui concerne les droits de l’homme et la situation des Palestiniens. Malgré ces défis, sa volonté d’améliorer l’image de l’Arabie Saoudite à l’échelle mondiale reste forte, poussant la nation à s’engager dans des dialogues diplomatiques. En s’efforçant de faire émerger un dialogue conciliant entre différents pays de la région et en prenant des initiatives pour résoudre des conflits prolongés, il cherche à positionner son pays comme un acteur incontournable sur la scène internationale.

Réactions de la communauté internationale à la déclaration

Les récentes déclarations de Mohammed Bin Salman concernant le traitement des Palestiniens ont suscité des réactions variées au sein de la communauté internationale, reflétant la complexité du conflit israélo-palestinien. Les États-Unis, traditionnellement alliés à l’Arabie Saoudite, ont salué les efforts du prince héritier en faveur de la paix au Moyen-Orient. Washington a exprimé son soutien à toute initiative visant à relancer les négociations entre Israël et les Palestiniens, tout en insistant sur la nécessité d’un dialogue constructif pour faire avancer la cause palestinienne. Cependant, certains législateurs ont critiqué les commentaires de Bin Salman, les qualifiant de minimalistes et appelant à des mesures plus vigoureuses pour soutenir les droits des Palestiniens.

Du côté des pays arabes voisins, la réponse a été mitigée. Alors que certains États, comme la Jordanie et l’Égypte, ont exprimé leur espoir que l’Arabie Saoudite joue un rôle positif dans le soutien à une solution pacifique, d’autres voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une trahison des principes arabes traditionnels en faveur de l’établissement de relations avec Israël. La question palestinienne reste un sujet sensible, et les gouvernements de la région surveillent de près l’évolution de la position saoudienne.

Israël, de son côté, a accueilli ces déclarations comme un signe d’ouverture et a exprimé son désir de renforcer les liens avec l’Arabie Saoudite, considérant la position de Bin Salman comme un pas vers une normalisation des relations. Cependant, cette dynamique a également été surveillée avec suspicion par certains en Israël qui craignent que cela ne donne pas suffisamment de garanties en faveur de la sécurité nationale du pays. Enfin, les organisations internationales comme l’ONU ont rappelé l’importance de respecter les droits des Palestiniens, appelant à une approche plus équilibrée et équitable dans les négociations, soulignant que le traitement des Palestiniens doit rester au cœur du débat. En conclusion, la déclaration de Bin Salman a généré une mosaïque d’opinions indiquant les défis persistants dans la quête d’une paix durable au Moyen-Orient.

Point de vue des Palestiniens sur la déclaration

Le traitement des Palestiniens par les dirigeants arabes, tels que Mohammed Bin Salman, suscite des préoccupations significatives au sein des communautés palestiniennes et des groupes de défense des droits humains. La déclaration récente du prince héritier saoudien a été perçue par beaucoup comme un tournant potentiel, mais également comme un geste opportuniste. Les Palestiniens expriment souvent des doutes quant à la sincérité des promesses formulées, craignant que de telles initiatives n’agissent que comme des manœuvres politiques sans réelles implications sur le terrain.

Les organisations de défense des droits humains soulignent que, même si des encouragements à soutenir la cause palestinienne sont émis, les actions concrètes demeurent insuffisantes. Elles critiquent l’absence de mesures tangibles pour mettre fin aux souffrances des Palestiniens, qui se prolongent en raison de l’occupation israélienne. De plus, les Palestiniens constatent une tendance croissante des pays arabes à normaliser leurs relations avec Israël, entraînant ainsi un sentiment d’abandon. Beaucoup sont préoccupés que la position de Bin Salman pourrait renforcer cette dynamique, qui semble ignorer leurs droits fondamentaux.

En effet, le discours de soutien à la cause palestinienne est souvent perçu comme déconnecté des réalités vécues par ces derniers. Les Palestiniens interrogent l’intention réelle derrière les déclarations de Bin Salman, se demandant si celles-ci visent véritablement à en faire progresser les droits ou à servir des intérêts géopolitiques. La méfiance s’installe, alimentée par des récits historiques d’engagements reniés. Finalement, les Palestiniens espèrent que les leaders régionaux adopteront une position plus éclairée et authentique qui pourrait aboutir à des changements manifestes plutôt qu’à de simples promesses verbales.

Implications pour la paix au Moyen-Orient

La position controversée de Mohammed Bin Salman concernant le traitement des Palestiniens soulève de nombreuses questions sur le processus de paix au Moyen-Orient. En effet, ses déclarations et actions récentes pourraient affecter les relations non seulement entre Israël et la Palestine, mais également entre Israël et d’autres pays arabes. Le prince héritier saoudien a semblé faire preuve d’une volonté d’alignement plus étroit avec Israël dans le cadre d’une stratégie plus large de développement régional, ce qui pourrait modifier la dynamique des négociations israélo-palestiniennes.

