Une exception pour qui il n’est pas question de se laisser refroidir dans le frigo d’ambassadrice bénévole des pôles Arctique et Antarctique, ni de renoncer à sa chère “liberté de parole”. Faut dire aussi que l’habit d’ambassadrice des pôles était bien trop étroit pour elle qui vient de lancer sa nouvelle association “Désirs de France, avenir de la planète”, qui n’est rien d’autre qu’une réplique de “Désirs d’avenir” créé en 2006 pour l’aider à conquérir l’Elysée.

Donc, Madame Royal s’est fait virer de son poste diplomatique d’ambassadrice des pôles. En fait, l’ex de François Hollande a fait tout ce qu’il fallait pour se faire démissionner. Elle a donc gagné la première manche en faisant passer Macron pour un président autoritaire et méprisant qui ne supporte pas la liberté d’expression de ceux qui ne sont pas d’accords avec lui. Et là elle marque encore facilement un point tellement la cote du président est dans le rouge. L’explication officielle étant que l’ex “ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer” aurait “oublié” son devoir de réserve.

Mais, on pourrait également citer d’autres reproches, comme son absentéisme aux réunions du Conseil de l’Arctique. Sans oublier l’ouverture d’une enquête préliminaire du parquet national financier (PNF) pour déterminer si “Ségo” a fait une utilisation irréprochable des 100 000 euros de frais de mission qui lui étaient attribués dans l’exercice de son ex fonction.

En réalité, Ségolène voulait mieux que jouer un second rôle à la Hibernatus. Une place de ministre de l’Ecologie dans le gouvernement Philippe aurait pu lui convenir et surtout la faire taire. Seulement voilà, Le jupitérien n’a rien voulu savoir de ses appels du pied énamourés. Le jeune et inexpérimenté président Macron n’a pas tout de suite compris que l’ancien monde possédait encore un certain pouvoir. Pour Ségolène c’est même un pouvoir de nuisance certain. Il suffit de l’écouter déclarer…

“Macron et sa bande de gros machos pensaient que j’allais rester dans mon coin et me taire. Ils croyaient que la gauche était morte et que j’étais finie. Mais je suis très déterminée !”

Pour comprendre que la guerre est déclarée et que Ségolène Royal ne fera pas de cadeaux.

Mais, qui peut croire raisonnablement que celle que ses adversaires politiques appelaient autrefois la “folle du Poitou”, possède encore suffisamment d’influence pour brouiller les cartes en 2022 ?

Malgré tout, Ségolène est typiquement le genre de personne qu’il vaut mieux avoir de son côté que contre soi. Car, voilà une femme politique de l’ancien monde qui sait comment attirer les médias toujours avides de petites déclarations vachardes d’une personnalité présente au second tour de la présidentielle en 2007.

Ségolène Royal s’imagine déjà comme une troisième voie entre Macron et Marine Le Pen. Mais personne ne veut et ne voudra d’elle pour représenter son parti. Même pas le maladif PS d’Olivier Faure qui n’arrive pas à se remettre de 5 ans de présidence Hollande. Quant à penser que réaliser une union des gauches serait du domaine du possible en 2022, contrairement à 2017. Il ne faut pas y compter. Car, le chacun pour soi de tous ces partis qui se disent de gauche et ont tous la prétention représenter le peuple, ne fait aucun doute. Que pourrait-il donc se passer avec une gauche aussi minable et hypocrite. Sans doute est-il encore trop tôt pour l’affirmer, même si 69% des Français pensent déjà que Macron ne sera pas réélu.

Ségolène Royal qui soutenait Mélenchon en 2022 vient de reprendre sa carte au PS. Démise par Macron de sa mission d’ambassadrice chargée des pôles Arctique et Antarctique, pour cause de critiques mordantes répétées contre la macronie, Madame Royal n’irait quand même pas jusqu’à refuser la fonction de Première ministre si le président de la République lui proposait le poste. En 2021 elle voulait être élue sénatrice, raté ! Récemment, Ségolène voulait mener la liste unitaire de la Nupes aux européennes, encore raté.

Verrons-nous, dans les prochains jours, le clou du naufrage de l’éléphante mitterrandiste, dans un spectacle organisé par Hanouna ? Où l’ex-finaliste de l’élection présidentielle de 2007 exercera son talent inimitable d’animatrice, lors “d’un module d’instruction civique”. Pour apprendre aux Français qui ne s’intéressent pas à la politique ce qu’est le 49/3 ! Elle va encore déraper, anticipent les mauvaises langues !

