on capture un narco-dictateur qui a ruiné son pays, affamé 90 % de sa population et inondé les États-Unis de cocaïne via le Cartel de los Soles, puis on l’exfiltre pour jugement.La loi du plus fort ? Peut-être dans la forme brute, mais quand le « plus fort » met fin à un régime qui protège narcos, terroristes et corruption à ciel ouvert après avoir épuisé toutes les voies légales, ça s’appelle parfois rétablir un minimum de justice.Si vous préférez laisser Maduro continuer à s’enrichir sur le dos d’un peuple en ruine parce que « souveraineté », libre à vous. Moi, je préfère quand la force sert enfin à quelque chose d’utile plutôt qu’à maintenir l’impunité.

Cela n’a pas bien vieilli. Trump a trompé la base MAGA.
— Hodge Mann (@mann_hodge) January 5, 2026
Introduction
Le contexte politique et historique du Venezuela sous la présidence de Nicolás Maduro est marqué par une forte polarisation et une crise persistante. Arrivé au pouvoir en 2013 à la suite du décès de Hugo Chávez, Maduro a rapidement été confronté à des défis majeurs, notamment une détérioration significative des conditions économiques et une montée des tensions sociales. Le régime chaviste a été caractérisé par des mesures autoritaires qui ont approfondi la crise politique, entraînant une répression des opposants politiques et un contrôle accru sur les médias et les institutions. En conséquence, le pays a subi une crise humanitaire sans précédent, illustrée par l’exode massif de millions de Vénézuéliens à la recherche de meilleures conditions de vie.
Les conséquences de la pandémie de COVID-19 ont exacerbé cette situation, aggravant les pénuries alimentaires et de médicaments, tout en rendant l’accès à des soins de santé adéquats de plus en plus difficile. La défense des droits humains a été compromise, alors que de nombreux citoyens ont vu leurs droits fondamentaux, y compris le droit à la vie et à la liberté d’expression, systématiquement violés sous le prétexte de maintenir l’ordre.
Dans ce contexte tumultueux, l’opération des forces spéciales américaines apparaît comme une réponse potentielle aux abus perpétrés par le régime de Maduro. Cette intervention s’inscrit dans un cadre plus large de la lutte pour la démocratie, où de nombreux pays et organisations internationales ont exprimé leur soutien à la volonté du peuple vénézuélien de retrouver un gouvernement démocratique. La volonté d’intervenir a été justifiée par les aggravations continues de la crise humanitaire et par la nécessité de restaurer le respect des droits humains et de la démocratie au Venezuela.
L’opération Foudre Delta : La capture de Maduro
L’opération Foudre Delta, orchestrée par les forces spéciales américaines, incarne une démarche stratégique visant à minimiser les pertes humaines tout en capturant Nicolás Maduro, le président vénézuélien. Cette mission a été soigneusement planifiée, prenant en compte non seulement les conditions politiques instables du Venezuela, mais également les implications internationales. La planification a débuté plusieurs mois avant l’exécution, impliquant des analystes de renseignement, des experts en tactique et des diplomates.
Dans les phases préparatoires, les forces spéciales ont étudié les habitudes quotidiennes de Maduro, ses points de rendez-vous habituels et le niveau de sécurité de ses palaces présidentiels. Grâce à un réseau complexe d’informateurs, elles ont pu établir un tableau détaillé de la situation sur le terrain. Cela a permis d’incorporer des éléments clés dans la stratégie : minimiser le risque d’un affrontement armé ouvert avec les forces loyalistes et préparer des alternatives pour un retrait rapide en cas de résistance.
Le jour de l’opération, les équipes spéciales ont déployé une approche discrète. L’infiltration a été effectuée à l’aide de petites unités qui ont utilisé des véhicules non identifiés pour se fondre dans l’environnement urbain. Les éléments tactiques comprenaient des formations formation au corps à corps, une formation avancée sur l’utilisation d’armes non létales, et une compression des délais d’action pour éviter de déclencher une réponse militarisée. Un engagement clair a été fait : éviter les pertes civiles et préserver l’intégrité des infrastructures vitales.
Cette approche minutieuse a conduit à une exécution quasiment sans accroc, respectant les principes d’engagement minimaux tout en réalisant la mission de capture. L’opération Foudre Delta, par sa nature bien planifiée et son exécution habile, sert d’exemple de l’interaction complexe entre les forces armées et la diplomatie dans des contextes tendus.
