L’occupation veut évacuer de forL’armée d’occupation israélienne a détruit samedi une nouvelle tour d’habitation dans la ville de Gaza, dont elle a appelé la population à partir vers une zone qu’elle a déclarée « humanitaire », en prévision d’un assaut au sol à près de 23 mois de guerre israélienne génocidaire qui a fait plus de 64 mille martyrs.
Le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée, a lancé cet appel sur les réseaux sociaux alors que l’ONU, qui estime à environ un million la population de la région, a averti d’un « désastre » en cas d’expansion de l’offensive sur la ville de Gaza.
L’armée d’occupation a ensuite annoncé avoir frappé une tour -identifiée par des témoins auprès de l’AFP comme la tour Soussi- dans un périmètre du sud-ouest de la ville qu’elle avait appelé un peu plus tôt à évacuer, au lendemain du bombardement d’un bâtiment similaire.
« Nous continuons », a écrit sur X le ministre de la Défense, Israël Katz, reprenant une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et montrant le bâtiment d’une quinzaine d’étages s’effondrer dans un grand nuage de poussière.
Sur les réseaux sociaux des habitants refusent de partir, à l’instar de ce Palestinien du camp al-Chati’ qui porte son linceul sur lui.
Des tours et des bâtiments civils
Formée de 15 étages, la tour détruite abritait plus de 60 appartements. Gaza-ville compte plus de 51 mille immeubles et tours résidentiels, indique le bureau médiatique du gouvernement de Gaza qui a assuré que ces installations sont entièrement civiles et ne sont utilisées à aucune fin militaire, comme en témoignent leurs résidents.
Vendredi, l’armée israélienne avait prévenu qu’elle ciblerait les « infrastructures terroristes » dans la ville de Gaza, en particulier les tours d’habitation. Elle accuse le Hamas, qui a fustigé des « mensonges éhontés », d’utiliser ces bâtiments pour opérer.
L’armée, qui dit contrôler environ 75% de la bande de Gaza et 40% de Gaza-ville affirme vouloir s’en emparer pour venir à bout du Hamas et libérer les otages qu’il retient encore.
Le mouvement de résistance palestinien a accepté en août une proposition de trêve et libération des otages présentée par les médiateurs (Egypte, Etats-Unis et Qatar). Mais le gouvernement de Benjamin Netanyahu exige qu’il rende les armes et dit vouloir prendre le contrôle sécuritaire de la bande de Gaza.
« Ça va être terrible »
Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient « en négociation approfondie avec le Hamas ».« Nous leur disons: +Libérez-les (otages NDLR) tous immédiatement », sinon « ça va être terrible », a-t-il dit.
Selon l’armée israélienne 47 captifs restent retenus à Gaza, dont 27 présumés morts, sur un total de 251 personnes enlevées le 7-Octobre.
L’armée ment aux gens
Dans son appel à évacuer la ville de Gaza, la plus grande du territoire palestinien, le colonel Adraee précise que pour « faciliter le départ des habitants », le secteur côtier d’Al-Mawasi, plus au sud, est déclaré « zone humanitaire ».
Selon l’armée, cette zone comprend des « infrastructures humanitaires essentielles », et est approvisionnée notamment en nourriture et médicaments.
Depuis le début de la guerre israélienne, qui a ravagé la bande de Gaza, désormais en proie à la famine sur 20% du territoire selon l’ONU, l’armée a souvent bombardé des zones déclarées « humanitaires » et « sûres », affirmant y viser des combattants du Hamas.
« L’armée ment aux gens », s’indigne Abdel Nasser Muchtaha, 48 ans, qui a quitté son quartier pilonné de Zeitoun pour camper à l’ouest de Gaza-ville et affirme vouloir « pour l’instant » rester sur place.
Selon l’ONU, la quasi-totalité des plus de deux millions de Palestiniens dans la bande de Gaza ont été chassés de leurs foyers au moins une fois par les bombes et combats depuis le 7-Octobre.
Déplacé à Al-Mawasi, avec sa famille, Bassam al-Astal, 52 ans, assène que la zone n’est « ni humanitaire ni sûre »: « c’est là qu’il y a chaque jour le plus de martyrs, il n’y a pas de place pour les tentes, pas de services humanitaires, pas d’eau, pas d’assainissement, pas d’aide alimentaire ».
Des martyrs ont été déplorés dans cette région ce samedi.