À la fin du débat télévisée entre les deux candidats finalistes de la présidentielle 2007, lorsqu’un journaliste demanda à Nicolas Sarkozy quelle était la principale qualité de son adversaire socialiste, le futur président de la République avait répondu : “elle est pugnace !”. Un vrai compliment en politique. C’était le temps où Ségolène Royal était au sommet de sa gloire. Après la douloureuse défaite qui pour elle n’en était pas une. Sur le balcon de Solférino, elle promettait avec des trémolos dans la voix aux socialistes déçus qui l’écoutaient, de les emmener vers d’autres victoires ; la bravitude déjà !

Je vous entends bien me dire…

“Pourquoi parler de cette boomer encore et toujours sur le retour – Laissez tomber ce zombie, elle est finie – C’est une chipie qui mange à tous les râteliers – On s’en fout ! – “Eh l’auteur, vous n’avez pas un autre sujet, c’est la guerre en Ukraine ? – Et rien sur l’abaya ni Médine ?- etc.

Pourtant, d’après le “Baromètre de confiance politique Toluna-Harris-Interactive-LCI d’août 2023”, Royal obtient 19% de confiance, autant que Zemmour et seulement un point de moins que Mélenchon. Pas si mal pour l’ex de François Hollande. Tenez justement, à propos de l’ancien chef d’État dont le courage de perdre a manué pour se représenter en 2017, il obtient 26%, autant que Fabien Roussel et Marion Maréchal.

Oui, le désir d’avenir de Ségolène Royal demeure gargantuesque et la chanson ♫ Ainsi font, font, font, les petites marionnettes ♫ lui va si bien.

Dans son livre “Refusez la cruauté du monde ! Le temps d’aimer est venu” Ségolène Royal raconte ses mésaventures avec les barbouzes de Bernard Squarcini, qui voulaient lui faire peur.Un petit échantillon avec cet article.

L’ex-ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la mer, de 2014 à 2017, dans son for intérieur, a certainement définitivement renoncé à la présidence de la République. Pour autant, elle est capable de jouer la comédie de celle qui veut se présenter en 2022. Une option lunaire parfaitement envisageable pour elle. Non, pas pour aller vraiment aux élections, mais simplement pour flatter son ego et montrer qu’elle existe encore. 

Un jour, Jean-Pierre Raffarin, particulièrement agacé par le comportement de Ségolène Royal, toujours à tirer la couverture vers elle, dira à Mitterrand : 

“Je sais qu’elle peut se déguiser en gardienne de chèvres et qu’elle ne manque pas d’audace, mais quand même…

En 2022, Madame Royal sur BFMTV met en doute les crimes de guerre en Ukraine, évoquant une “propagande” de Volodymyr Zelensky. Elle ira même jusqu’à dire “C’est monstrueux d’aller diffuser des choses comme ça uniquement pour interrompre le processus de paix”

Deux jours après ses déclarations, elle sent que le vent a tourné et avec la plus mauvaise foi s’excuse :

“Ici la fin de ma parole, coupée ds les rediffusions. Plaider pour la paix c’est agir pour l’arrêt des souffrances du peuple ukrainien et de l’agression russe. Je n’ai jamais nié les crimes de guerre et je m’excuse volontiers auprès des victimes si elles l’ont pensé.”

Du Ségo pur jus !

Après la disparition du petit Émile, Ségolène royal s’invente femme flic pour faire la leçon à ses collègues policiers, elle dira : « A-t-on fouillé TOUTES les maisons alentour, TOUTES les caves, tous les greniers. Il est peut-être retenu par quelqu’un ».

Et rien ne peut l’arrêter dans la poursuite de son impitoyable enquête, elle déclarera encore : « La mère auditionnée seulement mardi ? Et le père, au profil très inquiétant ? On n’a donc pas regardé l’hypothèse d’un problème ou d’une vengeance familiale ? D’un enlèvement ? Pourquoi l’alerte enlèvement n’est toujours pas déclenchée ? »

Si Ségolène n’existait pas, personne n’aurait l’idée de l’inventer. D’ailleurs, elle sait qu’elle est une bonne cliente pour les médias. Ces observateurs de l’actualité toujours à l’affût d’un caprice de la star politique en roue libre.

De Ségolène Royal, c’est encore Hanouna qui en parle le mieux, l’animateur de “Touche pas à mon poste” presque un dieu sur son plateau avec des chroniqueurs aux ordres du maître à penser comme le veut Bolloré, dira de ses entretiens avec celle qui fera probablement exploser l’audimat :

«  Le lendemain, elle m’a appelé et m’a dit, ’J’ai peut-être une idée, expliquer à un public qui ne s’intéresse pas forcément à la politique, ce que c’est vraiment. C’est elle qui a eu l’idée, expliquer le 49.3, les vacances des politiques etc. Elle voulait parler aux gens et expliquer quelques rouages de la vie politique. C’était au moment de la motion de censure ».

