Pahlavi est un double imposteur ! La famille Pahlavi n’était pas royale, mais est arrivée au pouvoir grâce à un coup d’État et au soutien britannique !

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L’implication de Washington et de l’entité sioniste dans les manifestations iraniennes est manifeste
L’implication de Washington et de l’entité sioniste dans les manifestations iraniennes est manifeste

Pahlavi est un double imposteur ! La famille Pahlavi n’était pas royale, mais est arrivée au pouvoir grâce à un coup d’État et au soutien britannique ! George Galloway, homme politique britannique : La famille Pahlavi n’est pas, par essence, une famille royale iranienne. Le grand-père de cette personne, Reza, était un simple soldat de l’armée iranienne qui a atteint le grade de sergent, puis, avec le soutien des Britanniques, a renversé le véritable roi. Il a eu un fils qui est devenu plus tard un shah tristement célèbre en Iran ; son hypocrisie est donc double.

Introduction : Qui sont les Pahlavi ?

La famille Pahlavi est l’une des dynasties les plus significatives de l’histoire contemporaine de l’Iran, ayant joué un rôle crucial dans les transformations politiques et sociales du pays au cours du XXe siècle. Leur ascension au pouvoir est liée à la figure emblématique de Reza Pahlavi, dont les origines modestes contrastent avec le pouvoir qu’il a su établir. Né en 1878 dans une famille pauvre de la province de Mazandaran, Reza Pahlavi a commencé sa carrière militaire dans l’armée iranienne, où il a rapidement gravi les échelons grâce à ses capacités stratégiques et son ambition.

Le début du siècle a été marqué par des mouvements de modernisation et des bouleversements politiques, culminant avec la Révolution constitutionnelle de 1906. Cependant, la période de chaos qui a suivi a créé un vide de pouvoir que Reza Pahlavi a su exploiter. En 1921, à la faveur d’un coup d’État, il s’empare du pouvoir et instaure une nouvelle dynastie, proclamant le règne des Pahlavi. Il ambitionne de transformer l’Iran en un État moderne et centralisé, s’inspirant des modèles occidentaux pour réformer le système éducatif, juridique et économique du pays.

La dynastie Pahlavi marque ainsi un tournant dans l’histoire iranienne, marquée par des efforts de modernisation sous le gouvernement autoritaire de Reza Shah, qui s’est terminé avec son abdication en 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale. Son fils Mohammad Reza Pahlavi lui succéda et continua d’instaurer des réformes, bien que son règne soit finalement assombri par des tensions croissantes et une opposition populaire qui mènerait à la Révolution islamique de 1979. Ainsi, l’histoire des Pahlavi est intrinsèquement liée à la dichotomie entre modernité et tradition qui caractérise l’Iran, et leur impact demeure visible dans les discours politiques et sociaux contemporains.

Reza Pahlavi, né en 1878, a eu une carrière militaire prolifique qui a été déterminante dans son ascension au pouvoir en tant que roi d’Iran. Jeune et ambitieux, il a intégré l’armée iranienne où il s’est illustré par ses capacités organisationnelles et stratégiques. À une époque où l’Iran traversait des turbulences internes et externes, son parcours dans les rangs militaires était emblématique des changements sociopolitiques en cours dans le pays.

Au début des années 1920, alors que l’Iran était en proie à l’instabilité, Reza Pahlavi a rapidement gravi les échelons de l’armée. Son leadership a été particulièrement mis en avant lors de la Révolte de 1920 dans le nord de l’Iran, lorsqu’il a joué un rôle central dans la répression des mouvements hostiles à l’autorité du gouvernement central. Ces succès militaires lui ont valu une reconnaissance accrue, intéressant les puissances étrangères, notamment le Royaume-Uni, qui voyaient en lui un allié potentiel pour stabiliser la région.

C’est à la suite d’un coup d’État en 1921 que Reza Pahlavi a pris le contrôle effectif du pouvoir. Fort de l’appui britannique, il a su manœuvrer habilement pour écarter ses adversaires et forger une nouvelle direction politique pour l’Iran. Son avancement ne serait pas complet sans le soutien presque inconditionnel des puissances occidentales, qui avaient un intérêt stratégique à disposer d’un gouvernement fort et stable dans cette région éloignée mais cruciale.