Les conséquences potentielles de cette position peuvent être vastes. D’une part, l’ouverture au dialogue avec Israël pourrait renforcer les intérêts économiques et stratégiques de certains pays arabes, favorisant une approche plus pragmatique face au conflit israélo-palestinien. D’autre part, cela pourrait également entraîner une marginalisation des droits des Palestiniens, conduisant à un ressentiment croissant au sein du monde arabe et parmi les autres acteurs régionaux favorables à la cause palestinienne. La perception de Bin Salman comme un allié des États-Unis et d’Israël pourrait exacerber les tensions internes au sein de la communauté islamique, où la solidarité envers la Terre Sainte demeure un enjeu central.

De plus, la réaction des mouvements palestiniens à cette évolution est à surveiller de près. Les négociations pourraient être affectées par une résistance accrue face à ce qui pourrait être perçu comme une trahison des aspirations palestiniennes. La question de la légitimité des actions de Bin Salman dans le cadre des efforts de paix sera cruciale. Si les négociations s’en trouvent perturbées ou destabilisées, cela pourrait freiner toute avancée vers une solution durable du conflit israélo-palestinien. Par conséquent, les prochaines étapes de la diplomatie au Moyen-Orient nécessiteront un équilibre délicat entre les aspirations palestiniennes et les nouveaux alignements géopolitiques régionaux.

Ressentiment arabe envers la position de l’Arabie Saoudite

La position de l’Arabie Saoudite, sous la direction de Mohammed Bin Salman, concernant le traitement des Palestiniens suscite des sentiments mitigés au sein des pays arabes. D’une part, certains États expriment un soutien à la volonté de Riyad de normaliser ses relations avec Israël, espérant que cela pourrait débloquer des négociations de paix en faveur des Palestiniens. Cette approche pragmatique vise à renforcer les intérêts économiques et stratégiques de l’Arabie Saoudite, notamment au regard des menaces iraniennes dans la région. D’autre part, ce changement de cap est perçu comme une trahison par une partie de la population arabe qui voit la cause palestinienne comme un symbole de résistance et de solidarité entre les nations arabes.

Les critiques autour de la stratégie de Mohammed Bin Salman se manifestent souvent dans les débats publics et les réseaux sociaux. Beaucoup considèrent que l’Arabie Saoudite a abandonné sa responsabilité historique de défendre les droits des Palestiniens. Ce ressenti est particulièrement fort chez les jeunes, qui estiment que la normalisation des relations avec Israël ne fera qu’accentuer l’oppression des Palestiniens sans garantir des avancées significatives dans leurs droits. Ce climat d’ambivalence a contribué à une fracture au sein de la solidarité arabe, autrefois unie autour de la question palestinienne.

De plus, les gouvernements de certains pays arabes réagissent également à cette situation. Certains leaders, tout en souhaitant des relations plus étroites avec Riyad, se doivent de considérer le mécontentement populaire. Les manifestations de soutien à la Palestine dans plusieurs pays arabes témoignent d’un profond désaccord avec la position saoudienne actuelle. Cette dynamique démontre que, bien que l’Arabie Saoudite joue un rôle incontournable dans la région, sa politique envers la Palestine ne fait pas l’unanimité et demeure source de tensions au sein du monde arabe.

Comparaison avec d’autres dirigeants arabes

La position de Mohammed Bin Salman (MBS), prince héritier d’Arabie Saoudite, sur le traitement des Palestiniens soulève des débats quant à son alignement par rapport à d’autres dirigeants arabes. En effet, dans un contexte où la question palestinienne reste un sujet sensible pour de nombreux pays de la région, il est essentiel de considérer les différentes stratégies adoptées par les gouvernements arabes. Alors que certains dirigeants adoptent une approche active et militante en faveur des droits des Palestiniens, d’autres semblent se rapprocher des politiques parfois perçues comme conciliatrices envers Israël.

D’une part, des pays comme le Liban et l’Algérie ont traditionnellement soutenu la cause palestinienne de manière plus vocal et ouverte. Le Hezbollah, au Liban, par exemple, a exprimé un soutien constant à la résistance palestinienne, en se positionnant contre les accords normalisateurs qui ont été signés par d’autres pays arabes. De même, l’Algérie continue de plaider pour une solution juste à la question palestinienne, faisant de cette cause un pilier identitaire de sa politique étrangère.