Désastre économique : L’héritage de Maduro
Depuis son arrivée au pouvoir, Nicolás Maduro a dirigé le Venezuela à travers une période de crises économiques sans précédent, laissant un héritage de désastre dont les conséquences continuent d’affecter la population. La politique économique mise en œuvre par son gouvernement a produit une hyperinflation ravageuse. En 2018, par exemple, le Venezuela a enregistré un taux d’inflation de 130.000% selon le Fonds monétaire international (FMI), ce qui a eu pour effet de dévaluer massivement la monnaie locale, le bolívar. Les conséquences de cette inflation gargantuesque se sont traduites par une perte alarmante du pouvoir d’achat parmi les citoyens.
Les taux de pauvreté ont fortement augmenté, atteignant plus de 90% de la population selon les autorités. La distribution inéquitables des richesses, combinée à une mauvaise gestion des ressources naturelles, a conduit à une crise humanitaire. Malgré le Venezuela étant l’un des pays les plus riches en pétrole au monde, la population souffre d’une pénurie chronique de biens de consommation essentiels tels que l’alimentation, les médicaments et même l’eau potable.
Les politiques économiques de Maduro, qui promettaient initialement une redistribution équitable des richesses, ont en réalité engendré une détérioration de la qualité de vie. Les promesses du chavisme se sont heurtées à la réalité d’une économie souffrante, incapable de répondre aux besoins fondamentaux de sa population. Selon les toutes dernières statistiques, près de 60% des Vénézuéliens vivent avec moins de 1,90 USD par jour, seuil officiel de la pauvreté.
Il est également préoccupant de constater que des millions de Vénézuéliens ont choisi d’émigrer, fuyant cette réalité désespérante. Cette émigration massive témoigne non seulement de l’échec économique du gouvernement de Maduro, mais aussi du désespoir d’un peuple qui espérait un avenir meilleur. L’héritage économique de Maduro n’est pas simplement une question de chiffres ; c’est une tragédie humaine qui se déroule sous les yeux du monde entier.
Les violations des droits humains sous Maduro
Depuis l’accession au pouvoir de Nicolás Maduro, le Venezuela a connu une intensification inquiétante des violations des droits humains. Diverses organisations internationales et locales, telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch, ont documenté un large éventail d’abus, allant des arrestations arbitraires à la torture et à l’exécution extrajudiciaire. Ces actions révèlent un système répressif mis en place pour étouffer toute forme de dissidence.
Les arrestations arbitraires, visant souvent des opposants politiques, des dirigeants de l’opposition et des activistes, sont devenues un outil de contrôle social dans le pays. Des milliers de personnes ont été emprisonnées sans procès équitable, leurs droits fondamentaux bafoués. Ces détentions ciblent principalement ceux qui osent s’opposer à la ligne politique du régime, créant un climat de peur parmi la population.
En outre, des allégations de torture dans les centres de détention sont également récurrentes. Des témoignages font état de mauvais traitements physiques et psychologiques infligés aux prisonniers, dont beaucoup sont victimes de violences sexuelles. Ces actes, souvent perpétrés pour obtenir des aveux ou pour punir des opinions dissidentes, constituent des violations flagrantes des normes internationales relatives aux droits de l’homme.
La répression ne s’arrête pas là, car les citoyens vivant des crises économiques et humanitaires sans précédent sont également touchés. Les manifestations pacifiques pour réclamer des droits sociaux, politiques et économiques ont été réprimées avec une violence excessive. Cette situation a alimenté un appel croissant en faveur d’une intervention internationale, les révélations de violations des droits humains ayant suscité une indignation mondiale.
L’impact de ces violations est dévastateur pour la société vénézuélienne, non seulement en raison des souffrances physiques et émotionnelles infligées aux victimes, mais aussi à cause d’un climat d’impunité qui a de profondes répercussions sur la cohésion sociale et la démocratie dans le pays.
Réactions internationales : Le droit international en question
Les événements entourant l’opération Foudre Delta et la capture de Nicolás Maduro ont suscité des réactions variées aux niveaux international et régional. L’Amérique latine, en particulier, a été prise au centre d’un débat intense sur la souveraineté nationale et le respect du droit international. Certains gouvernements de la région ont qualifié l’opération de violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, arguant que l’ingérence étrangère dans les affaires internes d’un pays est contraire aux principes fondamentaux du droit international.
Dans cette optique, des pays comme le Mexique et l’Argentine ont exprimé des préoccupations quant à la nature interventionniste de l’opération, soulignant la nécessité d’un dialogue pacifique et d’une résolution de conflit à travers des canaux diplomatiques, plutôt que par la force. Ces nations ont également mis en avant l’importance de respecter les institutions juridiques existantes, questionnant la légitimité de l’opération et ses implications pour la stabilité régionale.