Une fois au pouvoir, Reza Pahlavi a entrepris une série de réformes modernisatrices destinées à transformer l’Iran en un État-nation moderne. Toutefois, son ascension controversée reste marquée par la perte de souveraineté face aux ingérences étrangères et par l’absence de légitimité populaire, ce qui poserait des défis sur son règne.

La Grande Révolution : Renversement du Vrai Roi

La Grande Révolution iranienne de 1979 représente un tournant majeur dans l’histoire contemporaine de l’Iran. Ce coup d’État, achevé par une coalition variée d’opposants au régime monarchique, a conduit à la chute du Shah Mohammad Reza Pahlavi et à l’établissement d’un nouveau gouvernement. À la suite de cette révolution, Reza Pahlavi, qui prétendait avoir les qualités d’un vrai souverain, a été mis en avant comme le leader du changement, bien que certains se soient interrogés sur la légitimité de son ascension au pouvoir.

Les événements qui ont précédé la révolution ont été marqués par une montée des tensions politiques, sociétales et économiques. Dans les années précédant le coup, la population iranienne, insatisfaite de la corruption et des abus de pouvoir du Shah, a commencé à s’organiser et à revendiquer des réformes. Le mouvement, initialement laïc, a rapidement été rejoint par des groupes religieux sous la direction d’Ali Khamenei et de l’imam Khomeini. Leur présence a intensifié les critiques envers le Shah, qui était perçu comme un dictateur soutenu par l’Occident.

Le renversement du régime du Shah a eu des répercussions profondes sur la monarchie iranienne. Non seulement cela a entraîné la dissolution de la monarchie, mais cela a également redéfini la perception du pouvoir royal en Iran. Le nouveau régime, bien que fondé sur des principes de martyr et de résistance, a commencé à réviser l’histoire de la monarchie, dépeignant le Shah comme un usurpateur, tandis que les nouveaux dirigeants cherchaient à établir leur propre légitimité dans la conscience collective des Iraniens. Ainsi, la grande révolution n’a pas seulement changé le paysage politique, mais a également redéfini les fondements de l’identité nationale en Iran.

Le Règne de l’Hypocrisie : De la Monarchie à la Tyrannie

Le règne des Pahlavi, débutant avec Reza Shah en 1925 et se concluant avec son fils Mohammad Reza Shah en 1979, est souvent caractérisé par un contraste marquant entre l’image de modernisation présentée aux yeux du monde et la réalité d’un gouvernement qui sombrait dans l’autoritarisme. Reza Pahlavi, étant le fondateur de la dynastie, a mis en avant des réformes ambitieuses visant à occidenter l’Iran. Il prônait le progrès économique et social, tout en imposant une discipline stricte à travers des mesures répressives contre toute forme d’opposition.

Avec le passage du flambeau à Mohammad Reza Pahlavi, les contradictions se sont intensifiées. Bien que ce dernier ait continué de promouvoir une vision de modernité et de prospérité, son règne se caractérisait également par une surveillance étroite de la société et des violations des droits de l’homme systématiques. Le Shah a fait usage de la police secrète, la SAVAK, pour écraser les dissidences et maintenir un contrôle absolu, ce qui a engendré un climat de peur parmi la population.

La propagande florissante, mise en place par le gouvernement des Pahlavi, cherchait à établir une image d’une monarchie éclairée. Cependant, cette façade était souvent ternie par la répression brutale contre les opposants politiques, les intellectuels et les mouvements religieux. Les réformes agraires, bien que présentées comme progressistes, ont exacerbé les tensions entre les classes sociales, conduisant à des ressentiments qui se sont accumulés au fil des ans.

C’est ainsi que le règne des Pahlavi s’est éloigné de ses idéaux de modernité, devenant une illustration poignante des échecs des systèmes autoritaires. Alors que la monarchie prétendait apporter le progrès, en réalité, elle s’est installée dans une dynamique tyrannique qui allait, au final, provoquer la révolte populaire et la chute de la dynastie pahlavie en 1979.

George Galloway et la Critique des Pahlavi

George Galloway, homme politique et commentateur britannique, a fréquemment exprimé des critiques acerbes à l’encontre de la dynastie Pahlavi, affirmant que cette famille ne possédait pas une véritable légitimité en tant que dirigeant de l’Iran. Dans de nombreux discours et interviews, Galloway remet en question la revendication de la famille Pahlavi à un héritage royal, soulignant que cette revendication a été davantage construite sur des notions idéologiques que sur des faits historiques tangibles.