D’autre part, des États tels que les Émirats Arabes Unis et Bahreïn ont récemment choisi d’établir des relations diplomatiques avec Israël, remettant en question leur engagement envers la cause palestinienne. Ces rapprochements sont critiqués par ceux qui estiment qu’ils trahissent les aspirations des Palestiniens. Dans ce contexte, la position de Mohammed Bin Salman se situe dans une zone intermédiaire. Tandis qu’il exprime un soutien pour la solution à deux États, il privilégie une approche qui semble se concentrer sur des intérêts économiques et stratégiques, tout en veillant à ne pas totalement ignorer la cause palestinienne.

Il apparaît donc que la position de MBS est moins militante comparée à celle d’autres dirigeants arabes, soulignant les dynamiques complexes de la politique régionale et l’influence croissante des impératifs économiques sur les choix stratégiques des pays arabes.

Conclusion et perspectives d’avenir

La déclaration de Mohammed Bin Salman concernant le traitement des Palestiniens et le conflit israélo-palestinien marque un tournant significatif dans la politique de l’Arabie Saoudite. Historiquement, Riyad a maintenu une position ferme en faveur des droits des Palestiniens, mais les récents développements signalent une volonté d’explorer des avenues diplomatiques qui pourraient transformer la dynamique régionale. Bin Salman semble conscient que toute résolution nécessite une approche équilibrée, intégrant des dialogues constructifs non seulement avec les factions palestiniennes, mais également avec les leaders israéliens.

Les perspectives d’avenir pour l’Arabie Saoudite sont complexes. D’un côté, l’engagement de Riyad envers la normalisation des relations avec Israël pourrait favoriser une coopération économique et sécuritaire, renforçant ainsi la stabilité régionale. D’un autre côté, une telle démarche pourrait entraîner des répercussions internes, affectant l’opinion publique saoudienne et provoquant des tensions avec d’autres pays arabes s’opposant à l’égard du traitement des Palestiniens.

Les risques associés à cette nouvelle approche ne doivent pas être sous-estimés. La perception d’un abandon des droits palestiniens pourrait faire chuter la popularité de Bin Salman sur la scène locale et internationale. Cela pourrait également alimenter un ressentiment contre l’Arabie Saoudite de la part de pays voisins qui voient la cause palestinienne comme essentielle à leur identité et à leur politique étrangère.

Malgré ces défis, l’opportunité de construire un dialogue solide sur la paix est louable. Si l’Arabie Saoudite réussit à naviguer habilement entre ses engagements envers les Palestiniens et ses aspirations à établir des relations avec Israël, cela pourrait jeter les bases d’une paix durable dans la région. En conclusion, les actions de Bin Salman pourraient bien redéfinir la dynamique du conflit israélo-palestinien, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux dialogues et solutions pour une coexistence pacifique.

Document de renonciation à la Palestine en faveur des «malheureux juifs» signé par Abdel Aziz Al Saoud, fondateur de la dynastie wahhabite et remis au délégué de Grande Bretagne Sir Percy Cooks.

Traduction : «Au nom d’Allah, le très miséricordieux, Moi, Sultan Abel Aziz Ben Faysal, Ibn Abder Rahman Al Faysal Al Saoud, admet et reconnaît mille fois à Sir Percy Cooks, délégué de Grande Bretagne, qu’il n’y a pas pour moi aucun empêchement à offrir la Palestine aux malheureux juifs ou tout autre, selon ce que décidera la Grande Bretagne, dont je ne contesterai pas la décision jusqu’à la fin du Monde».

1- UN ROYAUME FONDÉ SUR UNE IMPOSTURE.

Esclave des Anglais au XX me siècle, la dynastie wahhabite a bradé la Palestine pour l’acquisition d’un trône; Sous dépendance américaine au XXI me siècle, pour la survie de son trône, et en dépit de ses protestations formelles, elle a souscrit, par sa connivence tacite, à la reconnaisance de Jérusalem comme capitale d’Israël, terme ultime de la phagocytose de la Palestine. Toute honte bue, elle ira jusqu’à adouber l’artisan du «Muslim Ban», Donald Trump, le président le plus xénophobe de l’histoire américaine, abondant le complexe militaro industriel américain d’un budget de 380 milliards de dollars afin de s’épargner les foudres de la justice américaine pour son implication dans le raid terroriste du 11 septembre 2001 en vertu de la Loi Jasta.

http://www.madaniya.info/2015/01/05/esclave-des-anglais-a-propos-de-la-creation-du-royaume-d-ibn-saoud-1-2/

http://www.madaniya.info/2015/01/07/esclave-des-anglais-a-propos-de-la-creation-du-royaume-d-ibn-saoud-2-2/

Près de cent ans après son surgissment sur la scène internationale, la dynastie wahhabite, le plus fidèle allié des puissances occidentales, l’allié souterrain d’Israël, l’ennemi le plus acharné du Mouvement National Arabe, le plus résolu dans son combat contre la notion même de «libération», l’incubateur absolu du terrorisme islamiste takfiriste éradicteur, un des grands incendiares de la planète, se révèle comme la dynastie la plus calamiteuse et la plus maléfique pour le Monde arabe et l’Islam.

