La question du blocus naval mis en œuvre par les États-Unis d’Amérique donne à l’Iran le droit de réutiliser la carte du détroit d’Ormuz dans ce sens.
Le Comité de sécurité nationale iranien annonce qu’il NE PERMETTRA PAS que de l’uranium enrichi soit exporté hors du pays.
La situation semblait nettement se dégrader dans le détroit d’Ormuz ce samedi 18 avril, l’Iran ayant annoncé reprendre « le strict contrôle » de ce passage stratégique, revenant ainsi sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime stratégique.
Téhéran avait « accepté de bonne foi d’autoriser le passage d’un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux » mais les Américains, violant leur engagement, « continuent de se livrer à des actes de piraterie sous couvert du soi-disant blocus », a dénoncé le commandement des forces armées iraniennes. « Pour cette raison », la situation est revenue « à son état antérieur, et ce passage stratégique est désormais placé sous le contrôle strict » de l’Iran, a-t-il ajouté.
Dans la foulée, l’agence de sécurité maritime britannique a annoncé qu’un pétrolier situé dans le détroit a été pris pour cible par deux navires iraniens, ces derniers ouvrant le feu sur le cargo. « Le pétrolier et son équipage sont déclarés sains et saufs. Les autorités enquêtent », selon la même source.
Menaces du nouveau guide suprême
Simultanément, le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei mettait en garde Donald Trump et Benyamin Netanyahou. « La vaillante marine se tient prête à faire goûter à l’ennemi l’amertume de nouvelles défaites », a-t-il assuré dans une déclaration diffusée sur Telegram.
• Le détroit d’Ormuz est entièrement sous le contrôle des Corps des gardiens de la révolution islamique et est désormais effectivement fermé.
• Plusieurs navires ont été contraints de faire demi-tour depuis ce matin en tentant de traverser le détroit.
• Les Gardiens de la Révolution ont ouvert le feu sur au moins un navire dans le cadre de la politique de fermeture annoncée.
Washington et Téhéran préparent un mémorandum d’entente de trois pages qui définit un cadre général pour un accord de paix durable.
Le droit international nous donne le droit de prendre des mesures dans le détroit d’Ormuz pour empêcher le passage des navires ennemis en cas de guerre.
Nous faisons face à des déclarations contradictoires du côté américain concernant le détroit d’Ormuz.
La contradiction continue des déclarations américaines indique que Washington ne respecte pas ses engagements.
Il n’est en aucun cas prévu de transférer de l’uranium enrichi à 60 % vers les États-Unis.
Nous ne soutenons pas ce que proposent les responsables américains et leurs médias concernant le dossier nucléaire iranien.L’Iran ne peut pas être assiégé, mais si le siège continue, cela constituera une violation du cessez-le-feu et nous y répondrons.
Iran – Porte-parole du ministère des Affaires étrangères à la télévision iranienne 🇮🇷
Les déclarations des responsables américains concernant le détroit d’Ormuz sont contradictoires.
Les contradictions dans les déclarations des responsables américains proviennent d’un état de frustration et d’impuissance.
Dr Hassan Ahmadian, professeur d’études sur l’Asie de l’Ouest à l’Université de Téhéran 🇮🇷
Après plusieurs jours d’évitement des clauses du cessez-le-feu, ce qui était auparavant imposé aux États-Unis est désormais imposé à Israël.
Dans le même temps, le communiqué du Conseil suprême de sécurité nationale iranien concernant la fin de la guerre entre l’Iran et les États-Unis reste en vigueur, à savoir qu’aucun pays ne pourra traverser le détroit d’Ormuz sauf ceux qui respectent un passage sans dommage et en coordination avec la marine iranienne.
Depuis son implication dans la guerre avec l’Iran, les États-Unis recherchaient une issue de sortie « honorable », mais Téhéran ne la leur a pas accordée.
C’est pourquoi Trump affirme que l’Iran est contraint d’accepter, alors que tout s’est déroulé selon la volonté de l’Iran.
Aucun accord n’a encore été conclu. Tout ce que dit Washington sur le programme nucléaire et d’autres questions n’est qu’une interprétation propagandiste d’une réalité claire : les États-Unis ont perdu la guerre et doivent accepter les conséquences de cette défaite à travers des négociations.
Saeed Khatibzadeh, vice-ministre iranien des Affaires étrangères 🇮🇷
• Si Washington veut voir le détroit d’Ormuz rouvert, il doit abandonner son approche agressive.
• La fixation de la date du prochain cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis dépend d’un accord préalable sur un cadre de compréhension.
• Nous ne voulons pas entrer dans des négociations ou réunions vouées à l’échec qui pourraient servir de prétexte à une nouvelle escalade.
• L’approche rigide adoptée par l’autre partie, visant à faire de l’Iran une exception au droit international, a empêché la conclusion d’un accord.
• L’Iran n’acceptera pas d’être une exception au droit international, et tout engagement sera conforme aux règlements internationaux et au droit international.
• Khatibzadeh aux Américains : si vous violez les termes du cessez-le-feu et ne respectez pas vos engagements, il y aura des conséquences.
BREAKING: Iranian national security committee announces it WILL NOT allow enriched Uranium to be transferred out of the country.
— Douglas Macgregor (@DougAMacgregor) April 18, 2026