Selon Galloway, l’ascension de la famille Pahlavi au pouvoir est en grande partie due à une intervention étrangère, notamment l’ingérence britannique et américaine. Il rappelle que le coup d’État de 1953, qui a conduit au rétablissement de Mohammad Reza Pahlavi sur le trône, n’était pas le résultat d’un soutien populaire, mais plutôt d’un plan orchestré par des puissances extérieures. Cette dynamique a contribué à façonner un gouvernement perçu comme illégitime aux yeux de nombreux Iraniens, qui ont ressenti une déconnexion entre leur culture et les valeurs imposées par la dynastie Pahlavi.

De plus, Galloway met en lumière le manque de continuité historique des Pahlavi avec les anciennes dynasties iraniennes. Contrairement à d’autres familles royales, qui peuvent fierté d’une lignée remontant à des siècles, la dynastie Pahlavi est apparue relativement récemment, établissant ainsi un vide dans sa prétention à l’héritage royal. Galloway et d’autres critiques soutiennent que cela a entraîné une gouvernance qui, plutôt que d’incarner l’identité nationale iranienne, s’est souvent aliénée le peuple en favorisant une image occidentale, perçue comme incompatible avec les valeurs traditionnelles de la société iranienne.

Le Royaume-Uni a joué un rôle déterminant dans l’établissement et le maintien du régime Pahlavi en Iran, un fait souvent sous-estimé dans l’analyse historique de ce pays. Dès le début du XXe siècle, les intérêts britanniques en Iran étaient non seulement économiques, principalement centrés sur l’industrie pétrolière, mais également stratégiques, cherchant à contrer l’influence de la Russie et d’autres puissances étrangères dans la région. L’influence britannique s’est manifestée à travers un soutien direct au dernier cheikh et, plus tard, à Reza Shah Pahlavi, qui fut placé sur le trône en grande partie grâce au soutien des gouvernements occidentaux.

Les pratiques impérialistes britanniques ont contribué à façonner l’Iran moderne, en intégrant le pays dans un système économique mondial qui était largement contrôlé par des puissances occidentales. Le contrôle de la Compagnie pétrolière anglo-iranienne, fondée en 1908, a permis au Royaume-Uni d’exercer une pression économique sur le pays, mais également d’intervenir directement dans les affaires politiques iraniennes. Cela a créé des divisions internes et a affaibli la résistance nationale, rendant le pays vulnérable aux manipulations extérieures.

Le soutien du Royaume-Uni aux Pahlavi a également impliqué des interventions militaires et diplomatiques, conçues pour préserver l’ordre établi et garantir que l’Iran reste un allié dans le contexte géopolitique de la guerre froide. L’intervention de 1953, durant laquelle le Premier ministre Mohammad Mossadegh, qui avait nationalisé l’industrie pétrolière, a été renversé, témoigne du niveau d’engagement britannique dans les affaires iraniennes. Cette opération, orchestrée avec la CIA, reflète non seulement la portée de l’influence britannique, mais aussi la manipulation des dirigeants locaux pour servir des intérêts impérialistes, façonnant ainsi la trajectoire de l’Iran au XXe siècle.

Les Conséquences Sociopolitiques du Règne Pahlavi

Le règne des Pahlavi, qui a débuté en 1925 avec Reza Shah et s’est terminé en 1979 avec la Révolution islamique, a eu des conséquences sociopolitiques majeures pour l’Iran. La dynastie a mis en œuvre une série de réformes modernes, disons des politiques de centralisation et de transformation économique qui ont bouleversé les structures traditionnelles de la société iranienne. Cependant, ces changements ont également engendré une répression et une marginalisation de divers groupes sociaux et politiques.

La politique autoritaire des Pahlavi a souvent provoqué des réactions vives. Les méthodes répressives du SAVAK, la police secrète, ont créé un climat de peur et de méfiance parmi les citoyens. Par conséquent, de nombreux mouvements sociaux ont commencé à émerger, cherchant à contester le régime en place et à revendiquer des droits. La montée de ces mouvements a révélé les fractures au sein de la société iranienne, entraînant des mobilisations qui allaient culminer dans des révoltes massives contre le régime.