Cent ans après la promesse Balfour, le «Foyer National Juif» est ainsi devenu largement de son fait le «Grand Israël» et la Palestine un bantoustan palestinien sous la coupe israélienne. Un résultat qui témoigne de la puissance du lobby juif en Occident, de la tétanie qui saisit le Monde occidental devant le fait juif, conséquence de son implication dans le génocide hitlérien, auquel ni les Palestiniens, pas plus que les Arabes ou les Musulmans n’ont pris part.

Bafouant la légalité internationale, le grand Israël apparaît ainsi rétrospectivement comme une compensation sur un bien d’autrui, plus précisément des Palestiniens des turpitudes occidentales avec la connivence des roitelets du Golfe.

A tous égards, la reconnaissance unilatérale américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël, au mépris des résolutions constantes de l’ONU, en l’absence de toute solution, passera dans l’histoire comme une marque d’infamie des pays occidentaux. La fin de leur rôle prescripteur sur le plan moral. Une souillure morale indélébile. Le point de basculement du conflit palestinien sur de bases nouvelles se cristallisant autour du noyau dur de la contestation de l’ordre hégémonique israélo-américain dans la zone. L’ultime geste de puissance d’un empire américain sur la voie du déclin.

Ci joint la datation par carbonne 14 de la dynastie wahhabite.

L’Arabie saoudite est le pays au monde qui invoque le plus quotidiennement Allah, mais cette incessante invocation divine paraît sans effet devant la démagogie de ses dirigeants, de même que leur nanisme politique, à en juger par l’état de décomposition du Monde arabe dont elle est grandement responsable.

La dynastie wahhabite a en effet fondé sa légitimité sur une imposture. Le Royaume est certes la terre de la prophétie, mais il n’est nulle part écrit qu’elle doit être la propriété de la famille Al Saoud.

Mieux, dans l’ordre de la forfaiture, le clan Salmane s’est particulièrement distingué. Foulant au pied le sacro-saint principe de la dévotion du pouvoir selon la loi de la primogéniture, qui confère le pouvoir à l’aîné de la génération la plus ancienne, Salmane a imposé son propre fils comme prince héritier.

Opérant une révolution dans l’ordonnancement présumé immuable du dogme wahhabite, il a ainsi fait passer l’Arabie saoudite du «Royaume des fils d’Abdel Aziz» au «Royaume des fils de Salmane».

Pour la survie de son trône, au prétexte de combattre le chiisme iranien, la dynastie wahhabite a bradé la Palestine, pressé de s’abriter de sa forfaiture en se plaçant sous la coupe de ce que ses prédicateurs dogmatiques ont longtemps considéré comme l’ «usurpateur de la Palestine».

2- LE FOSSOYEUR DE LA CAUSE NATIONALE ARABE

Le Gardien des Lieux Saints de l’Islam a certes financé la promotion de l’Islam à travers le monde, mais son prosélytisme religieux tous azimut s’est souvent confondu avec une instrumentalisation politique de la religion comme arme de combat contre les ennemis de l’Amérique, notamment l’athéisme communiste, au détriment des intérêts stratégiques du Monde arabe.

Le chef de file de l’Islam sunnite a porté le fer aux quatre coins de la planète pour le compte de son protecteur américain, mais le bailleur de fonds des équipées militaires américaines dans le tiers monde -de l’Afghanistan au Nicaragua, à l’Irak, à la Syrien au Liban, voire même l’Algérie- n’est jamais parvenu à libérer l’unique Haut Lieu Saint de l’islam sous occupation étrangère, la Mosquée d’Al Aqsa de Jérusalem, au point que son leadership est désormais concurrencé par le nouveau venu sur la scène diplomatique régionale, l’Iran, et contesté par ses anciens pupilles djihadistes.

Le protégé de l’Amérique, auteur de deux plans de paix pour le Proche orient, n’a jamais réussi à faire entériner par son protecteur américain et son partenaire israélien les propositions visant à régler le conflit israélo palestinien, ni à prévenir l’annexion rampante de Jérusalem, ni la judaïsation de la 3eme ville sainte de l’Islam, pas plus qu’il n’a pu éviter le basculement des grandes capitales arabes hors de la sphère sunnite, dans le giron adverse: Jérusalem sous occupation israélienne, Damas sous contrôle alaouite et Bagdad enfin sous partage kurdo Chiite.