En revanche, certains pays d’Europe et des États-Unis ont accueilli l’opération Foudre Delta comme une opportunité de rétablir la justice au Venezuela, considérant que le régime de Maduro avait commis de nombreuses violations des droits de l’homme et avait détérioré la situation économique du pays. Dans ce contexte, ils ont plaidé pour une action internationale visant à rétablir l’ordre et à garantir la protection des droits fondamentaux des citoyens vénézuéliens. Cela a mis en lumière la polarisation des opinions sur le droit international en matière d’interventions dans les affaires souveraines, laissant ainsi un débat ouvert sur la manière de concilier le respect de la souveraineté nationale et l’exigence de justice et de droits humains.
Les critiques de la gauche radicale
La réaction des partisans de la gauche radicale en France et en Europe face à la situation au Venezuela soulève des questions pertinentes concernant leur engagement envers la justice et les droits de l’homme. Historiquement, ces groupes ont soutenu le chavisme et ont souvent intervenu pour défendre les politiques de Nicolás Maduro. Toutefois, l’ampleur des atrocités commises sous son régime a provoqué un silence suspect parmi un nombre croissant de ces sympathisants. Ce phénomène de silence indique non seulement une forme d’hypocrisie, mais aussi un malaise face aux conséquences réelles des idéologies qu’ils avaient habituellement soutenues.
Ce silence est d’autant plus troublant lorsque l’on considère que de nombreuses voix au sein de la gauche radicale appellent à la justice sociale et à la protection des droits fondamentaux. Cependant, dans le cas du Venezuela, leurs critiquent se sont souvent fait rare, révélant un double standard inquiétant. Les tentatives pour justifier ou minimiser les violations des droits humains commises durant le régime de Maduro perçoivent ces actes comme des éléments nécessaires ou inévitables dans leur quête pour un changement sociopolitique. Cela remet en question leur vision de la morale et de l’éthique politiques.
Alors que les élections, offertes sans aucune régularité, ont continué à faire surface sous la direction de Maduro, les alliés européens et français de la gauche radicale semblent de moins en moins disposés à condamner ouvertement ses actions. Cela soulève la question de savoir si leur soutien envers les idéologies socialistes prime sur leur engagement envers des valeurs universelles telles que la démocratie et les droits humains. Il est donc crucial d’analyser ce silence, car il illustre de façon inquiétante non seulement le soutien inébranlable de certains pour le chavisme, mais aussi la manière dont les idéologies peuvent influencer les perceptions des atrocités commises sous les régimes autoritaires.
Implications pour la géopolitique régionale
L’éventuelle chute de Nicolás Maduro, suite à l’opération de rétablissement du droit, aura des répercussions significatives sur la géopolitique de la région d’Amérique latine. Premièrement, cela pourrait entraîner un effet domino parmi les régimes politiques aux tendances autoritaires et populistes. Des pays comme le Nicaragua et Cuba, qui ont souvent trouvé un soutien dans la figure de Maduro, pourraient être amenés à reconsidérer leur position face à un climat régional en mutation. La chute d’une figure aussi emblématique pourrait affaiblir les alliances existantes ainsi que la dynamique de solidarité entre ces gouvernements.
De plus, la réussite de cette opération pourrait inspirer davantage de mouvements pro-démocratiques à travers la région. Les sociétés civiles dans des pays confrontés à des gouvernements répressifs pourraient être galvanisées par l’exemple du Venezuela. Cela pourrait entraîner une augmentation des manifestations et un appel à des changements politiques, contribuant à un climat plus favorable à la démocratie en Amérique latine. Les jeunes générations, en particulier, qui sont de plus en plus actives sur les réseaux sociaux, pourraient jouer un rôle clé dans l’organisation de ces mouvements sociaux.
En parallèle, cela pourrait également avoir des répercussions sur les relations internationales, notamment avec les États-Unis et leurs alliés. Un changement de régime pourrait entraîner un réalignement des partenariats économiques et politiques dans toute la région. Cette dynamique pourrait également impacter les relations avec des puissances comme la Russie et la Chine, qui ont soutenu Maduro. La situation en Amérique latine, en particulier à la lumière du cas vénézuélien, pourrait ainsi devenir un enjeu stratégique majeur sur la scène géopolitique mondiale.
La force comme dernier recours
La question de la légitimité d’utiliser la force contre un régime tyrannique, tel que celui de Nicolás Maduro au Venezuela, soulève des interrogations profondes et complexes. Dans un contexte où les droits humains sont systématiquement violés et où le gouvernement opprime son propre peuple, l’usage de la force semble devenir un sujet incontournable. Cependant, il est crucial de définir clairement dans quels cas l’intervention militaire est justifiable.
