Une professeur de lycée organise une minute de silence pour Gaza, elle est suspendue par l’académie
Une enseignante de Sens (Yonne) a été suspendue le 31 mars pour avoir accepté qu’une minute de silence soit observée en classe, à la demande d’élèves, en mémoire des victimes palestiniennes. Cette décision, dénoncée par plusieurs syndicats et mouvements politiques, suscite une large indignation. Au lycée Janot-Curie de Sens, dans l’Yonne, une enseignante de physique-chimie est suspendue à titre conservatoire depuis le 31 mars. Selon les informations relayées par France Bleu le 21 mai, le rectorat de Dijon justifie cette décision par un « manquement à l’obligation du respect de neutralité ». En cause : une minute de silence observée en classe le 26 mars, à la demande d’élèves, en hommage aux victimes de Gaza. D’après le rectorat, cette initiative serait venue directement de l’enseignante, ce qui constituerait une prise de position personnelle. Mais selon plusieurs syndicats enseignants (Sud Éducation, CGT Éducation, FO), ce sont des élèves « bouleversés » par les bombardements israéliens qui ont spontanément formulé la demande de recueillement. L’enseignante aurait accepté ce moment de silence en fin de cours, en permettant aux élèves ne souhaitant pas y participer de quitter la salle. Mobilisation syndicale et politique contre une sanction jugée injuste Le soutien à l’enseignante est massif. Dans un communiqué commun, les syndicats dénoncent une décision « brutale » et « insensée » qui s’inscrit, selon eux, dans une logique de répression systématique de toute expression de solidarité envers la population palestinienne. La France Insoumise, également engagée sur ce dossier, réclame une « réintégration immédiate » et l’abandon de toutes poursuites. L’Humanité rappelle que le ministère de l’Éducation nationale avait reconnu, lors d’une réponse au Sénat le 13 février, que les enseignants avaient la liberté d’aborder « le sort des victimes du conflit israélo-palestinien » et de leur rendre hommage. Cette reconnaissance officielle contraste fortement avec la suspension imposée par le rectorat. Un contexte de répression généralisée envers les soutiens au peuple palestinien L’Union juive française pour la paix (UJFP) s’est également exprimée sur cette affaire, dénonçant « une nouvelle pression arbitraire » contre toute personne témoignant de l’humanité envers le peuple gazaoui. Le communiqué publié le 16 mai souligne que cette minute de silence faisait écho à un événement dramatique survenu le 18 mars, lorsque plus de 700 Palestiniens auraient été tués dans un bombardement israélien. Depuis, l’enseignante a été entendue par les ressources humaines du rectorat, mais aucune date de retour n’a été annoncée. La procédure disciplinaire suit toujours son cours. Le rectorat maintient que le respect de la neutralité est un devoir inscrit dans le statut des fonctionnaires, et qu’un manquement à cette règle déclenche une procédure automatique. De leur côté, les syndicats insistent : « Le massacre d’une population, notamment d’enfants, n’est pas un avis politique, c’est un fait ». Ils pointent l’hypocrisie d’un système qui autorise des actes de soutien à l’Ukraine tout en sanctionnant les gestes en faveur des Palestiniens.
Une enseignante de physique-chimie du lycée Janot-Curie de Sens, dans l’Yonne, est suspendue depuis la fin du mois de mars pour avoir organisé dans sa classe une minute de silence pour les victimes des bombardements israéliens à Gaza, a appris auprès du rectorat de Dijon. Une procédure disciplinaire a également été engagée à son encontre.
Cette minute de silence a été réalisée dans une classe de seconde le mercredi 26 mars, assure le rectorat. « Le respect de la neutralité est un devoir pour les fonctionnaires, inscrit dans leur statut, et tout manquement à cette obligation déclenche une procédure disciplinaire », nous détaille-t-il ensuite. La professeure a donc été suspendue par mesure conservatoire le 31 mars 2025.
Une minute de silence demandée par les élèves, selon les syndicats
Le rectorat affirme par ailleurs que cette minute de silence s’est tenue « à l’initiative personnelle » de l’enseignante. Les branches Éducation de FO, la CGT et Sud donnent eux une autre version des faits. Le moment de recueillement aurait été demandé par les élèves, assurent les syndicats dans un communiqué. « Elle même touchée (…) l’enseignante a accepté, à la fin de son cours, d’observer ce temps d’hommage avec les élèves qui le souhaitent », détaillent-ils.
« Nous demandons que cette enseignante soit réintégrée immédiatement, que toute poursuite soit abandonnée et que soit officiellement rétablie sa dignité auprès de l’établissement, des personnels et des parents », demandent également les syndicats.