« Nous sommes les otages de Netanyahu »
Le Hamas a diffusé vendredi une vidéo datant de la veille, montrant deux otages – Guy Gilboa-Dalal et Alon Ohel – au moment où les proches et soutiens de ces captifs se mobilisaient une nouvelle fois à travers Israël, pour marquer leurs 700 jours de détention et réclamer leur retour.
La séquence montre M. Gilboa-Dalal demandant à M. Netanyahu de ne pas mener d’offensive dans la ville de Gaza. « On pensait être les otages du Hamas mais il s’est avéré en fait que nous sommes les otages de Netanyahu, Ben Gvir et Smotrich », a-t-il dit aussi.
Et d’ajouter: « Moi, les autres prisonniers et les deux millions d’habitants de la bande de Gaza souffrons quotidiennement de ces difficultés : pas d’eau, pas de nourriture, pas de gaz, pas d’électricité. »
« Aucune vidéo de propagande diabolique ne nous affaiblira ni n’émoussera notre détermination », a réagi le Premier ministre israélien, après s’être entretenu avec les parents des deux hommes, selon son bureau.
Depuis l’attaque du 7-Octobre qui a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, les représailles israéliennes ont fait au moins 64.368 martyrs à Gaza, en majorité des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza. Dont 58 depuis l’aube de ce samedi.
L’infirmière Nouha al-Achi de l’hôpital al-Maamadani (St Baptiste) a gaza-ville porte son fils martyr.
S’ajoutent plus de 10 mille qui sont portés disparus.
382 personnes sont en outre mortes de faim ou de malnutrition dont 6 durant les dernières 24 heures. 135 enfants figurent parmi eux, indique ce ministère.
Quant au blessés, leur chiffre s’élève à plus de 162 mille.
Une fillette blessée dans le quartier cheikh Redwan.
ce les citoyens de Gaza dans des conditions humanitaires et sanitaires tragiques



![Elon Musk explique comment Starlink va réellement faire évoluer le PIB des pays Le milliardaire et ex-bras droit de Donald Trump, Elon Musk, a annoncé samedi son intention de créer le « parti de l’Amérique » (America Party), une nouvelle formation politique qui promet de « rendre la liberté aux Américains ». Depuis qu'il a quitté ses fonctions à Washington, fin mai, l'ancien patron du DOGE multiplie les attaques contre la grande et magnifique loi du président Trump, qu'il accuse d'aggraver le déficit public. Il avait menacé de créer son propre parti politique si ce texte de loi venait à être adopté. Chose promise, chose due. Samedi, le fondateur de Tesla a pris le pouls des électeurs américains sur son réseau social X, où 1,2 million d'utilisateurs se sont prononcés en faveur de la création d'un nouveau parti politique. Pour le moment, son parti n'a toujours pas été enregistré à la Commission électorale fédérale, qui régule notamment la création et le financement des formations politiques aux États-Unis. Faut-il prendre M. Musk au sérieux? Et de quoi pourrait avoir l'air une telle percée politique? Éclairage. Quelles sont les intentions d'Elon Musk? Cet homme d'affaires rêve d'une nouvelle formation politique, car il se dit déçu par les partis républicain et démocrate. Ni l'un ni l'autre n'ont assuré une meilleure gestion des finances publiques, sa principale priorité, selon Julien Tourreille, chercheur en résidence à l'Observatoire sur les États-Unis. Puisque sa fortune et son influence ne parviennent pas à pénétrer les murs du Congrès comme il l'aurait souhaité, faire élire des représentants capables de défendre son programme politique devient alors la seule solution, selon M. Tourreille. Compte tenu de la répartition actuelle des sièges au Congrès, M. Musk a affirmé qu'il ciblerait deux ou trois sièges au Sénat et de huit à dix [sièges] à la Chambre des représentants pour soutenir des candidats favorables à ses positions politiques. M. Tourreille estime que son objectif consiste à fragiliser les républicains, en particulier ceux qui avaient l'intention de voter contre la grande et magnifique loi mais qui se sont finalement ralliés du côté de leur parti. C'est le cas de Lisa Murkowski, une sénatrice républicaine de l'Alaska qui avait fait part de ses réserves à l'endroit de ce projet de loi mais qui a finalement voté en sa faveur.](https://mfvnnews.com/wp-content/uploads/2025/07/elon-musk-30-mai-2025-218x150.webp)



