La vague de critiques sur les réseaux sociaux visant à discréditer l’Argentine a un responsable : Javier Milei.

Elle est passée du statut de l’une des équipes les plus appréciées au monde à cette réalité, alors que, quatre ans plus tard, les joueurs et l’entraîneur sont les mêmes.
Pour l’opinion publique internationale, le sujet n’était pas l’équipe nationale, et encore moins Messi. C’est l’Argentine.
Ce qui a changé, c’est la perception que la communauté internationale a désormais de nous à travers Milei.
En tout état de cause, l’équipe nationale a constitué un bon vecteur pour faire ressentir ce rejet.
Tout comme nous souhaitons que le monde comprenne le slogan « Les Malouines sont argentines » avec toute l’intensité de la signification qu’il revêt pour nous, nous devons également comprendre que l’opinion publique internationale n’est pas indifférente face à un président irrespectueux, qui a dénigré des gouvernements et des pays, qui méprise les Latino-Américains, et qui, selon lui, considérait François comme un « sacré connard ». Que les catholiques et les musulmans, par leurs actes, leurs paroles ou leurs symboles, se sont sentis dénigrés. Que face à la solidarité de l’opinion publique mondiale envers le peuple palestinien à Gaza, il a embrassé Netanyahou, alors qu’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pèse sur ce dernier.
Si, pour nous, la Coupe du monde a été l’occasion de mettre en avant la question des Malouines, elle l’a également été pour le reste du monde afin de faire connaître son opinion à l’égard de notre pays.
Il n’y a qu’un seul responsable : Milei.
Des fans argentins, avant le match Argentine-Angleterre, ont crié : « Ne croyez pas notre président, il a été mis en place par l'argent, il n'y a pas un seul véritable Argentin qui soutient Israël. »
— 𝕋o𝕄y 𝕃e 𝕄a𝕘n𝕚f𝕚q𝕦e (@MagnifiqueTomy) July 17, 2026
Ils ont raison. Javier Milei, le président argentin, est une des pires raclures… pic.twitter.com/UQg57BeGGj
La défaite en finale de la Coupe du monde ne l’a pas affecté. Ce qui l’a affecté, c’est que le monde entier a enfin découvert à quel point il est fourbe, et de savoir que plus personne ne le regardera jamais de la même façon. Tout s’est effondré pour lui. Son héritage s’est effondré. Sa carrière s’est effondrée. Et cela, il ne pouvait pas le supporter.
La Coupe du monde 2026 n’a pas seulement été marquée par les exploits sportifs. Selon The Athletic, le Groupe de Copenhague, organisme indépendant spécialisé dans la lutte contre la manipulation des compétitions, a émis sept “alertes jaunes” durant le tournoi en raison d’irrégularités potentielles observées sur les marchés de paris sportifs. Ces alertes ne constituent toutefois pas des preuves de matches truqués, mais signalent des anomalies jugées suffisamment importantes pour justifier une surveillance renforcée. Au total, 15 rencontres ont été placées sous haute vigilance et 12 controverses majeures ont été analysées sous l’angle de l’intégrité sportive.
Parmi les dossiers ayant retenu l’attention et pouvant être liés à des irrégularités figurent notamment le carton rouge du Sud-Africain Themba Zwane contre le Mexique lors du match d’ouverture, les 3 minutes 30 de vérification VAR avant l’annulation d’un but de Ferran Torres face à l’Arabie saoudite (4-0) ou encore le surprenant Espagne-Cap-Vert (0-0), qui a généré près de 4,8 millions de dollars de mises sur la plateforme de prédiction Polymarket. Le cas du carton rouge de Folarin Balogun intrigue également les enquêteurs. Un marché sur Polymarket demandant si l’attaquant américain jouerait contre la Belgique avait été ouvert le jour même du rouge reçu face à la Bosnie-Herzégovine avant même que la FIFA ne confirme officiellement que son carton rouge ne lui vaudrait finalement aucune suspension (4 jours plus tard). Le Groupe de Copenhague souligne d’ailleurs qu’aucun marché similaire n’avait été ouvert pour les 14 autres joueurs expulsés durant le tournoi et a demandé des explications à la FIFA.
Deux fois plus de mises qu’en 2022
Pour la première fois, le Groupe de Copenhague a également intégré à sa surveillance les plateformes de prédiction comme Polymarket et Kalshi, estimant qu’elles représentent un nouveau défi pour l’intégrité du football. Contrairement aux paris traditionnels, ces plateformes permettent de miser sur des événements extrêmement précis, avec un cadre réglementaire encore très disparate selon les pays. Les chiffres donnent d’ailleurs le vertige puisque près de 240 milliards de dollars auraient été misés sur ce Mondial 2026, soit environ deux fois plus que lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, ce qui interroge aussi.
Malgré ces différentes alertes, le rapport ne met en évidence aucune preuve de manipulation de rencontre à ce stade. La FIFA conteste d’ailleurs les inquiétudes soulevées par le Groupe de Copenhague. Son Groupe de travail sur l’intégrité affirme n’avoir détecté aucune activité de paris suspects ni le moindre indice de trucage sur l’ensemble des 104 matches disputés durant la compétition. Le dossier reste donc, pour l’heure, au stade de la vigilance mais le rapport publié par le Conseil de l’Europe souligne l’inquiétude autour de ces dossiers.
La disponibilité de l’attaquant américain Folarin Balogun, suite à son carton rouge, a été évoquée dans un rapport concernant d’éventuelles irrégularités dans les paris lors de la Coupe du monde. Imagn Images via Reuters / Blake Dahlin