Le plus riche pays arabe, membre de plein droit du G20, le directoire financier de la planète, a dilapidé une part de sa fortune à d’extravagantes réalisations de prestige et à la satisfaction d’invraisemblables caprices de prince, sans jamais songé à affecter sa puissance financière au redressement économique arabe ou au renforcement de son potentiel militaire, bridant au passage toute contestation, entraînant dans son sillage le monde arabe vers sa vassalisation à l’ordre américain.

La dynastie wahhabite, détournant les Arabes et les Musulmans de leur principal champ de bataille, la Palestine, dans de furieux combats en Afghanistan, n’a jamais tiré un coup de feu contre Israël, au point que le meilleur allié arabe des États Unis apparaît, rétrospectivement, comme le principal bénéficiaire des coups de butoir israélien contre le noyau dur du monde arabe, et Israël, comme le meilleur allié objectif de la monarchie saoudienne.

En 89 ans d’existence, ce pays de passe droit a été gouverné par sept monarques (Abdel Aziz, Saoud, Faysal, Khaled, Fahd, Abdallah, Salmane), mais, à une période charnière de l’histoire du monde arabe, à l’ère de l’optronique, de la balistique, du combat disséminé et de la furtivité de basse tension, aucun des sept monarques n’était détenteur d’un diplôme universitaire, tous formatés dans le même moule de la formation bédouine et de l’école coranique.

A l’instar des autres pétromonarchies gérontocratiques du Golfe, soit le tiers des membres de la Ligue arabe et les deux tiers de la richesse nationale arabe, alors que la théocratie voisine iranienne a, d’ores et déjà, accédé au statut de puissance du seuil nucléaire.

En 89 ans d’existence, malgré les turbulences, la famille Al Saoud a réussi à sauvegarder son trône, mais plongé la zone dans une sinistrose quand Israël sinistrait la zone.

3 – LA CAPITALISATION D’UNE RENTE DE SITUATION SUR UNE POSITION MAXIMALISTE DE LA QUESTION PALESTINIENNE.

L’Arabie saoudite a capitalisé une rente de situation sur une position maximaliste à connotation antisémite sur le conflit israélo-arabe, au cours du premier demi siècle de son existence, pour finir par détourner les combattants vers l’Afghanistan, à cinq mille km du champ de bataille de la Palestine, dans la décennie 1980, par une instrumentalisation de l’islam contre arme de combat contre l’athéisme soviétique, avant de basculer, pour la survie du trône wahhabite, vers une normalisation rampante avec Israël, à la mesure de l’annexion rampante de la Palestine par l’État Hébreu, pour la survie du trône wahhabite au prétexte de combattre l’Iran schismatique chiite.

Au delà de toute décence, Salmane, un des plus gros collecteurs de fonds pour les djihadistes via le groupe As Charq Al Awsat, blanchira Donald Trump, l’artisan du «Muslim Ban», de sa politique xénophobe et sabordera le Conseil de Coopération du Golfe, le syndicat des six pétromonarchies, pour se défausser sur le petit Qatar du rôle d’incubateur absolu du djihadisme erratique.

4- DE L’INSTRUMENTALISATION DE LA RELIGION ET DU BON USAGE DU RITUEL MUSULMAN

Sans vergogne, la monarchie wahhabite a instrumentalisé l’Islam à des fins politiques pour assouvir sa mégalomanie, plutôt que de favoriser la promotion de l’Islam au terme de XV me siècle de sujétion coloniale et de léthargie ottomane.

Incubateur absolu du djihadisme erratique, le Royaume particulièrement sous le leadership du clan Sideiry a grandement contribué, au même titre que les puissances coloniales occidentales, à la dévastation du Monde arabe. Pour la survie du trône et la pérennité d’une dynastie wahhabite, décriée dans de larges fractions du quart monde.

Sans le moindre scrupule, il instrumentalisera la symbolique du Ramadan pour la satisfaction de sa soif vindicative.

Dans cette perspective, le mois du Ramadan 2017 a constitué une aubaine politique pour le Royaume qui mettra à profit ce mois de jeûne de sacrifice et d’élévation vers Dieu pour assouvir son bellicisme engageant la guerre contre le petit frère wahhabite du Qatar, en superposition à sa guerre contre le Yémen. Avec dans la foulée l’intronisation à la date symbolique du 21 juin, coïncidant avec Laylat Al Qadar, La «Nuit du Destin», du propre fils du Roi, Mohamad Ben Salmane, comme prince héritier du royaume. Un personnage impulsif, impétueux, impénitent et impotent à en juger par le double désastre qu’il a infligé à son pays au Yéme, contre le Qatar. Et dans gestion hasardeuse du dossier Saad Hariri.

Daech déjà avait utilisé la symbolique du Ramadan pour proclamer son projet de califat Islamique s’emparant de Mossoul, le premier vendredi du mois de Ramadan 2014.