En effet, les années 1970 ont vu une montée en puissance de l’opposition, en particulier parmi les intellectuels, les étudiants, et les classes ouvrières. Les partis politiques, les groupes religieux et les organisations de droits de l’homme ont commencé à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le régime Pahlavi. Ces dynamiques ont non seulement influencé le paysage politique iranien, mais ont également touché les relations internationales de l’Iran, notamment celles avec l’Occident. Alors que les États-Unis soutenaient le régime, ce soutien perçu a suscité le mécontentement parmi de larges segments de la population.

La répression des opposants et la corruption systémique au sein du gouvernement ont ajouté à un climat de mécontentement, posant ainsi les bases de la Révolution islamique de 1979. Les conséquences sociopolitiques du règne des Pahlavi continuent d’avoir des répercussions sur la société iranienne contemporaine, où les luttes pour la démocratie et les droits civiques se poursuivent.

Le Legs des Pahlavi : Perceptions et Réalités

Le legs des Pahlavi dans l’histoire iranienne a suscité des débats passionnés et des réinterprétations au fil des décennies. La dynastie Pahlavi, fondée par Reza Shah en 1925, a laissé une empreinte indélébile sur la société iranienne, engendrant à la fois admiration et détracteurs. Dans la mémoire collective, leur règne est souvent associé à des réformes modernisatrices significatives, mais également à l’oppression et à la répression politique.

Les perceptions des Pahlavi varient considérablement selon les générations et les idéologies politiques. Pour certains, Reza Shah est perçu comme un visionnaire qui a ambitieux modernisé l’Iran, en établissant des infrastructures modernes, en promouvant l’éducation et en améliorant la condition des femmes. Cependant, d’autres voient en lui un despote qui a sacrifié les libertés civiles pour un objectif de modernisation, utilisant la force pour maintenir son pouvoir.

La dynastie a également été marquée par le règne controversé de Mohammad Reza Shah, qui a été confronté à des attentes croissantes pour la démocratie et la liberté. Sa politique de modernisation, connue sous le nom de Révolution blanche, a généré des innovations dans divers secteurs, mais a également exacerbé les inégalités sociales et exacerbé les tensions religieuses. De ce fait, sa chute en 1979 a été renforcée par un mécontentement généralisé et l’aspiration d’une partie de la population vers un changement radical.

Actuellement, la perception des Pahlavi est façonnée non seulement par leur héritage historique, mais aussi par des récits politiques contemporains qui cherchent à revisiter cette période. Dans l’opinion publique, une réaction ambivalente est observable, oscillant entre célébration de certains aspects de leur règne et rejet d’autres, alimentant un dialogue complexe sur leur place dans la mémoire collective iranienne. Les Pahlavi continuent donc d’être un symbole de l’ambivalence historique iranienne, où les idéaux de modernité sont entremêlés avec les réalités d’une gouvernance autocratique.

Une Réflexion sur l’Identité Iranienne

La question de l’identité iranienne est intrinsèquement liée à l’héritage des Pahlavi, une dynastie qui a marqué l’histoire contemporaine de l’Iran. Les Pahlavi, avec leur vision modernisatrice et leurs efforts de réformes, ont influencé la façon dont l’Iran est perçu tant sur le plan national qu’international. Toutefois, cette modernisation a également engendré des tensions avec les traditions culturelles et religieuses qui sont profondément enracinées dans la société iranienne.

Les politiques de Mohammad Reza Pahlavi ont souvent été perçues comme une tentative de détachement des valeurs islamiques traditionnelles, au profit d’un nationalisme fortement teinté de modernité occidentale. Cela a généré un paradoxe : comment concilier un désir de progrès et d’innovation avec le respect des traditions et des coutumes qui forment l’âme de l’identité iranienne ? Cette question est d’autant plus pertinente dans le contexte actuel, où les Iraniens cherchent à définir qui ils sont face à un monde en mutation rapide.

Les enjeux contemporains liés à l’identité iranienne ne se limitent pas seulement à l’héritage des Pahlavi ; ils englobent également des éléments tels que la diversité ethnique, les luttes politiques et les aspirations à une meilleure gouvernance. Au fur et à mesure que les Iraniens explorent leur identité collective, il devient crucial de comprendre comment les perceptions des Pahlavi continuent d’influencer le paysage socioculturel actuel. L’héritage de cette dynastie interpelle non seulement les historiens, mais aussi les jeunes générations qui redéfinissent l’avenir de l’Iran en intégrant à la fois modernité et tradition.

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