Historiquement, la communauté internationale a parfois intervenu militairement pour protéger les citoyens d’une violence étatique insupportable. Ces interventions, bien que souvent controversées, sont généralement motivées par le besoin de rétablir la justice et de restaurer les droits fondamentaux des individus. L’idée de responsabilité de protéger, introduite dans les années 2000, souligne que les États ont non seulement le droit, mais aussi le devoir d’agir lorsque leur protection des droits humains échoue.
Cependant, plusieurs critères doivent être pris en compte avant de décider d’intervenir militairement. Premièrement, il est essentiel d’évaluer la gravité et l’ampleur des violations des droits humains. Les mouvements populaires, en réponse à des abus systématiques, peuvent justifier une intervention extérieure si tous les autres moyens de pression ont échoué. Deuxièmement, il est nécessaire d’explorer des solutions pacifiques et diplomatiques pour résoudre les conflits internes. L’usage de la force ne doit être envisagé qu’en dernier recours, lorsqu’il devient évident que la négociation n’offre plus d’espoir pour des résultats constructifs.
En fin de compte, la décision d’intervenir militairement exige une analyse minutieuse des conséquences potentielles, tant pour la nation visée que pour la stabilité régionale. Il ne faut pas oublier que toute action violente comporte des implications à long terme sur la paix, la sécurité et les droits humains dans le pays concerné.
Conclusion : Une nouvelle ère pour le Venezuela?
Les récents développements au Venezuela pourraient bien signaler un tournant crucial dans la lutte pour la démocratie dans le pays. L’affaire Nicolás Maduro et les mouvements internationaux qui l’entourent portent en elles des implications bien plus larges que la simple question de la gouvernance nationale. En effet, ces événements servent d’exemple probant des conséquences potentielles auxquelles font face les dictatures contemporaines sur la scène mondiale.
Alors que la communauté internationale se mobilise pour répondre aux abus de pouvoir, le cas Maduro souligne la fragilité des régimes autoritaires face à une pression croissante. Ce phénomène pourrait inspirer d’autres nations où des luttes similaires pour les droits humains et la démocratie se déroulent. Les résultats observés depuis le début de cette affaire pourraient renforcer les voix de ceux qui aspirent à un changement, en leur offrant un nouvel espoir pour l’avenir.
Cependant, malgré cette dynamique potentiellement positive, il est essentiel de reconnaître que le chemin qui reste à parcourir est semé d’embûches. Les défis internes au Venezuela, tels que l’organisation d’élections libres et équitables ou le rétablissement de l’état de droit, ne peuvent être sous-estimés. En outre, les implications sur le plan international demeurent complexes. Les relations entre le Venezuela et d’autres pays pourraient évoluer, mais cela nécessitera une coordination et un engagement soutenus de la part de la communauté internationale.
En somme, bien que l’affaire Nicolás Maduro puisse être perçue comme le début d’une nouvelle ère pour le Venezuela, le succès final dépendra de nombreux facteurs, notamment de la volonté du peuple vénézuélien et de la réaction continue des instances internationales face à la tyrannie.
Washington a orchestré des dizaines de changements de régime en Amérique latine au cours du XXᵉ siècle, notamment par des invasions militaires directes. Cette politique des États-Unis, bien qu’elle ait réussi à changer plusieurs régimes, n’est tout de même pas infaillible.
La raffinerie El Palito à Puerto Cabello, au Venezuela, le 21 décembre 2025.Trump prépare l’appropriation du pétrole vénézuélien au profit des multinationales américaines
L’opération américaine qui visait la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro n’est que le dernier épisode d’une longue série d’interventions et de changements de régime menés par Washington en Amérique latine au cours du siècle dernier.
Avec l’adoption de la doctrine Monroe au XIXᵉ siècle, les États-Unis ont de facto déclaré l’hémisphère occidental comme leur propre zone d’influence. Dans le cadre de cette politique, Washington a joué un rôle dans l’organisation de dizaines de coups d’État et de renversements de gouvernement durant le XXᵉ siècle, en incluant plusieurs interventions militaires directes et occupations, dans une politique qui a atteint son apogée pendant la guerre froide.
Le chef d’état-major des armées américaines, le général Dan Caine, a déclaré le 3 janvier, lors d’une conférence de presse, que l’opération visant à capturer Maduro avait été « méticuleusement planifiée, tirant les leçons de décennies de missions ». Selon le général, « il y a toujours une chance que nous soyons chargés à nouveau de mener ce type de mission ».
ingérence américaine qui ont façonné l’histoire de l’Amérique latine.