L’appropriation d’une religion planétaire, son interprétation dans un sens ultra restrictif, régressif et répressif ainsi que son instrumentalisation à des fins politiques au service des anciens colonisateurs du Monde arabe et musulman, relève de l’imposture.

Le Royaume vit un état de schizothymie, avec une très grande complaisance des «Grandes Démocraties Occidentales» pour les turpitudes de la dynastie wahhabite. Au point que ce pays dirigé par une caste la plus misogyne du monde siège depuis 2017 à la «commission des droits des femmes de l’ONU».

5 – LE PATRIMOINE GÉNÉTIQUE DU POUVOIR ROYAL AUX MAINS DES AMÉRICAINS.

D’Abdel Aziz, fondateur du Royaume, à Fahd, 5eme monarque, affligé une dizaine d’années d’hémiplégie, impotent à une période charnière de l’histoire du Golfe (1995-2005) marquée par la rupture avec Oussama Ben Laden, chef d’Al Qaida et la 2eme guerre du Golfe contre l’Irak; A Abdallah, 6eme monarque, atteint d’une lourde cardiopathie, au Prince héritier Sultan, inamovible ministre de la défense pendant 40 ans, en traitement prolongé pour un cancer généralisé, et son éphémère successeur Nayef, inamovible ministre de l’intérieur pendant trente ans, au Prince Salmane, le nouveau prince héritier, tous les dignitaires du royaumes ont été hospitalisés aux États-Unis et leur patrimoine génétique se trouvent ipso facto en dépôt auprès de l’administration hospitalière américaine.

D’autres autocrates arabes ont certes emprunté le chemin de Washington pour assurer leur survie sanitaire, tels le Roi Hussein de Jordanie atteint de cancer ou le Général Omar Souleymane, ancien chef des services de renseignements du président égyptien Hosni Moubarak, mystérieusement décédé à son admission à l’hôpital ou encore le chef de l’OLP en personne, Yasser Arafat, dans un hôpital français, mais nulle part ailleurs qu’en Arabie saoudite le pèlerinage médical américain n’ a été érigé en système.

Un signe indiscutable de la dépendance wahhabite à l’égard de l’administration américaine, qui connaît ainsi, biologiquement, les forces et faiblesses des principaux gardiens du dogme de l’Islam, une religion fédérant le cinquième de la population de la planète, détenteurs de surcroît des principaux gisements énergétiques du monde, la religion de l’univers consumériste.

6 – UNE DYNASTIE LIBIDINEUSE:

A – Le Roi Saoud: 43 épouses, 115 enfants/ Le Roi Abdel Aziz : 38 épouses, 63 enfants.

L’attrait pour le sexe a, semble-t-il, constitué la marque de fabrique de la dynastie libidineuse d’Al Saoud. Saoud a marqué une nette préférence pour la gente féminine, toutes configurations confondues, dépassant dans ce domaine la totalité de sa fratrie.

Selon les documents officiels, Le 2ème Roi d’Arabie a épousé 43 femmes laissant une abondante progéniture de 115 enfants: 53 garçons et 62 filles.

Son père, Abdel Aziz, le fondateur du Royaume, avait ainsi pour coutume de passer une nuit d’amour avec une femme, -une seule et unique nuit d’amour-, avant de la congédier. Les plus chanceuses avaient droit à plusieurs nuits consécutives avant d’être rejetées dans l’anonymat.

Ni l’épouse de son frère Mohamad, ni la veuve de son frère Saad, pas plus que la veuve de son ennemi intime, Saoud Ben Rachid, gouverneur de Hael, n’ont été épargnées par sa fougue. À peine avait-il conquis Haël qu’il s’empara de la veuve d’Ibn Rachid, Fahida Bint Al Assi Ben Kleib Ben Chreim Al Rachid, pour lui faire un enfant qui n’est autre qu’… Abdallah, l’ancien Roi d’Arabie.

Abdel Aziz a ainsi honoré, sans discontinuer, ses 38 femmes, outre un nombre incalculable d’inconnues, enrichissant le royaume d’une progéniture de 63 enfants. Un chiffre qui ne tient compte ni des enfants morts en bas âge, ni des enfants morts-nés.

Le plus étrange est que le Roi Abdel Aziz, à demi aveugle, paralytique, sur fauteuil roulant, a réussi le tour de force de continuer à procréer: Moukren, Hazloul, Hammoud, Abta et Tarfa, sont le fruit de ses amours septuagénaires, un des miracles du fondateur du Royaume .

B- Le Roi Abdallah : 21 épouses, 63 enfants

La virilité ne se limite pas au père fondateur du Royaume. Le roi Abdallah, récemment décédé, a fait preuve de ses grandes capacités génésiques engendrant, à 75 ans, un garçon Bandar, né en 1999, de son épouse la princesse Haifa El Mehanna. Bandar est le 63 ème enfant du Roi Abdalah, issus de 21 épouses.