And now, every jew in Europe should go too. They go plenty of land there. pic.twitter.com/QqDnB2keTB
— Harry August (@ject2zero) May 22, 2025





C’est ben vrai, la mauvaise idée de proclamer son innocence !!! Quel culot, user de ce que le b.a.-ba du droit accorde comme base de tout procès dans un pays démocratique : le droit de se défendre.
Pour le reste, je suis plutôt dans l’état d’esprit : « On l’a échappé belle ». Imaginer une seconde que cette dame incapable de comprendre que ses magouilles lui sauteraient au visage un jour ou l’autre, arrive au pouvoir !!! Ouf … mais bon, cela pourra être pire, le jeunot en remplaçant ne vaut pas mieux …
Ce qui assez risible, c’est de voir comment LFI analyse cette affaire, c’est vrai qu’ils ont eu, eux aussi, droit à quelques remontrances européennes sur la manière de « gérer » deux assistants parlementaires. Idem pour Bayrou dont le procès est encore en suspens… Ceci explique peut-être leur mansuétude …


![en Une professeure de physique-chimie du lycée Janot-Curie de Sens suspendue après avoir suivi une minute de silence "en hommage aux victimes de Gaza" en classe, le 26 mars 2025. Des syndicats d'enseignants et un parti politique condamnent la mesure conservatoire du rectorat de l'académie de Dijon. Une professeure de physique-chimie du lycée Janot-Curie de Sens est suspendue depuis le 31 mars 2025 à titre conservatoire. Une information confirmée, ce mercredi 21 mai 2025, par le rectorat de l'académie de Dijon. Une mesure prise après un "manquement à l'obligation du respect de neutralité", selon les termes de l'antenne régionale de l'Éducation Nationale à Dijon. Le 26 mars 2025, avec des élèves de seconde, l'enseignante a observé une minute de silence. D'après le rectorat, cette minute a été réalisée "en mémoire des habitants de la bande de Gaza". Les syndicats (Sud Éducation, CGT et FNEC FP FO) et la France Insoumise apportent, dans deux communiqués distincts, leur soutien à l'enseignante et condamnent sa suspension. Les documents parlent, eux, d'un hommage "aux victimes du génocide" ou "aux victimes de Gaza". Une procédure disciplinaire Après le signalement des faits, la professeure a été suspendue dès le 31 mars, sans date de retour dans l'établissement annoncée, le temps que la "procédure disciplinaire" ait lieu. La mesure est toujours en cours selon nos informations, elle fait suite à ce que le rectorat qualifie de "prise de position de l'enseignante". Une décision jugée "brutale" et "insensée" par les trois syndicats, expliquant que "cet hommage ne relève en aucune manière d'une rupture avec son devoir de neutralité". La fin de la mesure conservatoire n'est pas connue. L'instruction du dossier est entre les mains de la direction des ressources humaines du rectorat. La professeure a été entendue début avril lors d'un entretien. La suite repose sur une sorte de "conseil de discipline" sans que les sanctions ne soient communiquées par le rectorat de l'académie de Dijon. Deux versions s'opposent D'après les communiqués des syndicats et de la France Insoumise, la professeure de physique-chimie a réalisé cette minute de silence après une demande des élèves. "Des élèves du lycée de Sens, bouleversés par cette information [ndlr : les victimes civiles des bombardements de la Bande de Gaza], ont légitimement demandé à une enseignante d'observer une minute de silence, en hommage aux victimes du génocide", écrivent les syndicats enseignants. Le rectorat indique de son côté que cet hommage est "à l'initiative de la professeure". Rectorat et syndicat sont d'accord sur le fait que la professeure a laissé la possibilité aux élèves de sortir de la classe s'ils ne souhaitaient pas y participer. La France insoumise dans l'Yonne demande une "réintégration immédiate de l'enseignante et l'abandon des poursuites à son égard". Une requête reprise avec leurs mots par les syndicats signataires du communiqué. De son côté, le SNES-FSU de l'Yonne, non-signataire, s'opposera aux sanctions si elles sont appliquées.](https://mfvnnews.com/wp-content/uploads/2025/05/en-696x390.jpg)
![Les lignes politiques aux États-Unis ont vu une vague de critiques vive suite au discours du président Donald Trump, JENNIFER WELCH : Ces deux hommes [Trump et Netanyahu] sont des êtres humains répugnants. Ils devraient tous les deux être en prison. Le fait que cet homme [Netanyahu] puisse venir aux États-Unis sans être arrêté et envoyé à La Haye montre à quel point la politique étrangère américaine est moralement dépravée...](https://mfvnnews.com/wp-content/uploads/2026/01/G9gGFjsXQAAc8np-218x150.jpg)

