Ségolène avait déjà été l’invitée de Cyril Hanouna dans son émission phare qui tous les soirs sur C8 passionne le pays tout entier rivé devant l’écran de sa télé, enfin presque. Ce fut pour l’occasion le début de l’histoire d’amour de ces deux êtres paranormaux, un mariage de raison qui finira probablement comme beaucoup d’autres dans les poubelles du PAF.

L’ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal s’est déclarée disponible pour le poste de chef de gouvernement le 29 août. Après des semaines de tractations, le président Macron n’a toujours pas nommé de Premier ministre. Lire aussi Un président «qui se crée des problèmes» : Blanquer règle ses comptes avec Macron «Soit le président de la République a déjà fait son choix […] soit il n’a pas fait son choix et compte tenu des appels que je peux recevoir ou des indications que je peux observer, et des réponses négatives qui sont données ici ou là, oui, je suis disponible.» Candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2007, plusieurs fois ministre et députée, Ségolène Royal fait acte de candidature pour le poste de Premier ministre. Sur le plateau d’une chaîne d’information en continu, l’ex-compagne de François Hollande a envoyé des signaux au président Macron. Royal présente son programme Âgée de 70 ans, Ségolène Royal dispose d’une longue expérience politique. Elle semble d’ailleurs avoir déjà tout un programme en tête. Elle affirme ainsi vouloir «constituer un gouvernement d’union républicaine sur trois priorités». Reprenant son thème de campagne de 2007, «l’ordre juste», elle le décline dans les domaines «économique, social, écologique et sécuritaire». Elle évoque ensuite «l’avenir des jeunes» et enfin «le rétablissement des comptes publics», une question qu’elle s’étonne de ne pas voir aborder alors que la France «a 3 000 milliards de dettes», ajoutant que «c’est une question de souveraineté nationale». En évoquant les comptes publics, l’ancienne élue socialiste fait un appel du pied au centre, alors que la coalition de gauche du Nouveau Front populaire évoque très peu cette question et est souvent critiquée par la droite et le centre pour son programme considéré comme coûteux. Ségolène Royal semble écarter un simple poste de ministre : «Je ne vous ai pas dit que je suis disponible pour rentrer dans une équipe, je vous ai dit que je suis disponible pour constituer un gouvernement, pour Matignon.» Elle tempère cependant son propos lorsqu’on l’interroge à nouveau : «Matignon ou rien ? La question ne se pose pas pour l’instant.» «Ce n’est pas la bonne option» : une candidate qui part de loin Soutien inattendu de l’union des gauches avec La France insoumise en 2022 (Nupes), Ségolène Royal navigue entre la gauche et le centre. Sa «candidature» est néanmoins critiquée dans sa propre famille politique. Le premier secrétaire délégué du Parti socialiste (PS) Nicolas Mayer-Rossignol, qui incarne l’aile modérée du parti, a ainsi estimé à son propos ce 30 août lors d’une matinale de la radio publique : «Il faut toujours respecter les personnes, mais sur le plan politique, ce n’est pas la bonne option.» Nicolas Mayer-Rossignol lui préfère Bernard Cazeneuve, dont le nom circule avec insistance depuis plusieurs jours : «C’est un homme d’État et c’est aussi un homme libre qui ne jouera pas la caution d’Emmanuel Macron.» À droite, le profil de l’ancienne ministre n’enthousiasme pas. Le conseiller LR de Paris Othman Nasrou balaye l’hypothèse Royal sur Sud Radio : «Ce serait une très mauvaise idée. On a besoin de tout sauf de cette manière-là de faire de la politique.» Le souverainiste François Asselineau fustige de son côté : «Il y en a vraiment qui ne doutent jamais de rien.» Et d’ironiser : «On attend que Manuel Valls fasse savoir qu’il est également “disponible”.» Après 46 jours passés avec un gouvernement démissionnaire, Emmanuel Macron peine à trouver une personnalité qui ne risque pas d’être évincée par une motion de censure. Alors que des noms circulent, à l’image de ceux des anciens socialistes Ségolène Royal et Bernard Cazeneuve, une majorité de Français serait favorable à un gouvernement technique, c’est-à-dire sans coloration politique. LIRE AUSSI

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