C- 500.000 dollars pour 15 minutes de conversations avec Kristen Stewart et un million de dollar pour une nuit espérée avec Brigitte Nielsen

L’obsession sexuelle n’était pas l’apanage des pères fondateurs du Royaume. Fils et petits fils étaient animés des mêmes pulsions. Leur exploit résidait dans la compétition à laquelle ils se livraient sur les dollars déversés sur les beautés Hollywood. Des récits sans fin. Inimaginables. Sur leur bêtise et leur inconsistance.

Harvey Winston, un ancien garde de corps, raconte qu’un prince saoudien lui a proposé 500.000 dollars pour avoir l’honneur de bavarder avec son idole Kristen Stewart. L’actrice a donné son accord, le conditionnant au fait que le prince fasse un don d’un demi million de dollar au fond de secours des victimes du «Typhon Sydney».

Mark Young a publié, pour sa part, un livre intitulé «Saudi Bodyguard» dans lequel ce britannique longtemps affecté à la protection des palais d’Al Saoud, depuis 1979, narre les turpitudes de la dynastie, «ses déviances, la prostitution à laquelle certains se livrent, les vols et rapines, les addictions à l’alcool, aux stupéfiants et aux jeux».

D- Khaled Ben Sultan et le fantasme de Brigitte Nielsen

L’histoire la plus singulière dont a été témoin Mark Young est celle de l’ancien vice ministre de la défense, Khaled Ben Sultan, l’ancien interface saoudien du général américain Norman Schwarzkoff durant la 1 ère guerre du Golfe (1990-1991), et propriétaire du journal «Al Hayat».

Fasciné par la beauté de Brigitte Nielsen, à l’époque épouse de l’acteur américain Sylvester Stallone (alias Rambo), le généralissime, selon le récit de Young, aurait ourdi des multiples plans pour passer une nuit d’amour avec la belle et blonde danoise. Au point de proposer un million de dollars pour cette nuit qu’il se promettait torride. Cette proposition à proprement parler indécente s’est finalement concrétisée un certain soir de juin 1997 dans un luxueux hôtel de la croisette.

E- Abdel Aziz, ou la transfiguration d’un prince à la jeunesse agitée en prédicateur wahhabite

Le benjamin du Roi Fahd, lui, s’est emballé pour l’actrice de télévision Yasmine Bleeth, de confession juive. Abdel Aziz Ben Fahd a dépensé sur elle une somme si importante, quelle aurait suffit à éradiquer définitivement le problème des vieilles filles du Royaume.

Compagnon festif de l’ancien premier ministre libanais Saad Hariri, ses frasques parisiennes lui valurent une interdiction de séjour dans un grand palace de la capitale française. Au terme d’une jeunesse agitée, Abdel Aziz a fait acte de contrition et de repentance: Il s’est laissé poussé la barbe et est devenu prédicateur wahhabite, financier de la chaîne takfiriste «Wissal» (le lien).

F- Salmane et Sylvia Kristel

À l’instar de Khaled Ben Sultan, propriétaire par ailleurs du journal «Al Hayat», qui avait fantasmé sur Brigitte Nielsen, Salmane, propriétaire du Charq Al Awsat, a, lui, projeté ses fantasmes sur Sylvia Kristel, l’actrice du film «Emmanuelle», un film sulfureux à l’époque.

La galipette de Salmane, à l’époque gouverneur de Ryad, a valu à son entremetteur, le propre amant de l’actrice néerlandaise, -un faux play boy libanais- la somme de cinq cent mille dollars avec en prime la gratification d’une fréquence communautaire à Paris, faisant de sa station la plus importante station arabophone de l’espace francophone.

Première radio communautaire arabophone de l’Europe continentale et de par son implantation la première radio arabophone d’Europe Radio-Orient, émettant depuis Paris, média off-shore par excellence, a longtemps constitué un pavillon de complaisance dans une zone de non-droit, un condensé de l’histoire de la communication et des relations triangulairement ancillaires entre Paris, les pétromonarchies du golfe et le milliardaire libano-saoudienne.

Cette hyperactivité hormonale princière est intervenue à une époque où leur ancien «office boy» Oussama Ben Laden, chef d’Al Qaida, consommait sa rupture avec ses Maîtres wahhabites. Mais la libido de leurs altesse n’a pas de prix. Elle n’en avait nullement cure de cette rupture qui peuplera ultérieurement de cauchemars le sommeil des gérontocrates du Golfe.

7- LA DYNASTIE WAHHABITE: UNIQUE ENTREPRISE FAMILIALE AU MONDE À SIÉGER AUX NATIONS UNIES.