Des changements réussis de régime
Guatemala, 1954
En juin 1954, le président élu du Guatemala, Jacobo Árbenz, est renversé par un groupe de mercenaires entraînés et financés par Washington. Ce premier changement de régime en Amérique latine, soutenu par les États-Unis, durant la guerre froide, était motivé par une réforme agraire qui menaçait les intérêts de la compagnie America’s United Fruit Corporation.
La CIA a reconnu son rôle dans le coup d’État et n’a déclassifié les documents pertinents qu’au début des années 2000, révélant ce qui allait devenir un modèle pour les futures interventions américaines : une stratégie combinant opérations psychologiques, pressions sur les élites et manipulation des conséquences politiques du coup d’État lui-même.
République dominicaine, 1965
Une décennie plus tard, Washington a recouru à une intervention militaire directe pour tirer profit d’une crise dans un pays des Caraïbes. Invoquant une « menace communiste », les États-Unis ont déployé leurs forces armées à Saint-Domingue pour réprimer les partisans de Juan Bosch, premier président démocratiquement élu de la République dominicaine, renversé par une junte militaire.
Plus de 20 000 soldats américains ont été envoyés sur l’île dans le cadre de l’opération Power Pack afin de soutenir les forces anti-Bosch. Les élections qui ont suivi en 1966 avaient été entachées d’allégations de fraude et ont porté au pouvoir un candidat soutenu par les États-Unis. L’occupation américaine a entraîné une répression accrue en République dominicaine et a semé la méfiance envers l’interventionnisme de Washington en Amérique latine.
Chili, 1973
Moins de dix ans plus tard, un autre président démocratiquement élu, Salvador Allende, était renversé par un coup d’État soutenu par les États-Unis au Chili, dans ce qui allait devenir l’exemple le plus souvent cité du mépris de Washington pour les procédures démocratiques en Amérique latine.
Avant le coup d’État, la CIA avait mené des opérations clandestines et diffusé une propagande anticommuniste depuis le milieu des années 1960 afin d’empêcher Allende d’accéder à la présidence. Après son élection en 1970, Washington avait consacré trois ans et 8 millions de dollars supplémentaires à des activités clandestines, tout en développant ses contacts avec l’armée chilienne et l’opposition armée favorable au coup d’État.
Le changement de régime de 1973, soutenu par les États-Unis, instaura une dictature de 17 ans, dirigée par Augusto Pinochet. Durant cette période, des dizaines de milliers de personnes ont été emprisonnées pour des raisons politiques, et nombre d’entre elles ont été soumises à la torture.
… et des tentatives de coup d’État manquées
Cuba, 1961
En avril 1961, une force composée d’exilés cubains, fortement soutenue par les États-Unis, débarque sur la côte sud de Cuba pour renverser le gouvernement de Fidel Castro. Ce dernier était arrivé au pouvoir sur l’île caribéenne après une révolution socialiste qui avait renversé le dictateur Fulgencio Batista, soutenu par les États-Unis, en 1959.
Le débarquement de la baie des Cochons s’est soldé par un désastre : l’armée cubaine, commandée par Castro en personne, avait vaincu les 1 500 assaillants en seulement deux jours. Cette tentative de coup d’État a rapproché Cuba de l’Union soviétique et préparé le terrain pour la crise des missiles de Cuba en 1962. Cet échec a également ouvert la voie à l’opération Mongoose, une campagne d’attaques contre des installations civiles à Cuba et d’actions clandestines visant à déstabiliser le gouvernement de Castro.
Nicaragua, 1979
Washington a également tenté d’inverser l’issue d’une autre révolution latino-américaine qui, en 1979, avait renversé le dictateur Anastasio Somoza, soutenu par les États-Unis, et porté au pouvoir le marxiste Daniel Ortega au Nicaragua. Le président américain Ronald Reagan a secrètement autorisé la CIA à fournir une aide de 20 millions de dollars aux militants opposés à Ortega, connus sous le nom de Contras. Ce plan fut en partie financé par des ventes d’armes à l’Iran, en violation de l’embargo imposé par les États-Unis.
Le plan a déclenché le scandale Iran-Contra de 1986 aux États-Unis et a plongé le Nicaragua dans une guerre civile qui a duré dix ans, faisant 50 000 morts. Il n’a toutefois pas atteint son objectif, car Ortega a conservé le pouvoir. Bien qu’il ait perdu les élections de 1996, Ortega est revenu au pouvoir dix ans plus tard et demeure toujours le président du pays à ce jour.