Illustration caricaturale de la réalité paralytique arabe, le Royaume saoudien est généralement considéré comme l’un des fossoyeurs de la cause nationale arabe.

Unique famille à avoir donné son nom à son pays, ce que même Christophe Colomb, le découvreur de l’Amérique, n’a songé à faire; Unique pays à porter le nom de sa famille conquérante, ce que même Jules César n’a osé faire, l’Arabie saoudite est aussi l’unique entreprise familiale au monde à siéger aux Nations Unies.

Un privilège qu’aucune dynastie si prestigieuse fut elle, qu’aucune multinationale si puissante soit elle n’a jamais pu exercer. Un passe droit qui donne la mesure du laxisme dont bénéficient les dirigeants de ce pays sur le plan international du fait pétrolier.

Au service de son ambition et de sa prépotence, deux incomparables atouts naturels:

La Mecque et Médine, les deux Hauts Lieux saints de l’Islam, référence spirituelle absolue d’une communauté de croyants de 1,5 milliards de fidèles de la deuxième religion du monde par son importance,

Le pétrole, moteur de l’économie internationale dont elle détient le principal gisement énergétique du monde,

Une immense superficie qui fait de ce pays de 2,5 millions de km2, un quasi-continent de taille comparable à l’Europe occidentale (France Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg),

A cela s’ajoutent trois autres facteurs

Une faible densité démographique (28 millions d’habitants), enfin, dernier et non le moindre atout: le bouclier américain mis en place par le Pacte de Quincy, dissuasif contre toute remise en cause interne, toute intervention étrangère, toute critique internationale.

Mais le pèlerinage, qui avait vocation à être un lieu de communion et de confraternité s’est révélé un instrument de mort et de désolation: 90.000 pèlerins ont péri en 14 ans en accomplissant leurs obligations religieuses sur les Lieux Saints de l’Islam, conséquence des négligences coupables des autorités saoudiennes.

Pour le lecteur arabophone, le bilan sur ce lien

http://www.al-akhbar.com/node/264560

8- LES MICMACS DIPLOMATIQUES DU ROYAUME SAOUDIEN AVEC LA COMPLICITÉ OCCIDENTALE.

A- L’Arabie saoudite à la «Commission des Droits de la Femme»: un pyromane chef des pompiers d’une ville.

Le royaume saoudien, l’un des régimes les plus misogynes du monde, a obtenu le feu vert par vote secret de 47 des 54 états membres du Conseil Économique et Social des Nations Unies pour siéger à la Commission des Droits de la Femme»: «C’est comme désigner un pyromane chef des pompiers de la ville», a commenté Hillel Neuer, directeur exécutif de l’organisation UN Watch.

Certes, le Roi a accordé aux femmes le droit de siéger au Conseil consultatif, en 2012, mais cette instance dont la première session en formation mixte s’est tenue le 24 Février 2013, ne dispose d‘aucun pouvoir de décision. De même, les dames ont pu, pour la première fois aussi, participer aux élections municipales à partir de 2015, mais la gente féminine demeure soumise au régime de l’autorisation de sortie préalable.

La terminologie en fait foi. Si cultivées et compétentes soient elles, elles demeurent désignées du vocable désobligeant de «dépendante».

http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=today\19z999.htm&arc=data\2013\02\02-19\19z999.htm

B-La lutte antidopage dans le domaine du sport

Dans le même ordre idée, l’Arabie saoudite, le plus grand marché de consommation du captagon du Moyen oient, a été portée à la présidence du Bureau de la Conférence des Parties de la Convention de lutte anti dopage relevant de l’Unesco, octroyant une subvention 100.000 dollars pour soutenir les activités de l’Agence Mondiale Antidopage visant à éradiquer le dopage dans le sport.

C- La triple imposture de Tawakol Korman Prix Nobel de la Paix 2011

Première femme arabe lauréate du prestigieux Prix Nobel de la Paix 2011, la yéménite était en fait une fausse activiste financée par l’administration américaine. Membre de la confrérie des Frères Musulmans, Tawakkol Karman a soutenu l’agression saoudienne contre son propre pays.

http://www.madaniya.info/2015/11/10/tawakkol-karman-la-triple-imposture-du-prix-nobel-de-la-paix-2011/

Le 2me volet de ce papier est intitulé: Le sabre n’entame jamais la chair d’Al Saoud

Sur les origines du royaume et du fondement du pouvoir de la dynastie wahhabite:

http://www.madaniya.info/2015/01/05/esclave-des-anglais-a-propos-de-la-creation-du-royaume-d-ibn-saoud-1-2/

http://www.madaniya.info/2015/01/07/esclave-des-anglais-a-propos-de-la-creation-du-royaume-d-ibn-saoud-2-2/

Source : Madaniya, René Naba, 06-12-2017

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here